ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE ZOOLOGIQUES. 51
nommee les procesciliaires; 4° de la chambre anterieure, cavite placee entre la eornee et l’iris,communiquant par !a pupille ä la chambre posterieure, et remplie par Yhumeur aqueuse, liquidetout ä fait transparent; 5° du cristallin, lentille transparente formee de couches concentriques, etplacee immediatement derriere la pupille; 6° de Yhumeur vitree, situee ä son tour derriere le cris-tallin, et se presentant comrae une masse volumineuse, diaphane et gelatineuse; 7° de la retineel dela choroide, membranes, la premiere blanchätre, et la seconde de couleur sombre, entourant l’hu-meur vitree partout, excepte ä l’endroit oü se trouve le cristallin; 8° surtout des nerfs optique etciliaires, qui se distribuent ä tout l’organe. Les parties protectrices de l’oeil sont: 1° les orbites,cavites plus ou moins profondes,suivant les animaux, creusees dans la face et eloisonnees par diversos du cräne, et renfermant l’organe qui y est protege inferieurement et lateralement par des tissusgraisseux etdes muscles; 2° les sourcils, poils assez roides implantes sur les saillies de la peau; 3°lespaupieres, sorte de voile pouvant fermer l’ceil, et, par consequent, le proteger contre les chocs ex-terieurs ou la trop vive action de la lumiere, au nombre de deux (une inferieure et une superieurecliez 1’Homme), pouvant manquer chez les animaux, ou, au contraire, etre eu plus grand nombre;4° les larmes, composees d'un liquide animalise et salin secrete par les glandes lacrymales situeessous la voüte de l’orbite et destine ä tenir l’ceil dans un etat complet de proprete. Les parties loco-motrices consistent dans plusieurs muscles qui entourent le globe de l’oeil, adherent ä la sclero-tique et aux os de l’orbite, et qui font varier la direction de l’organe.
Au delä de l’embranchement des Vertebres, ä l’exception peut-ötre des Poulpes, cliez lesquelsl’ceil semble constitue comrne chez les Poissons, cet organe presente des differences des plus remar-quables, ainsi que nous le dirons dans la partie classificative de cet ouvrage. Faisons seulement ob-server que, si dans les Vertebres les yeux sont simples, chez les Insectes et les Arachnides nous trou-verons des yeux composes et formes d’oceiles plus ou moins nombreux; que vers la fin du dernierembranchement zoologique ces Organes ont tout ä fait disparuj et qu’enfin meine dans les typessuperieurs les yeux peuvent manquer d’apres le genre de vie de l’animal, qui peut n’en pasavoirbesoin.
La locomotion est cette fonction qui etablit des rapports directs entre les animaux au moyend’une faculte particuliere, la contractilite, que possedent tous les animaux ä des degres plus oumoins complets de perfectionnement.
La contractilite est cette propriete qu’ont diverses parties du corps de pouvoir s’etendre et se rac-courcir brusquement et alternativement. Dans les animaux inferieurs, comme les Ilydres, lesEponges , etc., la contractilite se trouve dans tout le corps d’une maniere generale, mais, dans lagrande majorite des animaux, eile est loculisiie dans des Organes speciaux qui portent le nom demuscles, et dont Fensemble constitue la myologie. Les muscles, qui constituent la majeure partie ducorps, sont des Organes charnus, composes par la reunion d’un nombre plus ou moins considerablede iibres formant des faisceaux unis entre eux par du tissu cellulaire, rougeätre ou blanchätre,suivant la coloration du sang qui entre dans leur composition : ilssont formes de fibrine, d’albu-mine, d’osmazöme, de quelques sels, etc., tres-elastiques dans l’etat de vie, et jouissent au plus hautdegre de la contractilite, qui est produite par un grand nombre de nerfs repandus dans leur inte-rieur. Les muscles sont fixes aux parties qu’ils doivent faire mouvoir par des tendons ou des apone-vroses, corps d’une texture fibreuse, d’un blanc nacre, et qui ne sont autre chose que leurs fibresterminales transformees, soit en une sorte de cordon, soit aplaties en membrane. En general, leurconlraction ne peut durer qu’un certain laps de temps, et ensuite les muscles fatigues se relächent,et de durs qu’ils etaient deviennent mous et flasques. Les museles, selon les nerfs qui s’y rendent,sont: volontaires, comme ceux des membres; volontaires et involontaires ä la fois, comme ceux desOrganes respiratoires, ou tout ä fait involontaires, comme dans le coeur. Les muscles s’inserent di-rectement ä la peau, plus ou moins durcie, dans la plupart des animaux; mais dans les Vertebres,outre cemode d’attache, ils se fixent egalement ä des corps durs nommes os, qui, par leur dispc-sition, donnent plus de precision, d’etendue et de force aux mouvemenls, qui en möme temps pro-legentles Organes interieurs, et dont la reunion porte le nom desquelette. Les muscles, pour produiredes mouvements, se fixent tantöt ä un seul os, mais presque toujours ä deux au moins: leur gran-deur, leur forme, leur mode d’articulation, etc., varient considerahlement et produisent toutes lessortes de locomotion que Fon eonnait.