OISEAUX EN GENERAL. 79
par cinq doigts presque egaux, fortement onguicules, et pourvus, dans le male, d’un ergot veni-meux; bouche sans dents dans les Eehidnes, ou pourvue de dents simplement rudimentaires dansles Ornithorhynques; un seul orifice terminal posterieur; epaule osseuse des Ovipares; bassin desDidelphes, c’est-ä-dire presentant des os marsupiaux peu developpes; pas de poche abdominale. Cesont les representants australiens de nos Edentes. Leur tadle est moyenne. l)eux familles.
Oniithodelphes. — Ornilliorhynque.
1™ famille, ORNITHORHYNCHIDES ou le genre Ornithorhynqüe ( Ornithorhynchus, Blumenbach ),sept dents ou molaires de chaque cöte de l'une et l’autre mächoire, placees simplement au fond desmächoires sur les gencives, aplaties, de substance fibreuse, cornee, assez tendre, sans email ni sub-stance osseuse; corps allonge; tete petite, ronde, prolongee en bec corne, saillant, aplati, analogueä celuidu Canard par sa forme; queue assez courte, aussi large que le corps ä la base, deprimee,ovalaire, velue; des poilssoyeux sur le corps, etc.; vivant dans les plaines sablonneuses, se creu-sant des terriers, et se nourrissant surtout d’Insectes et de petits animaux: espece unique, 0.paradoxtis.
2 C famille, ECHIDN1DES ou le genre Eciiidme (Echidna , G. Cuv.), pas de dents ni de corps osseuximplantes dans les mächoires; corps raccourci, arrondi; tete petite, terminee par un museau tres-prolonge, cylindrique; yeux peu developpes; queue tres-courte, conique; de fortes spinules sur lecorps, tantöt seules, tantöt entremölees de poils fins, etc., vivant au bord des eaux, oü ils se nour-rissent de Vers de terre, nageant facilement: espece unique (E. hystrix).
DEUXlfiME CLASSE. — OISEAUX.
Les Oiseaux (Aves, Linne ; Penniferes, de Blainville), donl l’histoire comprend la brauche de laZoologie qui porte le nom particulier d' Ornithologie, constituent la deuxieme classe des animauxvertebres ; ils sont surtout caracterises par leurs membres anterieurs le plus habituellement trans-formes en ailes, qui les soutiennent dans les airs, ou en sortes de nageoires, qui leur servent alorsä la natation; leur corps, dans l’immense majorite des cas, est couvert de plumes; leurs poumonsn’ont pas de lobes, et la respiration, ainsi que la circulation, sont doubles; enfin leur reprodudionest toujours ovipare , c’est-ä-dire que les femelies pondent des ceufs dans lesquels les petits prennentune partie de leur developpement, de teile sorte que, quand ils viennent au monde, ils n’ont besoinque pendant quelque temps des soins de leurs parents, et peuvent dejä parfois, comme dans lesGallinaces et les Palmipedes,»trouver seuls leur nourriture.