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Botanique.
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11ISTOIKE NATURELLE.

dins, ainsi que les Cytises ä fenilles sessiles (C. sessilifolius, L.), noirätre (C. nigricans, L.), blan-chätre (C. candicans, Enc.), velu (C. hirsalits, L.), argenle (C. argcnleus, L.), etc.

19. ANTHYLL1S. Linne . (Antiiylude.)

Herbes ou arbrisseaux a feuilles imparipennees. Fleurs terminales, reunies en capitule. Calice tu-buleux, renfl6, vesiculeux et ä dents conniventes ä la maturite. Corolle a etendard egalant les ailes etla carene. Ailes adherentes ä la carene par leur limbe. Etamines monadelpbes. Gousse comprimee,arrondie, renferniee dans le tube du calice.

Les Anlhyllides sont d’assez jolies plantes, dont quelques-unes meritent les honneurs de la cul-ture. Plusieurs se trouvent en France ; eiles sont sans usages, excepte VA. vulneraria, L., ä laquelleon attribue les proprietes que rappelle son nom.

'20. MEDICAGO. Linne . (Luzerne.)

Plantes herbacees , ä feuilles trifoliolees. Fleurs en grappes ou en capitules. Calice eampanule, äcinq divisions. Corolle caduque, ä etendard depassant les ailes et la carene. Carene obtuse, plus oumoins echancree. Etamines diadelphes. Gousse reniforme, courbee en faux ou bien contournee enspirale, polysperme.

Les anciens appelaient la Luzerne Medica, d’apres Popinion que cette plante avait ete transporteede la Medie en Grece pendant l’expedition de Darius. C'est ce nom que Linne a adopte en le modifiantun peu (le nom de Mcdica ayant dejä ete donne par lui au Limonnier). La Luzerne cultivee (M. sa-tiva, L.) est au nombre des meilleures plantes fourrageres; Varron, Caton, Columelle , lui ont donneles plus graiuls eloges. On cultive aussi dans les cliamps la Luzerne en faucille (M. jalcata, L.) etla Minette ou Lupuline (M. Inpulina, L.), et dans les jardins la Luzerne en arbre ( M. arborea , L.),arbrisseau originaire des lies de PArchipel, et que plusieurs auteurs rcgardent comme le Cytise desanciens. Ses feuilles sont une exccllente nourriture pour les bestiaux; son bois est dur, d’une bellecouleur, et susceptible de recevoir un beau poli; on peut en faire de petits meubles.

21. TlUGONELLA. Linne . (Tkigonelle.)

Plantes herbacees, ä feuilles trifoliolees. Fleurs solitaires, geminees ou disposees en capitules.Calice eampanule, cinq divisions. Corolle ä etendard environ de la longueur des ailes. Ailes etalees.Carene obtuse. Etamines diadelphes. Gousse arquee, comprimee, lineaire, polysperme.

La Trigonelle fenu-grec (T. feenum-grweum, L.) etait connue des anciens, qui nourrissaient leursesdaves avec ses graines et leurs bestiaux avec les fanes. On Pemploie aujourd’hui de la meme ma-niere en Egypte , ou eile est cultivee; on fait aussi une sorte de boisson avec les graines broyees etpilees. Elle est encore cultivee dans quelques points du midi de la France pour la nourriture desbestiaux. Elle est employee en medecine comme emolliente. La Trigonelle de Montpellier ( T.Mons-peliaca. L.) habite surtout les lieux sablonneux du midi de l’Europe avec quelques especes moinsimportantes,

22. MELILOTUS. Tournefort. (Melilot.)

Plantes herbacees , ä feuilles trifoliolees. Fleurs en grappes spiciformes, eflilees. Calice eampanule,ä cinq dents. Corolle caduque, ä etendard egalant ou depassant les ailes. Carene obtuse, adherenteaux ailes au-dessus de 1’onglet. Etamines diadelphes. Gousse droite, oblongue, indehiscente, conte rnant une ä quatre graines.

Les Melilots ressemblent beaucoup auxTrefles, avec lesquels Linne les a reunis. Ce sont en gene-ral des plantes d’un port tres-elegant, fournissanl un foin de bonne qualite. Quelques-unes ont destiges dont les fibres sont textiles; d’autres renferment dans leurs fleurs des matieres tinctoriales. Onen retire aussi une eau distillee, usitee surtout en parfumerie.