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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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HISTOIRE NATURELLE.

quelques-uns d’entre eux presente parfois des eminences particulieres plus ou moins longues et quiontrecu le nom d e cornes-, mais ces cornes, formees dans les Ruminants par un prolongement del'os du nez, peuvent aussi, comme dans le Rhinoceros , n’ßtre produitesque par la reunion de poils,et, dans ce cas, purement dependantes de la peau : ces cornes peuvent etre persistantes ou biencaduques, c’est-ä-dire tombant ä certaines epoques, comme dans lesCerfs, et alors eiles portent ladenomination speciale de bois; eiles peuvent pousser pendant toute la vie, comme dans le Bceuf et leMouton , et le plus souvent le male seul en est pourvu, tandis que pour quelques especes il y en adans les deux sexes. Le tronc, ä peu pres semblablement dispose chez tous les Mammiferes , est plusou moins long; les vertebres ne varient pas beaucoup, ni dans leur structure ni dans leur nombre.Quelle que soit la longueur du cou, le nombre des vertebres cervicales est habituellement de sept,tres-longues dans la Girafe, par exemple, et excessivement minces et soudees ensemble dans lesCetaces , et ce n’est qu’exceptionnellement que l’on en compte neuf dans le Paresseux, et six seulementdansIeLamentin. Les vertebres dorsales ne varient guere quededouzeä vingt; les lombaires diflerentdavantage sous ce point de vue : il y en a le plus souvent six ä sept; mais, de m§me qu’il peut n’yen avoir que deux ou trois, de meme on peut en trouver neuf; les vertebres sacrees, qui se soudentpour former le sacrum, sont tantöt au nombre d’une seule, tantöt au nombre de deux, trois et jus-qu’ä sept. La queue est excessivement variable dans sa longueur, et il doit en resulter que les ver-tebres coccygiennes ou caudales qui la conslituent doivent etre aussi en quantite assez differente;dies peuvent meme manquer chez quelques Mammiferes , et l’on en a constate de quaranteä soixantedans diverses especes; dans les Cetaces , oü la queue sert ä la locomotion, les vertebres offrent endessus un os special, dit os en V, qui leur donne plus de force. Mais ordinairement la queue, quiest un organe propre ä maintenir l’equilibre, ne sert pas ä la locomotion, quoique dans le Ivangurooet la Gerboise eile aide considerablement ä l’action du saut. Parfois, de meme que dans les Singesamericains, eile est employee ä fixer l’animal quand il grimpesur les arbres. Les cotes sont en memenombre que les vertebres dorsales auxquelles eiles s’articulent. Le sternum, uni ä ces dernierespour former le thorax, n’offre pas de bien grandes differences. Enfin les membres, plus ou moinsmodifies suivant le milieu dans lequel vivent les Mammiferes ou leur genre de vie, sont presquetoujours au nombre de quatre, mais dans les Cetaces il n’y en a plus que deux, les posterieursmanquant; chez les Chauves-Souris , les membres sont disposes de maniere ä soutenir des mem-branes alaires qui leur permettent de voler; dans les Phoques, les Cetaces , les membres sont trans-formes en nageoires, etc.; plusieurs de ces os offrent quelques differences; divers d’entre eux s’a-grandissent ou diminuent, parfois il en nait de nouveaux; c’est ainsi que, dans les Didelphes, un osparticulier s’ajoute au bassin et sert ä soutenir la poche des femelles, que les phalanges des pieds dedevant et de derriere peuvent se reduire de cinq ä une seule, et que ces dernieres peuvent ötre ren-fermees dans une matiere cornee particuliere qu’on nomme sabot, etc.

Les Organes des sens existent ä leur summum. Le sens du toucher est surtout en rapport avec ladisposilion des doigts, et il est d’autant plus sensible que ceux-ci sont plus libres et recouvertsd’une peau plus fine, tandis qu’il devient nul lorsqu’ils sont encroutes par un sabot plus ou moinscorne. L’odorat est tres-marque chez les Carnassiers dans lesquels les appareils de ce sens sont tres-developpes, et il Test peu, au contraire, dans les Ruminants. Parfois le nez est transforme entrompe, tres-allongee dans l’Elephant, et sert ä saisir les objets et ä les porter ä la bouche; encoreassez manifeste chez les Tapirs , les Cochons, les Musaraignes, la Taupe, etc., et ayant alors pourmission de fouir la terre. Les yeux sont beaucoup plus gros chez les Mammiferes nocturnes quechez les diurnes; chez certaines especes souterraines, ainsi que chez la Taupe, il n’y a plus que desvestiges d’ceil, qui ne semblent plus que representer l’organe; enfin dans les especes aquatiques, ilssont assez considerablement modifies. Les Organes de l’audition offrent aussi des modifications assezgrandes; la forme de l’oreille externe presente des caracteres particuliers, et l’on sait que la conqueauditive est surtout tres-petite dans les Mammiferes aquatiques et dans ceux qui vivent dans le seinde la terre. La gustation existe chez les animaux que nous etudions, mais l’on ne sait trop quel estson degre de developpement chez tel ou tel d’entre eux.

Le Systeme nerveux est tres-developpe chez les Mammiferes , principalement le cerveau et le cer-velet, qui deviennent cependant de plus en plus petits, et couverts de moins en moins de circon-volutions en suivant la serie depuis l’Homme jusqu’aux Ruminants, et ordinairement la face suit