BOTANIQUE. 341
prietes sont encore fort peu connues; les baies de quelques-unes sont sucrees, raucilagineuses etcomestibles.
Genres principaux : Isoloma, Benth.; Prasantha, D. C.; Ticlcea, Decne ; Gessneria, L.; Gloxi-nia, Lherit.; Ligeria, Decaisne; Trevirania, Willd.; Achimencs, P. Brown; Eumolpe, Decne ;Ncegelia, Regel; Duchartrea, Decaisne ; Milraria, Cavan.; Hemiloba, Lindl.; Columnea, Plum.;Episcia, Mart., etc.
158“ FAMILLE. - OROBANCHEES.
Vegötaux ä tige portant des feuilles reduites ä des ecailles. Fleurs bractees, terminales, solitairesou disposees en epis. Calice tubuleux, ä sepales libres ou soudes. Corolle monopetale, irreguliere,souvent ä deux lövres. Etamines generalement didynames. Ovaire libre ou adherent, ä une seule lögemultiovulee. Style simple. Stigmate ä deux lobes inegaux. Fruit capsulaire, ä une seule löge, s’ouvranten deux valves. Embryon trös-petit, place au sommet d’un endosperme charnu.
La plupart de ces plantes sont parasites sur les racines d’autres vegetaux. Elles habitent generale-ment l’hemisphöre boreal et surtout la region mediterraneenne. Les Orobanchees renferment un suclegörement astringent et amer; eiles sont aujourd’hui bannies de la matiere medicale. Une espececause d’assez grands degäts dans les chenevieres. Les Clandestines ( Laihrcea, L.) vivent en parasitessur les racines des arbres, et on leur a jadis attribue des proprietes merveilleuses.
150“ FAMILLE. — SCROPHULARINEES.
Herbes ou arbustes ä feuilles alternes, plus rarement opposees, simples. Fleurs disposees engrappes ou en epis terminaux. Calice monosepale, persistant, ä quatre ou cinq divisions inegales.Corolle monopetale, irreguliöre, ä deux lövres, souvent personee. Quatre etamines didynames, quel-quefois reduites ä deux'. Ovaire ä deux loges pluriovulees, insere sur un disque hypogyne. Stylesimple. Stigmate bilobe. Fruit capsulaire, ä deux loges, s’ouvrant diversement par des trous termi-naux ou des valves. Embryon droit, cvlindrique, entoured’un endosperme charnu.
LesScropbularineesou Antirrhinees sont ä peu pres röpandues dans tousles dimats du globe; raressous les tropiques, eiles abondent surtout dans les regions temperees et froides de l'hemisphöre bo-real. Elles offrent peu d’analogie dans leurs proprietes; la plupart cependant renferment un principeplus ou moins äcre qui leur communique des proprietes suspectes et deleteres. Les jardins d’agre-ment leur doivent un certain nombre de belles fleurs.
Nous citerons surtout parmi ces dernieres les differentes especes des genres Schizanthus, R. etPav.; Galceolaria, Feuil. (Calceolaire); Verbascum, L. (Molene); Antirrhinum, Juss. (Muflier );Panlownia, Siebb.; Clielone, L.; Penstemon, Lherit.; Mimülus, L. (Mimule); Buddlna, L.; Digi-talis, Tourn. (Digitale); Veronica, L. (Veronique ), etc. Quelques genres presentent plus d’interetpar leurs proprietes medicales : ainsi les Veroniques sont ameres, aromatiques et legerement exci-tantes; on emploie surtout les Veroniques cressonnee (V. beccabunga, L.), qui de plus est antiscor-butique, officinale (F. ofßcinalis, L.), petit Chene (V. chamoeilrgs , L.), des bois (F. tanerium, L.),en epis (F. spicata), etc. La Gratiole officinale ou Herbe ä pauvre homme (Graliola ofßcinalis, L.)est un purgatif drastique, employe principalement dans la medecine populaire; c’est une plante dan-gereuse, dont on ne doit user que rarement et avec une grande circonspection. Les Scropliulaires(Scrophutaria, L.), ä peu pres abandonnees aujourd’hui, ont ete autrefois fort vantees, surtout dans!e traitement des tumeurs scrofuleuses, de la leur nom. La Digitale pourpree, belle plante qui croltnaturellement dans les bois montueux, a des proprietes tres-energiques, et Fon eite plusieurs casd'empoisonnement par ce vegetal. L’Euphraise est encore une plante delaissee aujourd’hui.
Des proprietes opposees distinguent les Molenes (Verbascum , L.), connues sous le nom vulgairede Bouillon blanc. LeS fleurs de ces plantes et surtout celles du F. thapsus, L.. sont employees