IJlSTÜlPiE NATURELLE.
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Plantes herbacees , ä tige ordinairement grimpantes. Feuilles paripennees, ä raehis lermine enarete ou en vrille. Fleurs axillaires, solitaires, geminees ou disposees en grappes. Calice tubuleux,campanule, ä cinq divisions. Eiamines monadelpbes ou diadelpbes. Style filiforme ou legerementaplani. Gousse oblongue, polysperme.
La Vesce cultivee (F. sativa, L.) est une plante annuellc qui forme un bon fourrage et dont lesgraines sont donnees aux pigeons et aux moutons, qui en sont tres-friands. Celles de certaines Varie-tes servent meine, reduites en puree, ä la nourriture des paysans dans plusieurs pays, et leur farineest quelquefois melee ä celle des eereales pour la confection du pain, surtout dans les annees dedisette. Les Vesces jaunes (F. lutea, L.), des baies (F. sepium, L.), multiflore (F. cracca, L.), pisi-forme (F. pisiformis, L.), et quelques autres, pafticipent plus ou moins aux meines proprietes.
La Lentille (F. lens, Coss. et Germ., Er mim lens, L.) est aussi cultivee comme engrais vert oucomme fourrage. Ses graines forment pour Fhomme une nourriture substantielle, facile ä digerer etd’un gotit agreablc, et fournissent une ressource precieuse dans les annees oü les Bles d’hiver ontmanque pour une cause qucleonque; on les moud quelquefois pour faire entrer leur farine dans lapreparation du pain. On sait qu’Esaü vendit ä Jacob son droit d’ainesse pour un plat de Lentilles.Les anciens les estimaient beancoup. Atbenee met en maxime, dans la bouche des stoiciens, que lesage faisait tout bien, et qu’il assaisonnait parfaitement les Lentilles. Un auteur du moyenäge assureque la morsured’une personne qui venait d’en mangcr faisait tndurir sur-le-cbamp. L’Ers (F. ervilia,Willd.) et la Lentille velue (F. hirsuta, Koch) sont cultivees comme plantes fourrageres.
La Feve (F. faba, L., Faba vulgaris , Moench.) parait etre originaire, d’apres les uns, de l’Ethio-pie, dont les habitants l’apporterent en Egypte , et, selon les autres, de la Perse et des environs de lamer Caspienne . Les Feves eonstituent un aliment abondant et tres-nutritif. Elles sont plus estimeesvertes que seclies. Quand eiles sont cncore tres-petites, on les mange avec leurs enveloppes. On leseonnait ä Paris sous le nom de Feves de marais. La tige de ces plantes contient du Sucre ; ce qui apermis d’en obtenir une biere de bonne qualite et meine de l’alcool. Ces tiges vertes sont une tres-bonne nourriture pour les vaclies; sfeches, on peut, par le rouissage ä la rosee, en extraire une fdassede bonne qualite. Dans plusieurs pays, on mange en guise d’Epinards les jeunes pousses et les jeunesfeuilles; la fleur est tres-recherchee des abeilles. On sait que le gäteau des Rois renferme ordinairementune feve, et que celui qui la trouve dans sa portion acquiert ainsi par le sort la royauto momentaneedu festin. Les Romains en faisaient un assez grand usage; elles tenaient, d’apres Plinte, un des Pre-miers rangs parmi les legumes, et on les offrait quelquefois en sacrifice. Pythagore, au contraire,prescrivait ä ses disciples de s’en abstenir.
■40. LATHYRUS. Linne . (Gesse.)
Plantes berbacees, ä tiges ailees ou anguleuses, ordinairement grimpantes. Feuilles paripennees,ä raebis termine en vrille rameuse. Fleurs en grappes, plus rarement solitaires, axillaires. Calice äcinq divisions. Etamines monadelphes ou diadelphes. Style plan, lineaire ou elargi au sommet.Gousse oblongue ou lineaire, polysperme.
La Gesse cultivee ou Pois carre ( L. salivus, L.) est encorc une de, nos bonnes plantes fourrageres.Ses graines, dans les contrees pauvres de la France , servent ä la nourriture des habitants de la Cam-pagne; on en prepare ordinairement de bonnes purees. La Gesse tubereuse ( L. tuberosus, L.) produitdes tubercules souterrains de la grosseur d’une noisette et d’une saveur analogue ä celle de la chätai-gne. On les mange cuits dans l’eau ou sous la cendre; on peut aussi les faire entrer dans la compo-sition du pain. Les graines de la Gesse chiche ou Jarosse ( L. cicera, L.) seraien't au contraire dan-gereuses si elles entraient en trop grande proportion dans cet aliment. Quelques especes de ce genresont abondamment repandues dans les jardins d’agrement; telles sont la Gesse ä larges feuilles ( L. la-lijolius, L.), ä helles et nombreuses fleurs, et surtout la Gesse odorante ( L. odoratus, L.), vulgai-rement Pois de senleur, dont on eonnait la beaute et le parfum suave. La Gesse sans feuilles ( L.apkaca, L.) presente une particularite remarquable; ses stipules sont tres-grandes, et on les pren*