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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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HIST01RE NATURELLE.

cees d’osicules et de pores nombreux, mais sans bouches, ou d’individus particuliers distincts,constamment ädherents etcomposes d’une substanee fibro-gelatineuse entremölee ou non d’osciculescalcaires ou siliceux, avec des gemmules interieurs non localises, et apres la naissance e'tant libres,doues de mouvements, et ayant une forme spheroxdale.

Les Amorphes sont bien reellement des animaux, mais d’un degre tout ä fait inferieur, oi nondes vegetaux, comme ön l’a admis pendant tres-longtemps; cependant les trous que Ton remarqueä la surface de leur masse ne sont pas les analogues des cellules des Anthozoaires , et ils ne renfer-ment jamais de Polypes. Les Eponges , qui peuvent se presenter sous forme d’arbustes, de cornets,de vases, de globes, de tubes, d’eventails, etc., vivent le plus souvent dans la profondeur des mersou sur les rochers, et plus rarement dans les eaux douces : on en trouve sous toutes les latitudes,mais c’est surtout dans les regions chaudes qu’elles atteignent un plus grand volume. Ces massesanimales n’offrent aucun signe ni de sensibilite ni de contractilite; la vie se manifeste seulement ence qu’une quantite considerable d’eau est absorbee par les pores repandus sur toute leur substanee,et que ce liquide est ensuite expulse par des ouvertures plus grandes, d’oü il s’ecoule en formantun courant rapide; interieurement la substanee est plus ou moins elastique, tres-tenue, spongieuse,et enduite pendant la vie d’une matiere gelatineuse, irritable; une espece de squelette composetantöt d’aiguilles ou spicules calcaires ou siliceuses, tanlöt de filaments cornes, soutient ces masses,et est revetu d’un tissu molasse dont I’interieur offreune multitude de lames communiquantentreeiles de facon ä constituer un Systemecomplique decanaux ramifies. A certaines epoques de l’annee,de petits corps spherdidaux, des especes d’oeufs, se developpent dans Ja masse generale, tombentdans les lames dont eile est percee et sont expulses au dehors par l’eau qui les traverse; ces corpus-cides ovigeres sont cilies, se meuvent librement avec facilite, et, peu de temps apres, se fixent et setransforment en une pelite Epongesemblable ä celles dont ils proviennent; mais ce n’est pas le seulmode de reproduction de ces etres, car, dans les Spongillesau moins, la propagation se fait par ovo-viparite ou par des oeufs, et aussi par des modes propres aux vegetaux, c’est-ä-dire par gemmiparite ou par des bourgeons, et par scisciparite ou par des boutures.

Les Amorphes, ou Eponges , qui n’ont guere ete eludies organiquement que dans ces dernierstemps par Savigny, de Blainville, Grant, Laurent. WM. P. Gervais, Dujardin, etc., et qui servent ä1'IIomme‘ä divers usages, sont partages en especes marines, telles que les Alcvonella, Quoy et Gai-mard; Eponge (Spongia, Linne ; ; Thetye ( Thetys , Lam.), etc., et en especes d’eau douce, dont letype est legenre Spokgilla, Lam. ( Ephydatia , Lamouroux). Voir la fig.il page 16.

Les Psychodiaires et les Nematophytes, qui constituent pour quelques auteurs un regne interme-diaire entre les animaux et les plantes, renferment des corps naturels, qui doivent rentrer, soit dansles embranchements des Rayonnes et des Amorphes, soit, comme les Corallines et genres voisins,dans le regne vegetal.

Fig. 100 — Amorphes. — Eponge d'eau douce.