HISTOIRE NATURELLE.
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rares entre les tropiques. La plupart ont une saveur herbacee, un peu amere, legerement astringente.Etant mächees, eiles donnent ä la salive une couleur rougeätre, et leur infusion aqueuse noircitquand on y verse du sulfate de fer. Les graines renferment une assez grande quantite de mucilage.Celles du grand Plantain ( Planlago major, L.) servent ä nourrir les petits oiseaux. Celles du Plan-tain des sables (P. arenaria, L.) s’emploient, sous le nom de Psyllium , pour laver les raousse-lines.
FAMILLE. - GLOBÜLARIDES.
Plantes herbacees ou sous-frutescentes, ä feuilles radicales ou eparses sur la tige. Fleurs petites,reunies en capitules globuleux, terminaux. Calice monosepale, tubuleux, persistant, ä cinq divisions.Corolle monopetale, tubuleuse, irreguliere, ä cinq divisions etroites et inegales, disposees en deuxlevres. Quatre ou cinq etamines alternes avec les divisions de la corolle. Ovaire ä une seule lögeuniovulee, insere sur un petit disque unilateral. Style grele. Stigmate ä deux divisions tubuleuses,inegales. Fruit : achaine recouvertpar le calice. Embryon entoure d’un endosperme charnu.
Le genre Globulaire ( Globularia , L.), qui constitue ä lui seul cette famille, habite principalementles regions temperees de l’Europe . Ses diverses especes sont plus ou moins purgatives.
156 ME FAMILLE. - (JTRICULARINEES.
Plantes herbacees, ä feuilles reunies en rosette a la base des tiges, ou divisees en Segments capil-laires et souvent vesiculeux. Tige simple, portant une ou plusieurs fleurs. Calice monosepale, persis-tant, ä deux leyres. Corolle monopetale, irrüguliöre, eperonnee, ä deux levres. Deux etamines in-cluses. Ovaire ä une seule löge multiovulee. Style simple, court. Stigmate ä deux lamelles. Fruitcapsulaire, ä une seule löge polysperme, s’ouvrant par une fente longitudinale ou transversale. Em-bryon depourvu d’endosperme.
Ces plantes habitent les eaux tranquilles; on les trouve surtout dans les regions chaudes et tempe-rees de l’ancien continent. Les Utriculaires ( Ulricularia, L.) sont eommunes dans les fosses et lesmares; les canards les recherchent avec avidite. Les Grassettes ( Pinguicula , L.) croissent dans leslieux humides, et servent & quelques usages economiques ou mödicaux chez les habitants des cam-pagnes.
On peut rapprocher des Utrieularinees la petite famille des Cyrlanclracees, qui en differe surtoutpar ses etamines, ordinairement au nombre de quatre et didynames. Ces plantes, toutes exotiques,presentent peu d’interet. Nous citerons seulement les genres suivants : JEschinanthus , Jack.;Liebiyia, Endl.; Ayalmila, Blume; Lysionotus, Don; Chirita, Hamilt.; Streptocarpus, Lindl., etc.
I57 ME FAMILLE. - GESSNERIACtiES.
Plantes herbacees, rarement sous-frutescentes, ä feuilles opposees ou alternes. Fleurs axillairesou terminales. Calice monosepale, persistant, ä cinq divisions, adherant par sa base avec l’ovaire.Corolle monopetale, irreguliere, ä cinq lobes inegaux, formant quelquefois deux levres. Deux ouquatre etamines. Ovaire infere et couronne par un disque epigyne, ou libre et inserÄ sur undisque hypogyne, souvent lateral. Style et stigmate simples. Ovaire ä une seule löge mutiovulee.Fruit capsulaire, sec ou charnu, s’ouvrant en deux valves. Embryon entoure d’un endospermecharnu.
Toutes ces plantes sont exotiques et habitent le nouveau monde; eiles abondent particulie-rement sous 1 equateur; quelques-unes sont parasites sur le trone des vieux arbres. Leurs pro-