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I11ST01RE NATURELLE.
l’introduction de l’ethnographie, se basant sur le langage, la filiation historique, les mceurs et lareligion, dans la Classification humaine, rendit encore le nombre des divisions de plus en plus con-siderable, com me on peut surtout le voir dans les ouvrages d’Adrien Balbi (Compendio di Geo-{irafia universale , et d’aulres geographes. Quelques antbropologistes chercherent enfin ä remettrede l’ordre dans l’histoire de I’Homme, et Linneus Martin (Gen. intr ivith a particular viewof the philrsophical Hislory of Mam, etc., 1841), prenant un juste milieu entre les travaux deses predecesseurs, proposa cinq races, quatorze tribus et vi.ngt familles.
Aux naturalistes que nous venons de citer nous pourrions joindre plusieurs autres noms, sur-tout parmiceux qui n’appartiennent pas äla France . Sous un autre point de vue, souscelui del’ana-tomie et de la physiologie, beaucoup de savants se sont aussi occupes de l’Homme: indiquons seule-ment Soemmering, Camper, Vrolick, Weber, Tiedemann, Leuret, MM. Cruvellier et J. Cloquet,Coste,et surtout M. le professeur Serres qui, dansun grand nombre de ses travaux, et particulierement dansson Anatomie comparee transcendante: Prmcipesd’embryogenie, de zoogenie et de teralogenie, 1859,a principalement fait connaitre le developpement successif et les monstruosites de l’espece humaine.De nos jours, l’Homme, considere ä l’etat fossile, a ete etudie, et peut-etre ne s’est-on pas souvenuassez de ce que G. Cuvier (Ossements fossiles) avait dejä dit ä ce sujet il y a pres de cinquante ans.Enfin 1’bistoire intellectuelle dolTlomme, sa philosopbie, etc., ont ete le sujet de travaux trop nom-breux ct trop en dehors du cadre qui nous est trace pour que nous en nommions rneme les prinei-paux auteurs.
Nous ne cbercherons meine ä faire connaitre que les races les plus tranchees de l’espece humaine,laissant de cöte les Varietes sur lesquelles on n’a que des connaissances incompletes; nous n’ad-mettrons qu’une seule espece, et dans celle-ci des types speciaux et des subdivisions: toutefois ce neserait pas nier la puissance infinie de Dieu que de dire qu’il a cree plusieurs especes humaines.Mais, avant tout, nous devons indiquerquelle fut, d’apres les livres sacres, la repartition de l’especehumaine sur le globe apres le deluge mosaique. Les descendants de Sem, Cham et Japhet, les fils deNoe , se disperserem de la maniere suivante : Sem eut cinq enfants, Arphaxad, Elam, Assur, Aram etLude. Arphaxad fut la souche desChaldeens, des Ilebreuxet d’une partie des Assyriens; d’Elam vinrentles Elamites et les Perses; Assur fut le pere des Assyriens et des peuples voisins; d’Aram descendirentles peuples de la Ccelesyrie, les Bactriens, les Syriens et les Mesopotamiens ; et de Lude sortirent lesLydiens et les habitants de l’Asie Mineure. Les fils de Cham, Chus, Mesraim, Phut et Canaan , occu-perent l’Afrique : du premier descendirent les Sabeens, les Arabes , les Ethiopiens, les Abyssins etles Troglodytes; du second sortirent les Cyreneens, les Egyptiens, les Lydiens, les Numidiens , lesPhilistins, les habitants du Patrus, ceux de l’ile de Chypre et ceux de la Cassiotide; du troisiemcvinrent une partie des Lydiens et les peuples de la Mauritanie et dela partie occidentale de l’Afrique ;du quatrieme enfin, qui eut onze enfants, Sidon , Heth, Jebus, Amor, Gerges, lleve, Arak, Sin,Arad, Samar et Amath, proviennent onze nations guerrieres , auxqueiles ils donnerent leur nom :les Sidoniens , les Betheens, les Jebuseens, les Amorrheens, les Gergeseens, les Heveens, les Ara-ceens, les Sineens, les Aradiens, les Samareens et les Amatheens; les six derniers de ces peuples,expulses plus tard de la Palestine qu’ils avaient occupee durant sept siecles, allerent habiter les en-virons du mont Liban et les pays voisins. Ce furent les sept fils de Japhet: Gomer, Magoa, Madai,Javan, Thubal, Masoch et Thiras, qui s’etablirent en Europe : de Gomer sortirent les Ripheens, lesAscaniens , les Cappadociens, les Armeniens et les Allemands; de Magoa, les Scytbes, les Tatars, lesGetes et les Goths ; de Madai sont descendus les Medes et les peuplades voisines; Javan a ete le peredes jEoliens, des Macedoniens, des Rhodiens, des habitants du Peloponese, des Siciliens, des Ita-liens et des Gaulois; de Thubal sont venus les Iberiens; de Masoch , les Moscovites, et de Thiras, lesThraces et les peuples qui avoisinent la petile Tartarie. — Cette enumeration indique les premiersperes des peuples de l’ancien monde, seul connu de Mo'ise; mais, dans cette hypothese, quelle est.l’origine des populations du nouveau monde, des vastes contrees de l’Amerique et de rAustralasie?
Qu’il nous soit permis de rapporter ici quelques extraits d’un article Htteraire de M. Buchez(Encyclopedie du dix-neuvieme siede, t. XIV, 1852) sur l’idee que Fon s’etait faite chez les anciensde l’espece humaine, et sur son besoin caracteristique de sociabilite. « La connaissance de la doublenature de l’Homme, sa participation ä la nature animale, qui le fait sujet aux miseres des passions,de la maladie et de la mort, sa participation ä la nature spirituelle, qui le fait le premier des ctres