{
U IIlSTOir.E NATURELLE.
la multiplicile des especes decouvertes depuis un siede, mais ce qui lient aussi ä la tendnnce desnaturalistes modernes qui, dans une difference de peu de valeur, uniquement specifique, trouventdes caracteres generiques, de teile Sorte que, si cela continue encore de meme, il arrivera, dans unecinquanlaine d’annees, que la Science, sortiedu chaos par la methode linneenne binaire, y retom-bera infailliblement, avec cette diflerence meme que chaque etre, au lieu de n’avoir qu’un nomvulgaire, en aura deux tires du grec ou du Latin; il est vrai qu’alors les familles, qui elles-memossont partagees ä l’infini, remplaceront les genres, et qu’au lieu de deux noms ä retenir il fau-dra en retenir trois : la Science des mots y aura gagne, en sera-t-il de meme de la Science deschoses ? Malgre le grand nombre de genres, on a encore trouve des subdivisions entre lui et l’espeee :tels sont les sous-genres, les groupes, lesdivisions, sans parier des signes typographiques (X,-+-, §)et numeriques.
Familie. On nomme famille la reunion des genres qui ont entre eux le plus d’analogie; les carac-teres principaux des especes qui y entrent doivenl etre semblables : si ce sont des animaux, ilsauront les memes meeurs, les memes babitudes; si ce sont des vegetaux, leurs Organes de reproduc-tion seront analogues; si ce sont des mineraux, l’obscrvation montrera qu’ils ont des gisementsanalogues, que leur composition ebimique a au moins un meme radical, etc. La famille est doncencore un groupement arbitraire, et il en sera ä peu pres de meine des trois autres sortes de divi—sions qui vont suivre.
Le nom de tribu est souvent employe comme synonyme de celui de famille; d’autres fois, la tribuest prise comme subdivision de la famille, ou, au contraire, la tribu de la famille. La encore ilpourra y avoir secondairement des divisions, des sections, etc.
Ordre. Les familles qui offrent entre elles des caracteres semblables et importants sont reuniessous la denomination d’ordre. En Zoologie , ces caracteres sont habituellement tires des appareils dumouvement et des sens; et, pour ne citer qu’un exemple, disons que, chez les Insectes, les diversordres sont bases sur l’absence et la presence des ailes, ou sur leur Organisation.
Gasse. (Test la reunion des ordres se faisant en general par suite de. modifications profondesdans l’orgunisme ou dans la composition. En Zoologie , et specialement parmi les Vertebres, losclasses portent sur des modifications du Systeme nerveux, traduites ä l’exterieur par l’enveloppeculanee, sur l’appareil locomoteur, sur celui de la generation et de son produit, d’oü naissent lesclasses des Mammiferes , des Oiseaux, des Reptiles, des Amphibiens et des Poissons. En botanique, ^sur les organes de la reproduction. En mineralogie, sur la composition ebimique.
Embranchement ou Type. G. Cuvier designe sous le premier de ces noms, et de Blainville sous lesecond, la reunion zoo'.ogique des classes, qui est surtout caracterisee par Pensemblc du Systemenerveux qui regit les divers autres organes. C’est ainsi, pour n'en citer qu’un seul exemple, que lesVertebres forment un embranchement caracterise par leur Systeme nerveux ganglionnaire disposeau-dessus du canal digestif, et place dans des corps solides ou os nommes vertebres, qui par leurensemble et leurs annexes constiluent un squelette interieur; tandis que les Articules ont un Sys-teme nerveux ganglionnaire place presque tout entier sous l’intestin, et dont la peau produit unsquelette exterieur Segmente. La denomination d’embrancbement convient parfaitement aux etres,quand on les considere comme formant une Sorte d’arbre; eelle de type vaut mieux, lorsqu’on lesregarde comme elablissant par leur arrangement une progression seriale.
Regne ou Serie. C’est la reunion des embranchements ou types, et, par consequent, la subdivisionprimaire de l'Ilistoire naturelle, et eile est basee, comme nous l’avons dit, sur l'ensemble des parti—cularites differencielles que nous offrent les corps. La denomination de regne est depuis longtempsuniversellement admise, et celie deserie, proposee par de Blainville pour les animaux, a ete neces-sitee par suite de l'arrangement qu’il suit. I'arfois le regne ou la Serie ont ete partages eux-memesen sous-regnes et sous-series; c’est ainsi que les animaux ont ete divises en Zygomorphes, Actino-morphes et Heteromorpbes, suivant que leur forme est symetrique ou paire, rayonnee, ou informe;et que les plantes ont aussi ete divisees en Acotyledonees, Monocotvledonees et Dieotyledonees, sui-vant la disposition des cotyledons ou premieres feuilles embryonnaires.
Au-dessus du regne ou de la Serie, on trouve encore les dqux grandes divisions primaires de lanature : celles des corps organises et inorganises ou bruts.
Nomcmelature. Lorsqu’on ne connaissait qu’un petit nombre de corps, on pouvait appliquer ä