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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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MSTOIRE NATURELLE.

rieurs sonl considerablement plus developpes que ceux de devant, cc qui ne permet plus que diffi-cilement la marche ä quatre pattes, et ce qui fait que ces etrcs ne prennent habituellement leurpoint d’appui sur le sol que par leurs pieds de derriere et qu’ils ne progressent que par des sautssuccessifs tres-vivement repetes, ä la maniere de quelques Monodelphes, comme l’Ilelamys et lesGerboises. D’autres caracteres, faciles ä saisir, peuvent encore ötre signales: les pieds de devant ontencore cinq doigts, mais ceux de derriere n’en ont plus que quatre, par suite de la disparition com-plete du pouce; la queue est generalement longue, robuste, et sert souvent de point d’appui äl'aniraal dans l’action du saut; le Systeme dentaire, compose d’incisives au nombre de six en bautet de deux en bas, d’une canine de cbaque cöte, ä la mächoire superieure, seulement cbez les Po-toroo, et tout ä fait absente dans les aulres genres, et de molaires variables en nombre, de quatre oucinq de cbaque cöte, superieurement et inferieurement, ce Systeme dentaire montre des animauxessentiellement berbivores. En effet, les Macropodides sont les representants.australasiens de nosRuminants du nouveau monde; leur taiIle est moyenne ou grande, et ils babitent les forets del’Australie , oü leur chair est rechercbee par les indigenes. Les genres admis sont ceux des Potoisoo,A. G. Desm., ou Kahgoroo-Rat (Hypsiprymnus, Illiger); Kanguroo ( Macropus , Shaw; Halmatunis,Uliger, et Kängurus, Et. Geoffr.), et Heterofos, Jourdan.

8° famille, PIIASCOLOMYDES, n’ayant que deux sortes de dents: deux incisives en baut et enbas, tres-fortes, tres-epaisses, et cinq molaires de cbaque cöte des deux mächoires, venant apres unespace vide, composees, ä couronne plane, et montrant, comme les incisives, que ces animaux sontessentiellement rongeurs; ils rappellent par tout leur organisme I’ordre des Monodelphes, qui portoce dernier nom; les pieds ont cinq doigts: les anterieurs armes d’ongles crocbus, robustes, propresä fouir; le pouce des pieds de derriere tres-pelit, sans ongle; le corps est epais, raccourci; la tetcgrosse, plate; les oreilles courles; les yeux peu ouverts, tres-ecartes; la queue est tres courte, äpeine visible ä l’exterieur. Un seul genre, celui des Piiascolomes ( Phascolotnys , Et. Geoffr.; Am-blyetys, Illiger, et Wmnbatus, Et. Geoffr.), de plusieurs points de l’Oceanie.

TROTSIEME SOÜS-CLÄSSE. — ORNITIIODELPIIES.

Les animaux si curieux compns dans eette sous-classe sont excessivement peu nombreux et ex-clusivement propres ä la Nouvelle-IIollande; ils offrent quelques caracteres qui tendent ä les rap-proeber des Didelphes ou Marsupiaux , avec lesquels on les reunissait autrefois. C’est ainsi quechez les uns et les autres, de meme que cela a ete constate dans quelques Monodelphes et aussi dansla classe des Oiseaux, les Organes de la defecation, de 1’urine et de la generation aboutissent en uncloaque ou sorte de Vestibüle commun, et communiquent ä l’exterieur par un seul et meme ori-fice, ce qui leur a valu le nom de Monotremes. La denomination d’Ornilhodelphes, donnee par deRlainville, semble'meilleure en ce qu’elle rappelle letrait principalement caracteristique de ces ani-maux : leur mode de generation, qui, tout en en faisant encore des Mammiferes , montre que le type ade la tendanceä passer ä celui des Oiseaux qui vont suivre. Nous avons dit que les petits, en venantau monde, sont tres-peu developpes, qu’apres avoir brise les membranes dans lesquelles ils sont en-veloppes, ils s’attacbent aux mamelles de leurs meres, et ne sont abandonnes ä eux-memes quebeaucoup plus tard. Ils sont donc ovovivipares ou plutöt subovovivipares, ä peu pres ä la maniere desViperes et des Squales, c’est-ä-dire que le developpement uterin est cbez eux tres-prolonge ä l’etatd’ovule, mais nul ä celui de feetus proprement dit, puisqü’il n’y a sans doute pas de placenta etque le developpement se termine par la nutrition lactee : caracteres qui les eloignent des Oiseaux pourles rapprocher des Mammiferes surlout vivipares. Ce n’est que reeemment que leur mode de develop-pement a ete connu; les naturalistes, il n’y a pas un siede, admettaient que ces animaux pondaientdes ceufs, et les mamelles, excessivement petites, n’ont ete constatees qu’assez nouvellement. D’unemaniere generale, cette sous-classe peut etre caracteriscc ainsi : animaux ä corps ovale, deprime,couvert de poils nombreux plus ou moins roides, et porte sur des membres courts, ecartes, termines