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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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ANTHROPOLOGIE. 255

mortalile est plus grantle dans les villes, et surtout dans les capitales, que dans les campagnes, cequi tient au genre de nourriture, de vie, ä la degradation dans laquelle tombent parfois les classesles plus malheureuses, etc.; mais les citadins qui sont au-dessus du besoin peuvent, avec une vieactive et moderee, avec de la sobriete surtout, aequerir autant que d’autres des chances de longe-vite. L influence des professions sur la duree de la vie est tres-manifesle, comme l’a demontre dansun ouvrage special M. Lombard, qui dit, ä juste raison, que les macons, les tailleurs de gres, quirespirent des poussieres nuisibles, les ouvriers occupes ä polir l’acier, ceux qui sont employes dansles mines, les manufactures de produits chimiques et des artsqui cn derivent, etc., vivent beaucoupmoins longtemps que les magistrats et les savants, les rentiers, les pretres, les militaires relraites,les negociants et marchands, etc. Relativement au sexe, les femmes vivent habituellement pluslongtemps que les hommes.

LTIomme, par la disposition de son Systeme dentaire etdeson tube digestif, est omnivore : c’est-ä-dire qu’il est destine ä se nourrir, soit de la chair des animaux, soit de vegetaux, et surtout deces deux sortes de substances simultanement; et, en outre, pour relever ses aliments, il em-prunte, en general, au regne mineral des assaisonnements devenus souvent indispensables, commele sei, par exemple, cbez tous les peuples civilises. Chaque peuplade a son genre particulier denourriture; mais toujours est-il que la plupart des aliments subissent un certain degre de cuissonavant d’ötre manges, tandis qu’un tres-petit nombre se mangent ä l’etat de crudite : ces dernierssont babituellement des matieres vegetales, car les substances animalisees sont celles qui ont pourl’Homme besoin de l’action du feu. Un tres-grand nombre d’animaux servent ä l’alimentation hu-maine, et certaines especes, comme le Boeuf, le Mouton , le Cochon, le Lapin, la Poule, etc., ont eieasservies et conformees pour ce seul usage depuis des temps immemoriaux cbez les peuplescivilises; il en est de mdme de quelques plantes, comme le Ble et la "Vigne, par exemple. Cbez lessauvages, la recherche des plantes alimentaires, la chasse des animaux, servent ä se procurer lanourriture; et heureusement ce n’est qu’exceptionnellement que quelques peuplades, comme dansla Nouvelle-Cale'donie, ont l’atroce courage de manger leurs semblables : elles sont anthropophages,mais, hätons-nous de le dire, ce n’est que leurs ennemis qu’elles devorent ainsi.

On ne connait pas de peuples, meine ä l’etat sauvage, qui se nourrissent seulement de chair ouseulement de plantes crues, et les societes de temperance, qui ont preconise une teile alimentation,se sont peu occupees si cela convenait ä la nature humaine. Exceptionnellement, certains Ilommesont pu, par besoin, se soumettre ä un tel genre de vie : on eite principalement, dans le midi de laFrance , un nomme Julian, qui ne vivaitquede matieres vegetales : de pain et de feuilles de plantesqu’il trouvait dans la Campagne.

La taillemoyenne de l’Homme est de l m ,66 (5 pieds); eile varie depuis l m ,53 (4 p.ieds) jusqu a2 metres (6 pieds), suivant les races, les climats, le genre de vie et l’etat d’aisance ou de misere,comme semble pour ce dernier point l’avoir constate Williams Edwards. La femme est habituel-lement plus petite que l'homme. En dehors de ces limites, il n’y a plus que des exceptions indivi-duelles : au-dessous de quatre pieds ce sont les nains, au-dessus de six pieds les geants. M. IsidoreGeoffroy Saint-Hilaire , dans son liistoire generale des Anomalies, dit que l’existence des nains avantseulement un peu plus de 0 m ,66 (2 pieds) et de geants ayant presde 5 metres (9 pieds) est constateepar plusieurs temoignages authentiques.

Les pays les plus froids no sont peuples que d’Hommes extrdmement petits, bien cependant qu’ily ait des peuplades d’une petite taille sous l’equateur. Les Hommes d’une haute stature habitentgeneralement l’hemisphereaustral. Les peuples les plusgrands que Fon connaisse sont lesPatagons,les Caraibes, les Taitiens, les Nouveaux-Zelandais, les habitants des iles des Navigateurs, etc.; ceuxd’une petite taille sont les Esquimaux, les Samoyedes, les Boschimans des montagnes, les Papous deWaigiou, les habitants de la Nouvelle-Hollande au port du Roi-Georges, ä Sidney et ä Para-matta, etc. Chez l’Europeen, la hauteur totale de l’individu est egale ä celle de la tete prise six ousept fois, quelquefois un peu plus: chez les Kalmoubs, la proportion n’est que cinq fois et demie;chez les Esquimaux et les Samoyedes, seulement de cinq fois, etc.

Cherchons encore, avec Bory de Saint-Vincent , ä suivre l’Homme depuis son etat primitif de na-ture ä travers les diverses pbases de sa civilisation jusqu’ä l’epoque actuelle. «L Homme, etant detoutes les creatures celle qui fut jete'e sur la terre avec le plus de besoins et le moins de moyens d y