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Botanique.
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BOTANIQUE. 529

superieur ä notre terebenthine. Les Orientaux l’emploient surtout comme cosmetique, et les femmesegyptiennes le regardent comme le remede le plus efficace pour prevenir la slerilite. Le fruit du Bau-mier, appele carpobatsamum, entre dans la composition de quelques electuaires. Enfin on trouvequelquefois dans le commerce les jeunes branches de cet arbrisseau, qui y portent le nom de xylo-balsamum. Leur saveur estamere et aromatique; leur odeur estsuave. En Orient, on les brüle dansl’interieur des temples et du -palais des sultans. 11s ne sont pas usites en medecine. La resine connuesous le nom de Baume de Gilead, et que l’on dit produite par IM. yileadensis, qui croit spontane-ment en Arabie, estla meme cbose que la resine de la Mecque . La myrrhe est une gomme-resine queTon croit generalement produite par un arbrisseau originaire d’Arabie , et qui est IM. kataf de Fors-khal, le Balsamodendron myrrha de MM. Ehrenberg et Hemprich. Cette substance exerce une ac-tion stimulante sur l’economie animale, et entre dans la composition de plusieurs medicaments (1).

12. ICICA. Aublet.

Arbres ä feuilles imparipennees. Fleurs en panicules axillaires ou terminales. Calice ä quatre oucinq dents. Corolle ä quatre ou cinq petales, ä onglet dresse, ä limbe etale. Huit ou dix etamines,inserees, ainsi que les petales, sur un disque qui entoure l’ovaire. Style court; stigmate en tete,marque de quatre sillons. Capsule coriace, s’ouvrant en deux ou quatre valves, et renfermant autantde graines osseuses ä enveloppe pulpeuse.

La plus grande obscurite regne encore aujourd’hui sur l’espece vegetale qui produit la resineelemi. La plupart des auteurs pensent que c’est YAmyris elemifera, mentionnee pour la premierefois par Linne dans sa Mutiere medicale. Mais, ainsi que Lamarck l’a fort judicieusement fait obser-ver, Linne a confondu sous ce nom deux plantesfort differentes, en reunissant celle mentionnee parPlumier ( Amyris Plumieri, D. C.) et celle que Marcgrave appelle Icicariba. Cette derniSre, en effetqui croit au Bresil , parait appartenir au genre Icica, qui, il est vrai, differe ä peine de YAmyris. Enmedecine, la resine elemi n’est guere employee qu’ä l’exterieur.

L 'Icica acuchi, Aubl., fournit le bäume ou resine acouclii, qui n’est pas employe en medecine.

13. CANAB1UM. Rumpb.

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Arbres ä feuilles imparipennees. Fleurs dio'iques, en panicules terminales. Calice ä deux divisions.Corolle ä trois petales.— Fleursmäles : Cinq etamines, ä antheres subsessiles oblongues.— Fleursfemelles: Style tres-court; stigmate en tete, trigone. Drupe seehe, ovale, acuminee, entouree ä labase d’une membrane crenelee. Noyau oblong, trigone, ä trois loges monospermes, dont deux avor-tent souvent.

Les deux especes connues sont originaires des Moluques ; le bois, tres-odoriferant, est employe äla construclion des navires ; le fruit est comestible, et fournit une huile analogue ä celle d’amande.

J43“ FAMILLE. - RHAMNEES.

Arbres ou arbustes a feuilles alternes, simples, rarement opposees, munies de deux stipules tres-petites, caduques ou persistantes et epineuses. Fleurs petites; hermapbrodites ou unisexuees, axil-laires, solitaires ou reunies en fascicules, quelquefois formant des grappes ou des capitules tcrmi-naux. Calice monosepale, a tube soude avec l’ovaire, ä limbe evase, partage en quatre ou cinq lobes.Corolle ä quatre ou cinq petales unguicules, tres-petits. Etamines egales en nombre et opposees auxpetales. Ovaire libre ou plus ou moins adherent, offrant deux ä quatre loges uniovulees surmonteespar autant de styles, et portant un disque glanduleux plus ou moins epais, ä sa base quand il estlibre, au sommet quand il est adherent. Fruit charnu et indehiscent, ou sec et s’ouvrant en trois co-

li) Iticliard, Bolanique medicale.

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