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31ST0IRE NATURELLE.
nos animaux domestiques, comme le Bceuf, le Mouton , le Cheval, etc., et par la doniesticatiou nousen avons plus ou moins modifie les races, selon nos besoins. C’est aussi parmi les Mammiferes queTon rencontre beaucoup d’especes sauvages qulnous sont utiles, et d’autres qui nous sont nuisibles,et dont on doit connaitre les moeurs pour les detruire plus facilement. Nous en tirons egalementune foule de produits divers. Cinq volumes de notre Encyclopedie ont ete consacres ä leur histoire.
Les mceurs des Mammiferes sont excessivement variees, et Ton sait que chez eux l’instinct estprincipalement developpe, surtout en ce qui concerne la Conservation de l’espece. On connait l’in-dustriedes Castors , celle des Singes superieurs, celle meme de plusieurs d’entre eux qui paraissentlos plus degrades dans la classe. Tous les milieux leur sont bons, car, si la grande majorite vit sur laterre, il en est que l’on trouve dans les eaux, et d’autres qui sont organises pour exister dans lesairs, ou, au contraire, pour vivre dans Finterieur meme du sol. Parmi les especes terrestres, lesunes se plaisent dans les plaines, les autres dans les bois, oü quelques-unes d’entre eiles ne se trou-vent que sur les arbres; il en est de riveraines, etd’aulres qui, s'accommodant de la vie de FHomme,l’accompagnent partout. Tous les regimes leur sont bons : ils sont oarnivores, herbivores, frugi-vores, omnivores, etc.
Les Mammiferes vivent dans toutes les parties du rnonde; c’est parmi eux que Fon doit chercherles especes d’animaux les plus volumineux : l’Elepbant, en Asie et en Afrique; le Bison, le Lama ,en Amerique; l’Auroch, en Europe; les Kanguroos, en Australasie; les Baleines et les Cachalots ,dans les mers glaciales, et exceptionnellement dans toutes les mers; et, avant la creation actuelle.,on peut encore citer les Mastodontes, en Europe, en Asie et en Amerique ; lesMegatherium, les Glj-pto-dons, dans la derniere partie du monde que nous venons de nommer; les Dinotherium et beaucoupd’autres, en Europe , etc.Les plus petites especes, commeles Musaraigneset certainsRatsou Campa-gnols, sont en general celles qui prennent une nourriture moins abondante et composee d’Atresplus petits, en mente temps moins profitables. Les especes les plus grandes, et cela se comprend faci-lement, se trouvent en general dans les regions les plus fecondes et dans celles que lTIomme habitce moins. Les regles de la distribution geographique sont assez difficiles ä formuler, et elles sont äpeu pres semblables ä celles qui regissent les autres animaux: regles generales dont nous avons ditquelques mots. La faune francaise n’est pas tres-riche, et ne possede que tres-peu d’especes qui luisoient propres. On en a signale une centaine, et elles rentrent dans les ordres ou familles des Insec-tivores, des Cheiropteres, des Plantigrades, des Carnassiers Digitigrades ou Pinnigrades, des Ron-geurs, des Ongulogrades, des Ruminants et des Cetaces ; aux especes dont nous avons indique lenombre on peut encore joindre une quinzaine de Mammiferes tout ä fait domestiques ou simple-ment acclimates, ou en voie de l’etre, comme le Lama et lo Yack. A la geographie mammologiqueactuelle, nous devons ajouter qu’aux epoques anterieures ä celle oü nous vivons plusieurs faunesont existe; on en trouve les debris ä l’etat fossile, et le nombre des especes paleontologiques est aumoins aussi considerable que celui des especes vivantes. Les unes sont tout ä fait differentes des nötres,d’autres sont analogues generiquement, et il en est qui le sont presque specifiquement; et, ce qu’ily a de remarquable, c’est que des groupes que l’on ne rencontre plus que dans les pays chauds lesplus eloignes habitaient jadis nos contrees temperees europeennes. Les environs de Paris posse-daient des animaux dont on n’a plus aueun analogue, tels que les Paloetheres, les Anoplotheres, lesChceropotames; les Elepbants y etaient nombreux; on y a signale des Baleines, etc.; et ailleurs il yavait les Felis cultridens, si remarquables par la grandeur de leurs canines, les Anlracotheres, lesDinotheres et tant d’autres.
Le nombre des especes vivantes ne s’eleve qu’ä trois cent cinquante ou quatre Cents; nombre quine semble pas tres-considerable, si on le compare ä celui d’autres classes, comme celles des Insecleset m@me des Oiseaux, par exemplo.
Tous les zoologistes sont aujourd’hui d’aecord sur la place que les Mammiferes doivent occuperdans la serie des etres; leur superiorite bien reconnue les a fait placer en tete de tous les autres.Mais il n’en est pas de meme pour la disposition des ordres et des familles dans lesquels on les dis-aubue; et, suivant les methodes adoptees par ccux qui se sont occupes specialementde ces animaux,ces divisions sont placees de differentes manieres. Certaines familles ont cependant entre elles desrapports tels, qu’on a du toujours les laisser les'unes ä cote des autres.
Un tres-grand nombre de naturalistes se sont occupes des Mammiferes , soit d’une maniere gene-