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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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MSTOIRE NATURELLE.

Richard, et lant d’autros, qui lirent progresser la botanique; M. Adolphe ßrongniärt, qui donna unesi grande impulsion ä l’histoire des plantes fossiles, sans negliger pour cela la faune de notreepoque, etc. Citerons-nous encore des noms chers ä la Science? En Zoologie generale, ceux de Pallas,l’lumenbach, Temminck, Fr. Cuvier , M. Conslant Dumeril, l’auteur de la Zoologie analytique et del’histoire naturelle des Reptiles; Latreille , qui a taut contribue au progres de l’entomolögie actuelle;M. Owen, en Angleterre; Wagner, en Allemagne; lludolphi, MM. Milne-Edwards et Isidore GeoffroySaint-Hilaire, en France , etc.; en anatomie comparee, transcendante, embryologique, teratoio-gique et anthropologique, Duvernoy, MM. Serres, Coste, etc.; en mammologie, les travaux de Schauw,Schreber , A. G. Desmarest, M. P. Gervais, etc.; en Ornithologie, ceux d'Azara, Latham, Levaillant,du prince Charles Bonaparte, de M. Pucheran, etc.; en erpetologie et en ichthyologie, ceux deRlock,Wagner, Spix, Bibron, de MM. Yalenciennes, C. et Aug. Dumeril , etc.; en entomologie, surtoutceux de Fnbricius et de Latreille , auxquels devraient elre joints beaueoup d’autres; en malacologieet en zoophytologie, G. Cuvier, de Blainville, MM. Milne-Edwards , de Quatrefage, etc.; en minera-logie et en geologie, Beudan, Dufresnoy, Constant Prevost , etc.; dans Feconomie rurale, doinestiqueet industrielle, les noms des Rozier, des Parmentier, des Berthollet, des Fourcroy, des Vauquelin,des Bose, des Yvart, etc.; enfin dans la Science appliquee actuelle, les noms de MM. Isidore GeoffroySaint Hilaire , que nous aurions du citer comme zoologiste general et comme raammalogiste, pourles animaux superieurs; Coste, pour les Poissons et les animaux inferieurs; Guerin-Meneville , pource qui concerne les Insectes et plus specialement les Vers ä soie, etc.

Apres cet expose incomplet des progres de l’Histoire naturelle, est-il necessaire d’expliquer quelleest l’utilite generale des Sciences de la nature ? Faut-il dire que, coutrairement ä l’opinion vulgaire,la science n’a pas un simple but de curiosite, mais. que, bien loin de lä, eile a un but humanitaire?C’est la base de l’agriculture, de la metallurgie et de beaueoup d’arls; c’est des regnes de la natureque l’Homme tire ses aliments, ses boissons, ses habillements, ses teintures; nos bestiaux en sonttires; les metaux en font partie, de meine que nos bois; la medecine mßme y trouve les remedesqu’elle emploie; enfin la Science est la source de notre bien-etre en meme temps qu’elle contribue änos agrements. Si nous passons rapidement en revue les prineipales divisions de l’Uistoire naturelle,nous voyons: 4° que la geologie et la mineralogie sont la base de nos exploitations des mines,qu’elles nous dirigenl dans le forage des puits artesiens, qu’elles renferment dans leur domaine lesmetaux, les pierres precieuses, le plätre, les pierres indispensables ä nos constructions, l’argile ein-ployee en agriculture, etc.; 2° que la botanique enseigne ä l’agriculture Famenagement des forßts,les meilleurs moyens de faire les plantations et les cultures, suivant les terrains et les expositionsdiverses, les epoques de la recolte des graines, les regles de l’horticulture; puis, que de produilsutiles fournis par le regne vegetal; les bois, les tissus, les ecorces et les racines servant ä lateinture ou comme remedes ä la medecine, le Sucre , etc.; et des produits indispensables, commeles vins, le cidre, la biere, le vinaigre, les huiles, les epices, les poisons meine, etc.; 3° que la Zoo-logie nous. donne nos aliments par excellence, les materiaux essentiels de l’agriculture, nos huiles,tirees des grands Cetaces, nos veritables auxiliaires animaux : le Cheval, le Boeuf, le Mouton , leChien, la Poule et les autres Gallinaces, les Poissons , FRuitre et les autres Mollusqucs, FEponge,les Insectes employes dans les arts, comme le Ver ä soie, le Kermes, etc. Est-il utile de connaitretous ces etres, tous ces corps? De cette connaissance parfaite ne pourrons-nous pas en tirer de meil-leurs, de nouveaux produits? N’est-ce pas de la connaissance des animaux qu’ontete tires les moyensd’augmenter le nombre des etres utiles et de diminuer, au contraire, le nombre de ceux qui noussont nuisibles? La pisciculture ne repeuple-t-elle pas nos rivieres et nos etangs? La reproduclionartificielle ne tend-elle pas ä reformer ces immenses bancs d’lluitres que la cupidite humaine avaitpresque detruits? Connailre aussi les etres nuisibles, n’est-ce pas quelque chose d’indispensable pourarriver ä les faire disparaitre? Ajoutons que, sous un autre point de vue, Fetude des Sciences natu-relles a encore une grande utilite; l’observation directe, minutieusemüme, habitue Fesprit ä etendreses pensees, ä ne rien negliger, et la medecine y trouve un modele ä suivre. Disons encore avecBory de Saint-Vincent que: «Futilite de l’Ilistoire naturelle est dans l’appui que prete son etude ala sagesse humaine pour detruire les prejuges honteux qui Fobscurcirent trop longtemps, et dansla recherche des idees justes qui doivenl necessairement resulter de sa connaissance; que l’erreur nesaurait lui resister, car eile est la plus importante des sources de la verite; que son avancement a,