BOTANIQUE. 325
comme imbriquees. Corolle nulle. Dix etamines libres, etalees. Gousse ovale, bivalve, monosperme.Graine entouree d’un arille charnu.
Les esphces qui composent ee genre laissent suinter du tronc et des branches un suc resineuxpurgatif; la plus connue est le C. ofßcinalts, L., arbre eleve, qui crolt aux Antilles et dans la Nouvelle-Grenade, et fournit le bäume de Copalm.
80. CERATONIA. Linne . (Caroubier.)
Arbres ä feuilles pennees. Fleurs polygames, disposees en epis axillaires. Calice trhs-petit, ä cinqdivisions. Corolle nulle. Cinq etamines (rarement six ou sept) k filets libres, depassant longuement lecalice, inseres autour d’un disque charnu a cinq lobes, qui Supporte l’ovaire. Gousse longue, grande,aplatie, coriace, ä loges pulpeuses. Graines dures, luisantes.
Le Caroubier ( C. siliqua, L.) est un arbre de moyenne grandeur, qui crolt sur les bords de laMediterranee. La chair de ses fruits a une saveur douce et sucree; eile est assez nourrissante et Iaxa-tive: les gens du peuple et les enfants en mangent beaucoup dans les pays oü cet arbre est commun.En Egypte , on en retire une sorte de sirop dans lequel on confit d’autres fruits; les Mau res font uneboisson avec la pulpe delayee dansTeau. Les feuilles et I’ecorce servent au tannage. Le bois, veine,d’un beau rouge fonee, est propre aux ouvrages de menuiserie et de marqueterie.
U2 ME FAMILLE. - TEREBINTHACEES.
Arbres ou arbnsseaux ä feuilles alternes generalement composees, sans stipules. Fleurs herma-phrodites ou unisexuees, petites, ordinairement disposees en grappes. Calice de trois ä cinq sepales,quelquefois soudes ä la base. Corolle reguliere, composee de petales en nombre egal a celui des lobesdu calice, rarement nulle. Etamines en meme nombre que les petales et alternant avec eux, plus rare-ment en nombre double ou quadruple. Pistil compose de trois k cinq carpelles, libres ou plus oumoins soudes entre eux, entoures ä leur base d’un disque annulaire perigyne; quelquefois röduit äun seul carpelle qui porte plusieurs styles. Carpelles ä une seule löge contenant un ou deux ovules.Fruit sec ou drupace, contenant generalement une seule graine. Embryon depourvu d’endosperme.
Cette famille, qui a beaucoup d’analogies avec les Legumineuses, les Rhamnees et les Rutacees ,renferme des vegetaux ä suc laiteux ou resineux, qui habitent, pour la plupart, les regions tropicalesdu globe, mais dont quelques-uns se trouvent dans la zone temperee. Le grand nombre de substancesresineuses qu’ils produisenl forme le caractere le plus saillant de leurs proprietes mfedicales. En ef-fet, c’est surtout ä la classe des agents stimulants que cette famille fournit le plus grand nombre demateriaux. Plusieurs Terebinthacees contiennentun principe astringent souvent fort developpe. D’au-tres ont des fruits pulpeux employes comme aliment ou pour la preparation de boissons rafraichis-santes. L’amande renfermee dans les graines est fort souvent douce et agreable, et contient generale-ment une quantite plus ou moins considerable d'huile qui a la meme saveur. A cöte de cette unifor-mite remarquable, il existe quelques exceptions qu’il semble impossible de ramener ä la Ioi generale;nous voulons parier des effets deleteres produits par le suc veneneux de quelques Sumacs.
1. PISTACIA. Linne . (Pistachier.)
Arbres et arbrisseaux ä feuilles pennees. Fleurs petites, dioiques, reunies en grappes. — Fleursmäles : Calice ä trois (rarement cinq) divisions lineaires, tres-profondes ; corolle nulle ; cinq eta-mines. — Fleurs femclles: Calice et corolle comme dans les mäles; ovaire uniloculaire, monosperme,surmonte de trois stigmates epais. Drupe sfeche, bivalve, monosperme.
Le Pistachier eultive (P. vera L.), originaire du Levant, d’oü il a ete rapporte par Vitellins, fournitces delicieuses amandes connues sous le nom de pislaches, si agriables ä manger, soit crues, soilpreparees de diverses manieres, en dragees, en creme, en glaces, en emulsion, etc. La culture a pro-