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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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ANTHROPOLOGIE. 255

parce que le cuivre est Je premier nietal mis en oeuvre... Durant cet ägo, les tribus's’associent eucorps de nation, oü des gouvernements regüliers s’etablissent... les dieux ou les enfants des dieuxchoisissent des femmes parmi les filles des Hommes... Des Tage d’airain les Hommes etaient doncparvenus au point oü les aventuriers europeens du quinzieme siede trouverent les peuples soumisä la domination de Montezuma et des Incas , chez lesquels l'or et l’argent representaient, dansI’usage habituel, les premiers metaux des temps beroiques de l’ancien monde, mais oü l'on man-quait du plus commun, qui est en meme temps le plus utile.

« Enfin \'äge de fer arrive; il emprunte son nom de la singularite qui le caracterise; les arls yuaissent en foule et viennent adoucir des mceurs grosseres: partout l’anthropophagie disparait oüle fer se montre: les villages se mültiplient et deviennent des villes, en se couvrant de boulevards;les temples, les sepulcres, les edifices _ ’ "cs acquierent une imposante solidite, Les besoins multi-plies, avec de nouveaux moyens d’y satisfaire, contribuent bientöt ä l’enrichissement des langues,qui des lors acquierent leur genierespectif, et dont la diversitesur la terre autorise ä penser qu’eliesetaient dans l’imperfection quand les races se separerent des souches specifiques... L’art de peindrela parole est decouvert bien plus tard; il commence par des caracteres hieroglyphiques imparfaits,

qui denotent l’anteriorite de la peinture.Il est probable que la mise en oeuvre des metaux, et.no-

tamment du fer, avait contribue ä l’etablissement de puissants Etats oü la civilisation etait parvenuea un tres-haut degre de developpement, et oü les Sciences meme furent en honneur, qu’on n’ecri-vait point encore; les traditions etant alörs orales, et les generations ne se pouvant mettre en con-tact, ä de grandes distances de temps, par des signes conservateurs du discours, l’histoire de cesempires et leurs corps de doctrine devinrent necessairement mythologiques, quand la plus grandepartie ne s’en perdit pas. Les Hommes purent alors se civiliser, quoique leur intelligence n’eütpoint encore trouve ce grand eleinent de perfectibilite qui parait etre l’un de ses caracteres dis-tinctifs, et qui consiste ä savoir ligurer la parole... L’ecriture trouvee, la veritable histoire com-mence, le passe, raconte ä peu pres tel qu’il fut, est mis ä profit et devient la lecon, trop souventnegligee, du present et de l’avenir; l’etude des Sciences fait naitre la philosophie, dont les erreursmeme preparent le regne de la sagesse par l’exercice du raisonnement.

« On pourrait ajouter un cinquieme age ä ceux dont la mythologie nous vient de faire reconnaitrelestraces: l’imprimerie en determine la tendance... Les temps s’accomplissenl, et Vage de raison,qui s’apprete, replacant les bases indestructibles de la morale dans la nature meme, dont cette mo-rale unique ne saurait etre qu’une consequence, prepare aux generations futures des felicites su-perieures ä tout ce que nous pouvons entrevoir au milieu du crepuscule oü nous vivons encore. »

Les caracteres zoologiques principaux du genre Homme (Homo, Linne ) peuvent etre resumes ainsit|u’il suit: Täte arrondie, moins developpeedans la partie facialeou sensoriale que dans la partie crä-nienneou cerebrale, qui est tres-volumineuse; articuleeavec les vertebresdu couparsabase. Trente-deux dents: incisives, tranchantes; canines, peu saillantes; molaires, ä tubercides mousses, formantune serie non interrompue aux deux mdchoires. Fosses orbitaires et temporales distinctes. Troncelargi aux epaules et au bassin, non termine par une queue. Deux mamelles sur la poitrine, sail-lantes, ecartees. Membres dissemblables: les superieurs ou anterieürs plus courts que les autres,avec une clavicule complete, impropres ä la translation du corps, seuls termines par des mains äpouces separes et 'opposables aux autres doigts, et eminemment disposees pour la prehension :membres inferieurs ou posterieurs termines par des pieds, qui posent dans toiite leur etendue surle sol, etproduisent la locomotion. Ongles faibles, planes. Station verticale donneepar les dispo-sitions de la täte, du tronc et des membres. Estomac simple, membraneux; un petit coecum terminepar un appendice vermiforme. Organe reprodxicteur principal male libre: un scrotum. Systemepileux abondant sur la täte (cheveux ), sur quelques points de la face, et surtoiit au menton(barbe), aux aisselles, aupresdes Organes genitaux, surla poitrine, principalement dans le sexemale: rare, court ou nul sur le reste du corps. Nourriture omnivore, aussi bien vegelale qu’ani-male. Habitat, tout le globe, excepte les regions les plus rapprochees des pöles. Et l’on peut joindreä ces particularites des caracteres qui ne se retrouvent plus chez les animaux, tels que : Une intel -