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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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MAMMIFERES EN GENERAL. 39

peuvent s’agglutiner les uns aux autres pour former des especes de squames, comme dans les Ta-tons et les Pangolius, ou bien manquer dans les Baleines, le Marsouin et autres especes aquatiques,qui presentent une peau presque entierement nue. Les poils sont secretes par une capsule placeedans le derme; ils sont formes par des cönes emboites les uns dans les autres, peuvent tomber äcertaines epoques de l’annee : ce qui constitue la mue, suivant leur structure plus ou moins dureet piquante, plus ou moins lwneuse ou duveteuse, ils portent les noms d e poils proprement dits, depiquants, de crins, äelaine, de duvet ou bourre, d e jar, etc., et chez l’Homme, de cheveax, debarbe, etc.; ils peuvent etre unis ou anneles, c’est-ä-dire formes d’anneaux de couleurs differentes,et leur coloration, de m§me que leur longueur, varie beaucoup. L’ensemble des poils constitue1 epelage, la fourrure ou la rohe, qui, en general, a une couleur plus foncee en dessus qu’en dessous,peut differer selon les sexes et nicme les ages, est plus epais en hiver qu’en ete, est influence par leclimat, etc. Les ongles et les cones, que Fon trouve chez certains Mammiferes , sont des productionsanalogues ä celles des poils. C’est d’apres le caractere distinctif des poils qu’a ete forme le nom dePiliferes.

Tous les Mammiferes sont vivipat'es, c’est-ä-dire qu’ä leur etat embryonnaire ils puisent les mate-riaux necessaires ä leur vie dans le sang de leur mere, et ne portent pas avec eux un amas de ma-tieres nutritives, comme cela se voit dans les ovipares. Apres leur naissance, ils ne peuvent querarement sesuffire ä eux-memes, etprennent pour premiere nourriture, et pendant un temps plusou moins long, un liquide particulier, le lait , compose de beaucoup d’eau, de caseum, d’un sucspecial, d’acide lactique, de quelques sels, etc., et qui est secrete par les mamelles de leurs meres.C’est ä cette particularite remarquable, ä la presence des mamelles, que Fon retrouve dans les deuxsexes, mais qui sont toujours plus developpees dans les femelles que dans les mäles, q.u’est du lenom de Mammiferes , que portent generalement les animaux qui nous occupent. Les mamelles va-rient en nombre suivant les especes, et il y en a d’autant plus que la quantite des petits est plusconside'rable : l’Homme et les Singes n’en ont que deux; le Boeuf, quatre; le Chat, huit; le Lapin,dix, etc.; leur position differe aussi beaucoup ; elles peuvent etre pectorales, abdominales ou ingui-nales. Dans le plus grand nombre des Mammiferes , tantot les petits naissent avec les yeux ouvertset peuvent prendre presque aussitöt un peu de nourriture, tantot les jeunes ont, en naissant, lesyeux fermes et sont trop faibles pour rechercher eux-memes leur alimentation: c’est ce qui a lieudans les Monodelphes, qui renferment l’immense majorite des especes de la classe. Dans certainesespeces, les jeunes, lors de leur naissance, ne semblent pas complets, ils ne paraissent qu’ebauches;il faut qu’ils se greffent en quelque Sorte ä la tetine de leur mere, oü ils restent fixes assez long-temps, et les femelles presentent alors, sous le ventre, une espece de poche oü leurs petits viennent seplacer: c’est ce qui a lieu chez les Didetyhes ou Marsupiaux (Sarigues, Kanguroos, etc.); enfin,dans un petit nombre de Mammiferes, comme l’Ornithorhynque et l’Echidne , les petits sont encoremoins developpes quand ils naissent que dans les precedentes divisions, et ä tel point que pendantlongtemps on a cru qu’ils provenaient d’oeufs : c’est ce qui a lieu chez les Ornithodelphes. Du reste,dans l’interieur du sein de leurs meres, les fcetus des Mammiferes sont places dans un veritableceuf; avant de venir au jour, ils subissent des transformations embryologiquesexcessivement varieeset qui ont etesurtout etudiees avec soin dans ces derniers temps. La duree de cet etat intra-uterin, oula gestation, est plus ou moins longue, et eile semble, ep general, plus considerable chez les grandesespeces que chez les petites; le nombre des petits de chaque portee est aussi tres-variable et presqueconstamment aussi en rapport avec la taille de l’animal.

Le squelette des Mammiferes , de meme que celui des autres Yertebres, determine en general laforme de l’animal, et, dans la serie des especes, il ne presente de differences avec celui de l’Hommeque, 1° par l’absence des membres posterieurs, comme dans la Baieine; 2°le moindre nombre dedoigts et le manque de clavicules, etc.; 3° par quelques variations dans le nombre des vertebresdorsales et caudales; 4° l’inegalite dans le volume que nous offrent les differents os; 5° le develop-pement ou Fatrophie de certains d’entre eux, etc. La tete, en proportion plus grosse que chez lesOiseaux, est toujours bien separee du tronc par un cou distinct; le nombre de ses os est ä peu presle meme que chez l’Homme, mais la partie cränienne tend de plus en plus ä s’amoindrir; les or-bites finissent par se reunir aux fosses temporales; la partie faciale prend souvent un developpementconsiderable; la mächoire inferieure et les fosses nasales s’agrandissent beaucoup, etc. La töte de