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H1ST0IRE NATURELLE^
mineral. De !ä quatre subdivisions de premier ordre generalement admises dans l’Histoire natu-relle : 1° la Zoologie , qui traite des animaux; 2° la Botanique, qui considere specialement les ve-getaux; 5° la Mineralogie , qui etudie et classe les especes minerales prises isolement; et 4° l’an-nexe de cette derniere, la Geologie , qui s’occupe de la dislribution generale des mineraux et du rölequ’ils ont jcue dans la structure des diverses couches du globe. Ces branches principales se par-tagent en un nombre plus ou moins considerable de Sciences, comme nous le dirons bientöt; maisnous devons ajouter aussi que plusieurs autres Sciences ou arts se lient intimement ä I’Uistoire na-turelle, et peuvent meine y etre reunis dans un petit nombre de cas.
Teiles sont: VAstronomie, qui soumet les astres ä des calculs rigoureux, pour en indiquer lesapparitions, la marche et les disparitions plus ou moins prolongees; la Meteorologie , qui considerel’atmosphere dans sa composition, ses variations, la puissance de sa pression, les meteores aqueux,ignes et aeriens qui y prennent naissance, ou qui se rencontrent dans les espaces adjacents, et endetermine I’influence par la comparaison de leurs mouvemenls irreguliersavec eeux plus constantsdes astres; la Geographie ordinaire et physique, qui se lie si etroitement, ainsi que les deux autresbranches des connaissances humaines que nous venons de nommer, avee la Geologie , et etudie laconfiguration exterieure actuelle de notre sol, la forme des diverses contrees, celle des montagnes,des rivieres, des plaines, etc.; YHydrologie ou Hydrographie, tenant ä la fois ä la Geologie et ä laMineralogie , qui saisit Torigine des fontaines, des rivieres, examine la nature des eaux, determineleur temperature ä differentes profondeurs, rend compte de leurs rapports avec l’air, la chaleur,les besoins de la terre, et mesure la force de salure des eaux marines; la Physique, et la Mecanique qui en est la veritable base, qui fait connaitre les lois generales qui regissent exterieurement lesdivers corps de la nature, qui etudie les fluides de la nature, tels que la chaleur, la lumiere, l’elec-tricite, le fluide magnetique, etc., et qui aide ä expliquer certaines fonctions, telles que eelles delavision, de l’audition, etc.; la Chimie, qui, decomposant ces meines corps organiques et inorganiques,cn indique la composition intime, touche parlää la fois ä la Zoologie , ä la Botanique, et surtout äla Mineralogie, et les complete toutes trois en ifaisant connaitre leur structure interieure; la Geo-metrie, qui mesure les cristaux dont sont formees les especes minerales; la Medecine , tant humaineque comparee, qui examine les maladies auxquelles les etres naturels sont sujets, et cherche lesmoyensde les prevenir et d’y porter remede; Y Agriculture, qui etudie les vegetaux et les animauxdans l’intention 'de les multiplier, de les faire servir ä notre nourriture, ä nos vetements et auxautres besoins de la societe; la Sylviculture et YHorticidture, ces deux annexes de l’Agriculture : lapremiere emmenageant, soignant et multipliant les forets, si utiles ä l’espece humaine, et la se-conde cultivantces plantes magnifiques destinees ä flatter nos sens, ä embellir nos demeures et ädoubler nos jouissances; YHistoire naturelle appliquee, si ä la mode aujourd’hui, qui, pour deuxregnes de la nature, cherche ü acclimater les animaux et les vegetaux utiles, et ä agrandir ainsi lecercle des auxiliaires que THomme a su soumettre ä sa puissance, etc.
Si, nous le repetons, plusieurs de ces branches des connaissances humaines ont des rapportsnombreux avec l’Histoire naturelle; si, d’un cöte, elles lui donnent des instruments d’observationet d'experimentation, et si, d’un autre cöte, elles en tirent souvent les objets de leurs etudes, il nefaut cependant pas les confondre avec eile, comme l’ont fait certains naturalistes, qui ont pris I’his-toire naturelle ou la physique generale des anciens auteurs pour la nature elle-meme tout entiere,et y ont fait rentrer le cercle entier des connaissances humaines. G’est ainsi que Virey, dansl’ar-ticle Histoire naturelle du Nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle de Deterville, t. XIV (1817),nous dit: « Puisque la nature embrasse le monde tout entier, puisque le grand tout est commeenglouti dans eile seule, nos Sciences, nos arts, notre industrie rentrent dans son enceinte. Rienu’est en dehors de la nature, rien ne peut en sortir. Ses limites emprisonnent l’univers; ses chaineslient tous les etres ä son tröne : eile existe en tous lieux; son centre est partout: eile est entieredans chaque partie, et, dans son orbe immense, on peut meine douter si eile s’est prescrit quelqüesbornes. Les Sciences n’etant fondees que sur les objets de la nature, les arts et les meliers elant lesproductions de l’esprit humain, et par consequent d’un etre cree par la nature, les lois civiles etmorales, l’histoire, les actions des hommes, n’etant que des actions d’une espece d’animal, sontdonc subordonnes aux lois de la nature; ce que nous nommons Metaphysique , c’est-ä-dire surna-turel , existe pourtant selon les lois de la nature, tout est donc dans eile; et, enceinte de toutes les