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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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ANTHROPOLOGIE.

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vivants sur cette terre, leur administrateur et leur roi, sont du nombre de ces notions premieresafflrmees par ie consentement unanime du genre humain, et qui appartiennent ä la tradition uni-verselle. L’histoire nous apprend que, partout et en tout temps, elles ont forme Ia base des institu-tions religieuses et sociales. Cependant, ce n’est que dans les livres saints qu’on enseigne la parfaiteidentite de ce que nous appelons aujourd’hui l’espece humaine. Dans la civilisation la plus an-cienne dont l’histoire ait conserve le Souvenir, on croyait que l’origine des Hommes n’etait pas lameine: il y en avait qui etaient enfants de Dieu ou des dieux; il y en avait d’autres, et cetait le plusgrand nombre, qui etaient enlants de la terre ou du peche. On devine tout de suite quelles etaientles consequences moraleset politiquesd’une teile doctrine. Ce fut la croyance des premiers temps dela Grece . G’est lä ce qui explique toute la partie fabuleuse de son histoire, cette longue suite de dieuxet de demi-dieux, dont la vie se confond avec celle des Hommes. La möme croyance regnait chezune partie des barbares qui assiegeaient les frontieres de l’empire romain vers le cinquieme siede, parexemple, chez les Scandinaves. D'apres les historiens chinois, eile regnait chez les Tartares; eileexiste encore chez les peuplades de la mer Pacifique . Dans le brahmanisme, oü l’Homme est consi-dere comme un ange dechu, ii y a un principe de distinction qui n’est pas moins puissant: onadmet que les hommes des castes superieures apportent en naissant quelque chose de plus que lesautres: c’est une lumiere superieure, une sorte de Verbe, qui les fait participants de la raison di-vine, et qui est une recompense des merites acquis dans les vies anterieures. Le Souvenir de cettedoctrine, qui semble avoir traverse l’Asie, se retrouve dans la philosophie grecque. Platon admettaitaussi que la raison, le). 07 <>j, n’etait pas donne ä tous les Hommes. Enlin Aristote dit positivement,dans sa Politique, qu’il y a deux natures d’Hommes: l’une destinee ä commander, l'autre ä obeir.On voit que les naturalistes modernes, qui ont soutenu la doctrine des races indelebiles et ineom-municables, n’ont fait que rcproduire une erreur dejä ancienne et ne tendaient, sans s’en douter,ä rien moins qu’ä justifier tout ce que justifiaient ces vieilles doctrines, c’est-ä-dire la Separationdes Hommes en classes, l’inegalite, l’esclavage, etc.; tant il est vrai que, lorsqu’il s’agit de l’Homme,il n’existe pas d’erreur qui n’ait de grandes consequences!... L’IIomme est un etre eminemmentsocial. On ne comprend pas comment il pourrait vivre hors de l’etat de societe. C’est celle-ci, eneffet, qui lui donne tout, cette langue des signes sans laquelle ni le moral ni le physique ne se dc-veloppent chez lui: c’est eile qui conserve cet immense heritage de savoir, sans lequel il serait leplus faible et le plus miserable des elres. La societe est tout pour l’Homme; aussi est-il tout entierforme par eile. Organiquement, il est doue des faeultes d’imitation les plus etendues ä l’egard deses semblables, en ce point que l’llomme sent en quelque sorte avec les autres. C’est Pexistence deces faeultes sympathiques qui explique la propagation de certaines maladies nerveuses, qui a etefrequemment observee. Elle explique aussi ces vicissitudes dans l’habitat exlerieur qui s’etablissentdans une population tout entiere,et lui donnent un caracterequi la distingue detoute autre. Souslepoint de vue spirituel, la necessite de la vie sociale n’est pas moins manifeste... La vie sociale est,parmi les milieux oü l’Homme est place, celui qui exerce le plus d’influence sur son etre tout en-tier. Elle agit par les idees, par les crovances, par l’imitation, par les habitudes qu’elle donne. Elleseule suffit pour donner, par la suite des generations, origine ä ces Varietes qu’on designe sous lenorn de races. Elle est peut-etre, sous ce rapport, la plus puissante des causes, plus puissante que leclimat et Tacclimatation. On peut en trouver une preuve dans les differenees qui existent entre lesdivers peuples qui appartiennent ä la civilisation moderne de EEurope, et qui, bien que sortis d’unesource commune, offrent cependant, malgre V identite des points de deparl moraux, des dissem-blances assez notables... On peut induireque le progres, qui est le propre de la societe humaine,imprime dans 1’organisme humain l’evidenco des profondes modifications signalees dans les insti-tutions, dans les Sciences, les arts, etc. C’est une preuve de plus de l’influence de l’activite spiri-tuelle de Vllomme sur son organisme, une preuve de plus de l’intime dependance qui existe entrela vie individuelle et la vie sociale... 11 y a des animaux qui vivent aussi dans une sorte d etat desociete : telles sont les Abeilles, les Fourmis , les Termites, etc. Mais, depuis le commencement dumonde, le mecanisme de ces societes (quelque admirable et si bien calcule qu’il soit) est invariable:leurs ceuvres sont lesmemes, tout y est immobile et stable. Quelle Opposition avec ce qui se passechez les Hommes! lei toutse modifie, tout change, non seulement dans le mecanisme social, maisdans les ceuvres: rien n’est immobile. L’activite modifieative est eonstaroment, presente, eile agit