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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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MSTOlPiE NATURELLE.

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ligence depassant souvent les Limites du present et du monde sensible. Un senliment moral. Unedetermination libre. Un langage articale, varie. Une religion ou l’adoration du Createur, sousquelque forme que ce soit.

Comparant l’LIomme avec les animaux qui ont avec lui Je plus de ressemblance, ou qüi semblentl’emporter sur lui par quelque avanlage organique,nous trouverons des particularites differentiellesprofondes que nous devons signaler. Le cerveau est beaucoup plus de’veloppe que chez les aulresfitres. Si dans les jeunes Singes anthropomorphes la partie eränienne de la tete l’emporte sur lapartie faciale, bientöt avec läge onvoit cette derniere prendre une grandepredominance. Plusieurs• animaux paraissent l’emporter sur I'Hcmmc sous le rapport du developpement des organes dessens, mais cette predominance d’activite se reduit chez eux ä un sens special: c’est ainsi, parexemple, que l’odorat l’emporte cbez le Chien et divers Carnassiers; 1’ouie, dans quelques especcstimides et faibles; la vision, chez les Oiseaux de proie, etc.; mais encore on doit remarquer que,dans notre espece, les sens sont mieux harmonises entre eux, plus modifiables par l’education, plusparfaits, etc. Si le toucher general, celui qui reside dans la peau, n’est pas aussi complet que dansquelques ötres,' comme dans les (Ibauves-Souris, par exemple, le toucher actif devient, on peut le(iire, intelligent, surtout dans l’instrument admirable qui constitue notre rnain. Tout s’harmonisedans la disposition de l’Homme pour la Station verticale et bipede; la tete s’articule avec la colonnevertebrale par sa base, de teile Sorte qu’elle se trouve en equilibre sur le rachis redresse; la faceinferieure au cräne porte les yeux, le nez et la bouche en avant; la colonne vertebrale olTre unesuite de courbure parfaitement calculees pour arnener le centre de gravite ä passer par l’axe ducorps, et etablissant l’equilibre avec les nombreux visceres abdominaux; !e bassin est conformepour proteger les organes qui se trouvent dans le ventre et pour donner une large base de sustenta-tion aux membres posterieurs fortement ecartes. Toutes ces particularites osleologiques differentientle squelette de l’Homme de celui de tous les Vertebres, et meme de celui des Gorilles, Chimpanzes et Orangs, qui ne peuvent se tenir debout que momentanement et d’une autre maniere. II en est dememe des membres de derriere devenus inferieurs, et du pied, remarquable par la saillie du talonen arriere de l’artieulation de la jambe, par la largeur de la region plantaire, la brievete et la Posi-tion des doigts, par la cambrure interne du tarse, etc. Le membre anterieur se termine par unemain beaucoup plus parfaite meme que chez les premiers Singes, et en differant par la grande lar-geur de la paume, par son pouce plus long, mieux opposable aux autres doigts, et cbacun deceux-ci se mouvant avec plus d’independance, et par sa peau depourvue de poils, et, par consequent,beaucoup plus sensible aux divers contacts. Les organes de la nutrition ne presentent pas de ca-racteres bien speciaux,etles differences peu notables ne tiennent guere qu’ä lanature de la Station.Le Systeme dentaire, eompose de trente-deux dents : quatre incisives aux deux mäcboires, une ca-nine et cinq molaires de chaque cöte en haut comme en bas, est analogue, par le nombre et par lesformes generales des molaires et des incisives, ä celui des Singes de l’ancien continent, mais s’e-carte de celai-ci surtout par les dimensions des canines, qui, dans notre espece, ne depassent quetres-peu les autres dents, n’exigent pas pour loger leur pointe un espace vide ä la mächoire opposee,et montrent que l’Homme, ne pouvant dechirer une proie animale crue, a du etre purement phy-tophage jusqu a l’epoque oü il püt produire le feu et faire cuire ses aliments. En debors de ces ca-racteres, l’Homme differe surtout de l’animal par son intelligence, qui n’apparait que faiblementet presque exclusivement ä letat d’instinct cbez le dernier, et est arrivee au simrnum dans je pre-mier, comme nous avons dejä eu occasion de le montrer plusieurs fois.

L’Homme, considere uniquement dans son propre genre, ne constitue qu’une seule espece; maisl’on doit dire que l’on y observe des groupes nombreux appeles Varietes ou races, et qui sont assezfixes pour qu’on se soit demande s’ils n’auraient pas la valeur de veritables especes. Les differencesqui diversifient la population du globe portent essentiellement sur les formes de la tete osseuse, surles traits du visage, sur les proportions des membres, sur la stature, puis sur le Systeme pileux,sur la couleur de la peau, et enfin sur le genie des peuples, leur etat social, leurs moeurs, etc. C’estavec juste raison, sanstoutefois admettreles rigueurs d’une formule scientifique,queM. Hollard apudire que ces differences forment des caracteres qui determinent des types physiques auxquels corres-pondent ä l’ordinaire des types intellectuels et moraux, et, par suite, les caracteres de la societc.