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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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ANTHROPOLOGIE

Apres avoir fait connaitro d’une maniere generale les animaux, les vegetaux et les mineraux quinous entourent, apres avoir donne quelques notions sur le mode de formation et la compositiondes couches du sol qui constituent notre globe, et surtout sur les corps organiques qui se ren-contrent dans les terrains geologiques, et qui semblent aller en se perfectionnant plus on se rap-procbede l’epoque acluelle, nous devonsnous occuper delllomme lui-mdme, qui viendra completerle cercle de l’histoire naturelle que nous avons voulu esquisser dans ce volume. L’ Anthropologie comprendra donc Vhistoire speciale de l’IIomme, et principalement Celle des Varietes ou des nom-breuses races qu'il presente : nous ferons connaitre brievement la position de l’Homme entete ou en dehors de la serie zoologique, puis nous donnerons les caracteres des principaux typeshumains, et nous entrerons dans quelques details sur les moeurs des diverses peuplades; quant äl’histoire anatomique et pbysiologique de l’espece humaine, nous n’aurons pas ä revenir, relative-ment ä ce sujet, ä ce que nous avons dit dans nos generalites zoologiques, car c’est l’Homme qui atoujours ete pris comme type de nos descriptions, et de lui nous sommes descendus auxappareilsorganiques des animaux.

En effet, sous le point de vue materiel, l’Homme ne differe reellement que tres-peu des animaux,et surtout des premiers Mammiferes ä Organisation dejä si complexe, et on le classe souvent dansle premier ordre de ceux ci, celui des Bimanes, c-aracterise en ce que les membres anterieurs ousuperieurs sonl termines par des mains destinees au tact et ä la prehension, tandis que les membresposterieurs ou inferieurs sont plus specialement affectes ä la Station. Par son Organisation meme ilest veritablementimpossible de distinguer l’Homme, par des caracteres bien tranches, des grandes es-peces de Quadrumanes, telles que celles des Chimpanzes etOrangs-Outangs, auxquels nous devonsjoindre aussi les Gorilles et peut-etre les Gibbons, qui tous semblent §tre calques sur lui, pour etablirun chainon avecles premiers Mammiferes , et, deprocbe en proche, avecles derniers d’entre eux. Cer-tainement, sous le point de vue visceral, les Singes que nous venons d’indiquer sont bien plus presdes naturels de l’Australie que des Singes de l’Amerique , et ils paraissent en avoir möme, jusqu’äun certain point, le raisonnement et le jugement: ils sont, en un mot, en quelque sorte educables.Aussi Bory de Saint-Vincent avait-il place l’Homme avec les Orangs, qui, pour lui, renfermaientaussi le Chimpanze , et les Gibbons dans l’ordre des Bimanes; et Lesson avait-il constitue un ordresemblable renfermant, comme premiere famille, l’Homme, et comme seconde famille, les Anthro-pomorphes, comprenant les Orangs et Chimpanzes , tandis que les Gibbons, dejä eloignes, ne for-maient plus que la premiere division de l’ordre des Quadrumanes. Linne lui-meme avait dejä an-