Band 
Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
Seite
106
JPEG-Download
 

106

HISTOIRE NATURELLE.

plus en .plus petites : c’est par la deglutition que l’air penetre dans ces Organes; cependant la- res-piration est rare chez ces animaux, et peut ötre suspendue quelque temps sans que la raort puisseimmediatement s’ensuivre; le Systeme nerveux est en general peu developpe relativement au vo-lume du corps. Les uns vivent ordinairement isoles et ne se rapprochent qu’ä l’epoque des amours,mais Ies autres setrouvent toujours en troupes; l'organe male principal est simple, long, cylin-drique, et l’ovaire double; il y a toujours accouplement, et les femelies pondent des oeufs spheroT-daux souvent ä enveloppe membraneuse et coriace, ou exceptionnellemerit de consistance solide oucalcaire : abandonnes ä eux-memes, ces oeufs eclosent apres un temps plusou moins long. L’accrois-sement des individus se fait tres-lentement, et la vie semble tres-longue. A l’etat vivant, on connaitenviron deux Cents Cheloniens , qui sont repandus partout, principalemenl dans les regions chaudes;ä l’etat fossile, on a constate lös traces d’une assez grande quantite d’especes et meme de genresspeciaux, qui sont repartis aussi bien dans les terrains anciens que dans les couches recentes duglobe. On y forme quatre familles.

l re famille, TESTUDINIDES, ou Tortues de terre, ä membres courts, egaux; pattes en moignonsarrondis, calleux; doigts peu distincts les uns des autres, onguicules; carapace tres-bombee. Cesanimaux, de taille grande, moyenne ou petite, sont exclusivement terrestres, mais ne se meuventque lenlement et avec une grande difficulte; vivent dans les bois et dans les lieux bien fournisd’herbes, et recberchent les endroits les plus chauds, excepte en Oceanie, on en trouve partout. —Genre principal, Tortue ( Testudo, Linne ).

2 e famille, EMYD1DES, ou Tortues de warais, ä pieds offrant des doigts distincts, flexibles, garnisd'ongles crochus, dont les phalanges sont reunies ä la base par une peau elastique, ce qui permet äces animaux de marcher sur la terre, de progresser dans les eaux, de s’accrocher et de grimpcrsurles rivages; carapace plus ou moins deprimee, ovalaire, evasee en arriere. Assez petits, ils ha-bitent principalement les eaux tranquilles; mais peuvent aussi se rencontrer parfois sur la terredans les endroits humides, leur regime est carnivore; ils habitent principalement dans les regionschaudes ou temperees, et ils ne sont surtout pa's peu rares en Amerique et en Asie . — On y formeune vingtaine de genres, dont les deux typiques sont ceux des; Emyde ( Emys , Merrem, C. Dumer.),et Platemys, Wagler.

3° famille, TRIONYXIDES, ou Tortues molles ou de fleuves, ä pattes tres-deprimees, dont lesdoigts sontreunis jusqu’aux ongles par de larges membranes transformant les extremites en de ve-ritables palettes natatoires; carapace tres-elargie, tres-plate, molle. Habitent les rivieres ou les lacsde l’Afrique, de l’Asie et de I’Amerique, nageant avec facilile. — Genre Tbiokyx, Et. Geoffr.

4 e famille, C11ELON1DES, ou Tortues marines, ä pattes tres-deprimees, changees en palettes;doigts ne pouvant executer les uns sur les autres aucune sorte de mouvements; carapace plate,ecailleuse. Ce sont les plus grands Cheloniens , car ils peuvent parfois atteindre deuxmetres de lon-gueur; il sont essentiellement marins, et se rencontrent en troupes dans les mers des pays chauds;c’est ä plusieurs de ces especes que ITlomme emprunte Vecaille du commerce. — Deux genres, Che-lokee (Chelonia, Al. Brongn.), et Sfhargis, Merrem.

DEUX1EME ORDRE.—SAURIENS.

Les Sauriens sont des Reptiles de taille excessivement variable, ä corps allonge, couvert desquames plus ou moins grands ou d’une peau fortement chagrinee, le plus habituellement ä quatrepattes, rarement ä deux et parfois apodes; doigts garnis d’ongles crochus; des paupieres mobiles;un tympan dislinct; mächoires armees de dents enchässees; orifice du cloaque ä fente transversale;queue tres-variable, souvent longue; cceur ä deux oreillettes et ä un seul ventricule, quelquefoispartiellement cloisonne; des cötes et un sternum distincts; pas de carapace ni de plastron. Les ver-tebres sont nombreuses; la locomotion est beaucoup plus active que dans les Cheloniens ; la nourri-ture est exclusivement carnivore, et, selon leur taille, se compose de petits Mainmiferes, d’Oiseaux,