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Botanique.
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326 HIST01RE NATURELLE.

duit plusieurs varietes, que quelques auteurs regardent comme autant d’especes; tels sont les P. tri-foliata, Narbonensis , L., etc.

Le Terebinthe (P. terebinihus , L.) est probablement l’arbre designe par les anciens sous le nom delerabinlbos. 11 decoule des fentes de son ecorce uue resine liquide qui s’epaissit ä l’air; c’est la te-rebenthine de Cliio , ainsi appelee parce qu’elle est plus particulierement recueillie dans cetteile. Onla trouve rarement pure, car, ä Venise , on la melange avec la terebenthine du Meleze. Les Orientauxen mächent. habituellement pour parfumer l’haleine, blancbir et copsolider les dents, et exciter l’ap-petit. L’ecorce de l’arbre repand en brillant une odeur penetrante.

Le Lentisque (P. lentiscus, L.) possede ä peu pres les memes proprietes que le Terebinthe, aveclequel il est possible que les anciens l’aient confondu. II fournit au commerce et ä la medecine la re-sine appelee mastic qui decoule des incisions faites au tronc de l’arbre. La meilleure qualite estexpediee ä Constantinople pour l’usage du serail. Le Grand Seigneur et les sultanes la mächent ou lafont brüler dans des cassolettes. Tres-usite jadis en medecine, le mastic est ä peu pres completementabandonne aujourd’hui.

2. COMOCLADIA. P. Rrown.

Arbres ä feuilles imparipennees. Fleurs en panicules axillaires. Calice ä trois divisions profondes.Corolle ä trois petales plus grands. Trois etamines courtes, ä antheres arrondies. Stigmate simple,sessile. Drupe oblongue, arquee, succulente, monosperme.

Le C. dentata, Jacq., arbrisseau de l’Amerique meridionale, laisse ecouler de ses feuilles et de sesrameaux blesses un suc qui devient noir au contact de l’air, et qui forme un des poisons vegetaux lesplus violents; les sauvages y trempent leurs flöches. Le bois, dur et verdätre, est employe commematiere tinctoriale verte. Gelui du C. pnbescens, de la Jamaique , sert dans la teinture en jaune.

3. SCHINUS. Linne .

Arbustes ä feuilles imparipennees. Fleurs dio'iques en panicules axillaires ou terminales. Calice äcinq divisions. Corolle ä cinq petales .—Fleurs mäles: Dix etamines ä antheres arrondies. Rudimentd’ovaire. — Fleurs femelies : Filets steriles. Ovaire simple; trois stigmates sessiles. Baie pisiforme,ä trois loges contenant chacune une graine arrondie.

Les diverses parties de ces arbrisseaux ont une odeur et une saveur poivrees qui ont fait donnerau S. motle, L., le nom depoivrierd’Amerique . Les feuilles contiennent beaucoup d’huile essentielle;projetees sur l’eau, eiles y produisent des mouvemerits brusques. Cet arbrisseau, originale du Pe-rou, est cultive en Orangerie .

4. DUVAUA. Kunth.

Arbrisseaux ä feuilles simples. Fleurs disposees en epi, diclines. Calice 4 quatre divisions pro-fondes, 6gales. Corolle ä quatre petales en voüte. Huit etamines, dont quatre plus grandes. Trois ouquatre styles courts. Fruit sec, indehiscent, monosperme.

On connait dans ce genre quelques especes, toutes originaires du Chili ; une d’entre elles, leD. dependens, D. C., est cultivee dans nos serres, Les feuilles possedent les memes proprietes quecelles du genre precedent.

5. RHUS. Tournefort. (Sümac.)

Arbres, arbrisseaux et arbustes ä feuilles simples ou imparipennees. Fleurs en panicule ou engrappe. Calice ä cinq divisions. Corolle ä cinq petales. Cinq etamines courtes, ä antheres petites.Trois styles tres-courts ounuls; trois stigmates. Baie petite, ä noyau monosperme.

Deux especes de ce genre se trouvent en Europe : le Sumac des corroyeurs (R. coriaria, L.) et leFustet (R. colinus, L.). Ces deux arbrisseaux, qui croissent sur les collines et les sols arides de l’Eu-