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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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IIISTOIRE NATURELLE.

scories des vo.lcans, ct les bombes capillaires, produisant les colonnes volcantques; los rognons, ousubstance minerale arrondie, qui se sont solidifies au milieu de masses molles; les geodes, encorearrondies, amorphes ä l’exterieur, creuses ä l’interieur, et y offrant des cristaux; les filets, ou sortesde canaux dans lesquels se depose la matiere solide.

La structure des mineraux est produite par leur mode de composition. Dans les structures regu-läres, qui ont surtout lieu dans les corps cristallises, la Separation ou !e clivage des couches se faitmecaniquement, de teile Sorte que les molecules nouvellement decouvertes offrent une dispositionaussi reguliere, aussi lisse, aussi brillante que la disposition premiere. Dans les structures irregu-läres, qui se remarquent surtout dans les mineraux amorphes, le clivage peut montrer des structuresvariees, telles que les lamellaires, gmnulaires, dendritiques, fibreuses, schisteuses, compactes, po-reuses, d'accroissement, vitreuses, terreuses, par moulage, organiques, etc. La structure du mi-neral est manifestee par sa cassure, qui des lors presente souvenl celles produites par le clivage,mais qui peut donner egalement des formes particulieres plus ou moins compactes, et auxquelleson a applique les noms de cassures conoides, conchoides, esquileuses, unies, plates, etc.

La lumiere, en traversant les divers cristaux, eprouve ce que Ton appellc en Pbysique la refrac-tion, qui est le changement de direclion qu’eprouve la lumiere lorsque, tombanl obliquement sur lasurface d’un cristal transparent, eile penelre dansson interieur et en sort du cöteoppose. La refrac-tion est simple lorsque le rayon lumineux refracle est devie sans se diviser; eile est double quand Icrayon est partage en deux faisceaux qui suivent des routes differentes. Des tables ont ete dresseespour les substances mineralogiques d’apres leur plus ou moins de refractilite, et il en resulte que,pour la refraction simple, le Diamant, par exemple, eprouve la plus grande refraction, tandis quel’AIun etle Fluor ont la plus faible. La Chaux carbonatee, principalement la variete qui porte lenom de Spath d’Islande, est la substance qui jouit au plus haut degre de la double refraction. Plu-sieups procedes sont employespour observer la refraction, et l’on doit tailler pour cela les minerauxqu’on y soumet; certaines circonstances, la couleur surtout, font varier le pbenomene que nousetudions. *

La lumiere se polarise par reflexion ä la surface des corps, et l’angle sous lequel l’effet le plusgrand est produit est different suivant diverses substances: c’est ainsi que l’angle de polarisation estplus faible dans le Verre, un peu plus fort dans la Topaze , et ä son maximum dans le Diamant.

Quelques autres proprietes mineralogiques sont encore causees par les lois de l’optique. Le poly-chroisme, consistant en ce qu’en regardantun corps dans diverses directions il peut presenter descouleurs differentes, provient de la double refraction. Leckt est produit par une partie de la lu-miere reflechie, dont l’autre partie a porte ä l’oeil l’image du corps: on distingue des mineraux äeclat metallique, vitreux, resineux, gras, nacre, soyeux, metalloide,- etc. L ’asterisme, ou cette pro-priete particuliere du Saphir , montrant devant une vive lumiere une etoile brillante, est due ä lareflexion de la lumiere; l’on doit y rattacher les phenomenes du chatoiement que l’on remarquedans beaucoup de mineraux, et qui consiste dans des reflets que presentent les corps bruts souscertaines inclinaisons dans lesquelles on les place, et quelques phenomenes presentant des imagesdiverses auxquelles on a donne les noms de cerclespartheliques, de couronnes , etc. La couleur desmineraux pourrait encore appartenir ä la meine serie de fails.

Sous un meme volume les corps bruts n’ont pas le meme poids, et c’est le poids qu’ils presentent’sous un meme volume determine auquel on applique la denomination speciale d e pesanteur speci-fique. Ce poids peut, dans certaines circonstances, etre facilement saisi: c’est ainsi que le Plomb sera plus lourd que le Marbre sous un volume semblable; l’Or que l’Argent; le Platine que l’Ar-gent, etc.; mais cela n’a pas toujours lieu, et lesdifferences sont souvent tres-minimes. Pourarriverä quelque chose de positif, on est convenu d’evaluer tous les poids specifiques par comparaison ä uncorps determine; l’eau distillee ramenee ä la’temperature de 18° centigrade, et les nombres indiquesdans les tables, indiquent que les corps auxquels ils se rapportent sont deux fois, trois fois, dix fois,vingt fois, etc., plus pesants que l’eau sous le meme volume, ou bienqufils pesent la moitie, le tiers,le quarl, la dixieme partie, etc., de ce liquide. Pour les mineraux en general, mais principalementpour ceux qui sont homogenes, le poids specifique, aussi nomme densite, donne un bon caractere,quoiqu’il puisse un peu varier suivant la structure des corps.

Presque tous les mineraux ont des proprietes electriques manifestees par des attractions et des