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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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HIST01RE NATURELLE.

et qu’ils absorbent leur nourriture toute liquefiee par leurs racines et par leurs feuilles, ce qui exigoleur position fixeeau sol, les animaux ne se nourrissent que de substanees organiques, ils peuventabsorber leur nourriture ä l’etat solide, la liquefiant dans l’interieur de leur corps, dans les surfacesrentrees de la peau qui constitue 1 ’appareil digestif, et pour ce genre de vie meine sont presque tou-jours doues de la propriete de se mouvoir. Enfin 6° sous le rapport de la destruction finale, les corpsinorganises se detruisent par des forces exterieures, car par eux-m§mes ils se continueraient eter-nellement, tandis que pour les corps organises, quand le mouvement nutritif ou la vie vient ä cesser,il en resulte la destruction del’Atre ou la mort.

Les details dans lesquels nous.sommes entres montrent les caracteres qui distinguent un mineral,un animal et un vegetal, et certainement on en fera trcs-aisement la distinction lorsqu’on choisirades types particuliers dans chacun d’entre eux. Personne ne sera tente de confondre, par exemple,un morceau de quartz, un chAne et un chien; mais il n’en est pas de meme lorsque nous preridronscertains degres de cliacune de ces trois grandes series: un polypier ressemble assez ä un calcaire,cerlaines plantes ä divers zoophytes, et le mouvement spontane manquant, dans les derniers ani-maux, semblent en faire des vegetaux; nous pourrions ajouter que dans les animaux d’un ordre in-ferieur le tube digestif disparait, et qu’on ne retrouve plusqu’un seul element organique, commedans les plantes. Ces rapports sont de ceux qu’on peut indiquer comme une des mille ressourcesque la nature a su employer pour passer d’un type d’organisation ä un autre, en procedant dusimple au compose, et en rappelant dans la Serie qu’elle commence quelques-uns des caracteres decelle qu’elle termine. Dans un meme embranchement, nous trouverons aussi de grandes analogiesdans des classes distinctes : le Tatou aura quelque chose de la Tortue; l’Ornithorhynque, de diversPalmipedes; le Phoque ou la Baieine, des Poissons , etc.

C’est en approfondissant la veritable Organisation des corps que le naturaliste parviendra ä les faireconnaitre, ä les classer, et il devra s’aider pour cela de la methode dont il nous reste ä parier. Nousdevons douc dire rapidement ce que l’on entend en Ilistoire naturelle par les mots caracteres, clas-sifications, metbodes, individu, espece, variete, race, genre, famille, tribu, ordre, classe, embran-chement ou type, regne, etc., et indiquer enfin ce que veut dire le mot nomenelature.

Caracteres. La base detoutes les Sciences est la comparaison des objets qui les composent. Engeometrie, cetle comparaison se fait materiellement par la Superposition de deux figures que l’onveut etudier 1’une par rapport ä l’autre; en Histoire naturelle, la comparaison est beaucoup pluscomplexe, et c’est par l’observation et par l’intelligence que l’on peut apercevoir les differences etles ressemblances qui se remarquent entre les corps; et ces differences et ces ressemblances consti-tuent ce que l’on nomme des caracteres. Ces caracteres, qui peuvent Atre definis: toutes les qualitesou proprietes par lesquellesun corps differe et peut itre distingne des autres, soit d’une maniereabsolue, soit d'une maniere relative , setrouvent dans loutes les parties des elres : par exemple, on entrouve dans la forme et le nombre des dents chez les Mammiferes ; dans les pennes des ailes des Oi-seaux; dans la disposition des membres, la presence ou l’absence de diverses parties, dans la colora-tion, la taille des animaux, etc.; dans la disposition des parties florales des plantes, etc,; dans lastructure des mineraux, dans leur composition chimique, dans leur cristallisation, etc. Les caracteressont de diverses sortes : naturels, quand ils sont tires de l’espece meme et en donnent en quelquesorte la description contractee; artißciels, quand ils ne portent que sur des variations secondaires, fa-ciles ä saisir, souvent secondaires : ils ne differencient pas l’etre, mais ils servent ä le faire recon-naitre; positifs, quand ils indiquent une qualite dont l’dtre est reellement pourvu; negatifs, quand ilssignalent une particularite qui manque au contraire ä ce corps t et se trouve dans ceux auxquels on lecompare, etc. Les caracteres ont plus ou moins de valeur, d’oü il resulte que les differences qu’ilstraduisent sont egalement plus ou moins grandes, et cette valeur relative est ce que l’on appelle Su-bordination des caracteres. C’est dans la botanique que pour la premiere fois il en a ete fait l’appli-cation; Laurent de Jussieu a montre que les Organes de la reproduction devaient venir avec ceux de lanutrition, etc.; dans la Zoologie, la Subordination des caracteres, entrevue par G.Cuvier , a surtout e'tesaisie par de Blainville et les naturalisles modernes : eile doit comprendre surtout les caracteres quisetrouvent dans les parties qui jouent le principal röle dans l’organisme, et qui ne peuvent etremodifiees snns que toutes les autres parties en eprouvent de plus ou moins considerables,'tels sont,dans l’ordre de valeur, la sensibilite, la movibilite, la nutrition et la reproduction, et de leur su-