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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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HISTOIRE NATURELLE.

rale et fait connaitre les travaux des medecins arabes, qui ont porie l’art de guerir beaucoup plushaut qu’oD ne le suppose generalement; saint Thomas d’Aquin et Vincent de Beauvais continuentl’ere scientifique religieuse, etc. D’un autre cote, un levier scientifique puissant est mis en ceuvrepour la premiere fois, c’est-ä-dire que les societes savantes se forment.

L’epoque de la renaissance comprend la huitieme periode : c’est celle dans laquelle les voyageurs,en acclimatant des plantes nouvelles utiles ä I’Homme, agrandirent les ressources de l’economierurale et domestique et augmenterent le domaine de la Science: c’est alors que l’usage du cafe pritnaissance chez nous. Un homme celebre ne doit pas etre oublie dans cette periode. Bernard Palissy ,le celebre potier de terre, montra les ressources que l’on pouvait tirer des mineraux enfouis dans laterre, et, le premier, il donna de la valeur aux debris fossiles qui devaient prendre tant d’extensionscientifique ä notreepoque actuelle. Mais beaucoup d’autres noms devraient aussi etre prononces:Conrad Gesner , en d550, resume de nouveau les travaux de ses devanciers, met plus de precisiondans l’exposition de la methode, et rappelle les esprits vers l’etude directe de la nature; Vesale ,Leutvenhoeck, etc., fondent la veritable anatomie, et sont bientot suivis par de nombreux etsavantsimitateurs; Aldrovande s’occupe de la Zoologie generale, et parmi beaucoup d’autres on peut encoreciter les Cesalpin, les Bauhin , lesBelon, les Rondelet, etc.

Dans les temps modernes nous trouvons deux periodes.

La neuvieme commence par les decouvertes des naturalistes voyageurs, et surtout par celles de laNouvelle-Hollande, d’oü nous sont venus, aussi bien en Zoologie qu’en botanique, des types si re-marquables et souvent meme si inattendus. Beaucoup de noms devraient etre prononces dans cetteperiode, mais nous ne pourrons citer que les principaux et deux d’entre eux l’emportent sur tous lesautres, Linne et Buffon , qui tous deux certainement par leurs immortels travaux, et peut-etre aussipar leur anlagonisme, ont rendu d’immenses Services ä la Science. Linne , il y a un peu plus d'unsiede, dans son Systema naturse, cree la methode binaire, qui permet de classer dans un ordre re-gulier, et d’apres les propres indieations de la nature, les abondantes recoltes que le genie de l’ob-servation a dejä faites ou va faire bientöt; il etablit des divisions successives et qui sont subordonneesles unes aux autres, etablit les genres sur de stables caracteres et differencie les especes par decourtes phrases diagnostiques; le cercle qu’il embrasse est immense, car il passe successivement enrevue les animaux, les vegetaux et les mineraux; l’impulsion qu’il donne ä la Science est enorme;le nombre de ses disciples est considerable, et si toutes ses divisions ne sont pas tres-naturelles, si,comme en botanique, la charpente de sa methode est purement artificielle, c’est-ä-dire basee sur unseul organe, ses successeurs, en se servant des principes mömes qu’il a donnes, pourront retablirl’ordre veritablement logique et fonder une Classification rationnelle. Malgre les changements quidevront etre faits ou qui ont dejä ete faits aux travaux de Linne , cet illuslre naturaliste n’a pas moinsretabli l’ordre dans un chaos avant lui presque inextricable. Buffon , de son cöte, prend la naturesous un autre point de vue; il ne veut pas les arides et seches phrases caracteristiques des natura-listes; en grand ecrivain,il lui fautun tableau fidele, agreable,eclatant de chaque animal, et,avecuustyle toujours aussi exact que brillant, il nous donne des descriptions qu’on lit toujours avec plaisir,et qui ont rendu la Science aimable et populaire; cela ne l’empeche pas d’expüquer clairement cequ’il veut dire; des observations personnelies de la plus haute valeur, des apercus nouveaux, sontpre'sente's, et I’on ne peut peut-etre lui reprocber, reproche qu’il lui etait difficile d’eviter ä lepoqueoü il vivait, que de s’ötre un peu trop fie aux recits de certains voyageurs. Buffon , dans son Histoirenaturelle generale et parliculiere, donne Thistoire de ITIomme, des Mammiferes et des Oiseaux, etpresente aussi des theories gcologiques, qui, quoique en partie rejetees aujourd’hui, n’en ont pasmoins exerce une haute influenee sur la science; d’excellentes observations anatomiquesdues ä Daubenton, sont jointes ä son ouvrage, et Gueneau de Montbelliard lui prete son concours pour l’histoirenaturelle des Oiseaux. Buffon rejette la methode linneenne; il ne veut pas d’ordres, de familles, degenres : mais s’il avait pu traiter, ä notre epoque surtout, les classes innombrables des insectes, desMollusques, des Zoopbyles, il aurait vu que, malgre toute la magie de son style, il etait besoin d’em-ployer les artifices de la methode pour arriver ä la determination d’innombrables especes, et dejä,quoique de son temps le nombre des animaux füt beaucoup moins considerable qu’aujourd’hui,lorsqu’il en est arrive ä certains groupes d’Oiseaux, il s’est vu force d’en reunir plusieurs, comme enfamille, pour en donner une description differentielle.