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HISTOIRE NATURELLE.
meilleures conditions possibles, l’äge oü ceux-ci pourronl se reproduire eux-memes, les phenomenesprecurseurs du rapprochement des sexes, l’etude des elres normaux ou anormaux, celle des metisou mulets, l’indication de la creation premiere, divine, et l’histoire mdme des creations successivesdes fossiles qui se trouvent dans les couches du sol et se succedent les unes aux autres, etc. L’histoirede ces phenomenes importants nous entrainerait beaucoup trop loin : aussi devons-nous nous ar-rdter, toutefois faisons observer qu’en traitant de chaque classe d’animaux nous aurons occasion dodonner des details sur les Organes de la reproduction, qui, par leur importance meme, ont du entrerdans la caracteristique classificative, et dont möme Duvernoy s’est exelusivement servi pour formerune me'thode speciale.
Dans les animaux superieurs, l'organe male principal est le penis, auquel sont jointes plusieursparties secondaires: Vovaire est l’organe femelle par excellence, et offre aussi diverses annexes. Chezles Mammiferes , on trouve toujours des mamelles , glandes qui, dans les femelies, se developpentbeaucoup au moment de la naissance des petits, et produisent le lait qui doit nourrir ces derniersdans le commencement de leur vie.
Les fonclions que nous venons de passer rapidement en revue servent ä assurer l’existence desdtres: elles se retrouvent, ä des degres plus ou moins complets de perfectionnement, dans les ani-maux comme dans les vegetaux; les fonclions qu’il nous reste ä etudier servent & mettre les etres enrelation avec les objets qui les environnent; elles ne se trouvent plus chez les vegetaux, et memedans les animaux iuferieurs, comme les Rayonnes, elles disparaissent en entier, outoutes les partiesde l’ötre peuvent sentir et se mouvoir sans le secours d’aucun organe particulier.
Ce sont les fonctions de RELATION qui, dans l’Homme et dans l’immense majorite des animaux,se separent nettement et constituent la sensibilite, la contractilite, la volonte, Vinstinct, Vintelli-gence et Vexpression (ces deux dernieres fonctions exclusives ä l’espece humaine). Leur exercice estdependant de l’action du Systeme nerveux qui se rencontre dans toutes les parties du corps.
Le Systeme nerveux est compose par un tissu particulier blanc ou grisätre, et formant des massesplus ou moins considerables nommees ganglions ou cenlres nerveux, ou des cordons aljonges et ra-mifies que l’pn nomme des nerfs. Dans tous les Vertebres, et surtout chez l’Homme, le Systemenerveux, compose de masses centrales et de nerfs peripheriques se portant de ces centres aux di-verses parties du corps, se divise en Systeme nerveux cerebro-spinal ou de la vie animale, et Sys-teme nerveux ganglionnaire ’ou de la vie organique, ou nerfgrand sympathique.
Fig. 24. — Cerveau ct modle epimere humains (Vliomme suppose couche).
Dansle Systeme nerveux cerebro-spinal, on comprend surtout la portion centrale ou encephale,placee dans une gaine osseuse formen par le crane et par la colonne vertebrale protegee par desmembranes speciales nommees dure-mere, arachnoide et pie-mere, et composee essentiellement ducerveau, du cervelet et de la modle epiniere : Organes distincts, mais intimement unis ensembleet etant la continuation les uns des autres. Le cerveau, la masse la plus considerable de l’en-cephale, presente un grand nombre de parties que Ton a designees sous les noms d ’hemispheres,corps calleux, lobes, eminences, pedoncules, venlricules, circonvolutions, etc. Le cervelet, des deuxtiers plus petit que le cerveau, derriere lequel il est place, est aussi partage en hemispheres, cir-convolutions, etc. Enfin la moelle epiniere, qui est comme un prolongement des deux Organes pre-cedents, se presente comme une grosse corde et donne naissance aux nerfs, de meme que le fait lecerveau vers sa base. Ces nerfs, eiablissant unecommunication entre l'encephale et les diverses par-