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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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ANTHROPOLOGIE. 225

CI). Bonaparte, ont fait revivre le nom linneen de Primates , que de Blainville et M. Isidore Geof-froy Saint-Hilaire ont aussi adopte, mais en le restreignant seulement aux animaux appeles Qua-drumanes par G. Cuvier, et en en retirant tout ä fait ITIomme. M. Isid. Geoffroy Saint-Hilaire s’esisurtout fortement eleve, dans plusieurs de ses ouvrages et dans ses cours, contre l’admission del’Homme dans les cadres mammalogiques, etil a fait avec lui, ä l’exemple de naturalistes etrangers,un regne distinct, le regne humain, ainsi que nous l’avons dit dans les generalites de ce volume.« Si l’on considere, dit le savant que nous venons de nommer, ITIomme tout entier, dans sa doublenature et dans sa haute Suprematie sur toutes les autres creatures terrestres, l’homme ne sauraitconstituer ni un ordre zoologique, ni meme une classe ou un groupe quelconque dans le regneanimal. II faut reconnaitre en lui un ötre ä pari et au-dessus de tous les autres, separe rnöme desPremiers animaux, malgre toutes les affinites organiques qu’il possede, par une distance immense,par un abime que rien ne saurait combler. Ce n’est pas sans raison qu’on le considere en Allemagne comme devant constituer ä lui seul un regne distinct. Ainsi, d’un cöte, ITIomme se lie intimementavec les premiers animaux, et c’est en vain qu’on chercherait ä trouver entre les ßimanes et lesQuadrumanes des differences de valeur ordinale; d’un autre cöte, ITIomme se separe, au contraire,non-seulement de tous les Mammiferes , mais du regne animal tout entier, dontil forme lecouronne-ment, et dont il ne fait pas partie integrante.» On peut encore ajouter que ITIomme se distingue desanimaux par une embryogenieparticuliere, et par une apparition geologique meme qui n’alieuquedans les couches d’alluvion, et apres l’apparition d’un tres-grand nombre d’autres ötres organiqueset de toute la nature inorganique.

Quoi qu’il en soit de ces deux manieres de voir, elles peuvent etre combattues ou defendues pardes arguments egalement serieux, mais qu’il serait beaucoup trop long de developper dans ce re-sume. Qu’il nous suflise de dire, comme conclusion, que, materiellement, I’Homme se rapprochebeaucoup des animaux, principalement des Singes, mais que, intellectuellement, il s'eloignedetousles etres, meme dans les races les plus degradees, quoique neanmoins certaines peuplades incultesne s’elevent que tres-peu au-dessus de la brüte, absträction faite du langage articule, qui etabüt laveritable ligne de demarcation, de meme que l’admission d’une puissance divine superieure ä lui,

L’Homme, pour tous les naturalistes, forme un genre particulier dans lequel on ne doit com-prendre tres-probablement qu’une seule espece, puisque toutes les varietes peuvent se meler indis-tinctement et produire des individus feconds, ee qui, en Zoologie , est la definition de l’espece. Maison y distingue, comme nous le dirons bientöt, beaucoup de varietes et de races produites par cer-taines conformations hereditaires, peut-etre aussi par des influences climateriques, dont le nombreesttres-loin d’etredefini d’une maniere positive, et qui empruntent leurs caracteres plus ou moinsconstants, tantöt ä la nature des cheveux et ä la couleur de la peau, tantöt ä la forme du cräne,ainsi qu’ä quelques autres particularites du squelette, ä la structure du cerveau, aux langues par-lees d’oü sont resultees plusieurs classifications etbnograpbiques, et ä quelques autres particularitesque l’on peut considerer comme plus secondaires et des lors moins generales.

Ainsi le crär.e de l’Homme noir est generalement plus ötroit que celui de ITIomme blanc; les osdesa face sont plus prolonges; les lobes lateraux de ses hemispheres encepbaliques n’ont plus lamöme dimension; ses cheveux sont erepus au lieu d’ötre lisses; l’angle facial est beaucoup moinsdroit, etc. Intermediairemenl, entre le negre et le blanc, vient l’Homme jaune: les formes se rap-prochent beaucoup de celles du blanc; les cheveux sont lisses, presque lisses ou peu erepus; ranglefacial, variant de 76° ä 85°, tient ä la fois tantöt du noir, tantöt du blanc, etc. Pour ce qui concernela Classification des races d’apres le langage parle, on comprendra facilement que l’arbitraire est apeu pres la seule regle en raison meme du grand nombre d’idiomes et de dialectes admis par lesvoyageurs, quoique cependant il puisse sembler rationnel de grouper les peuples en souches oufamilles d’apres un langage qui, on en a plusieurs exemples, n’a pas varie chez enx depuis un tempstres-recule. On evalue ä 2,000 le nombre des langues connues, et ce nombre serait encore plusconsiderable si l’on y comprenait toutes les langues anciennes, quoiqu’on n’ait pu arriver qu auclassement d’un peu moins de moitie, ou ä peu pres 1,000 dialectes; l'Asie comprend 155 langues,dont les groupes principaux sont la semitique, la caucasienne, la persane, 1 indienne, la transgan-getique, la tartare et la siberienne; l’Europe a 53 langues divisees en six groupes: 1 iberienne, laceltique, la greco-latine, la germanique, la slave et l’ouralienne; les 115 langues del’Afrique for-