‘240
lliSTOIRE NATURELLE.
noir luisant, une barbe fournie möme au menton, et des yeux egalement noirs, et par une peaud’un blancsatine et vermeil. C’est dans cette race que l’angle facial est le plus approchant de 90°,quand il n’a pas exactement cette ouverture, quoique les sculpteurs de l’antiquite l’aient porte dansquelques-uns de leurs chefs-d'oeuvre ä beaucoup plus. Tandis que le type arabe ou semitique sedistingue par l’ovale plus allonge de la face, par son front bien voute mais plus etroit et moins ver-iical, son menton plus saillant, ses levres un peu plus fortes, ses oreilles plus grandes, son oeilgrand, peu decouvert, et que tout dans les formes annonce une vie energique et rapide; dans lotype caucasien ou arian, les contours du visage sont plus arrondis, plus soupies, moins decides etla race entiere semble mieux prepare'e ä subir i’action des modifications, tant externes qu’internes,qui devaient agir sur lui dans les conditions sociales et climateriques si diverses oü se trouvent lesnations de cette variete humaine.
(i Les femmes, dans la race caucasienne, dit Bory de Saint-Yincent, y sont remarquables par lafraicheur de leur teint; leur peau est merveilleusement unie; leur bouche tres-petite; leurs sourcilssont si minces, qu’on dirait, au rapport de Struys, un filet de soie recourbe; elles ont les cheveuxordinairement'du plus beau noir,'Uns, luisants et merveilleusement boucles; le nez presque droit;la figure parfaitement ovale; la gorge surtout admirable, et le port majestueux, mais bientöt alterepar l’excessif embonpoint auquel elles sont sujettes. Ce sont ces Mingreliennes, ces Circassiennes ,ces Georgiennes , en un mot, dont la beaute est si celebre dans tout l’Orient, qui ornent les haremsdes mahometans, depuis le centre de l'Asie jusque dans le royaume de Maroc . Les hommes n’y sontpas moins beaux : leur taüle movenne est de cinq pieds quatre pouces; leur temperament sanguin etflegmatique... C'est en s’alliant perpetuellement a son sang que les Turcs, les Persans et les Ilin-dous du Cachemvre sont devenus desraces magnifiques d’especes moins belles, car l’usage d’acheterun grand nombre d’esclaves attrayantes pour en faire des femmes legitimes ou des concubinesexistant de tout temps chez les peuples qui ont, depuis l’ere moderne, adopte le mahometisme, lesang a penetre jusqu’aux sources de l’Indus et chez diverses hordes tartares de la Bucharie. Ceuxde la race caucasique ont naturellement de l’esprit, et seraient capables des Sciences et des arts,mais leur rnauvaise education les rend ordinairenient tres-ignorants et tres-vicieux. Dans nullocontree au monde le libertinage et l’ivrognerie ne sont portes ä un si haut point qu’en Georgie ...Gelte race est loin de s'ötre etendue, comme on le croit generalement, par les armes; les monts quila recelent n’ont jamais emis de ces torrents de guerriers qui detruisirent ou fonderent de grandscmpires; si eile a modifie par de nombreuses alliances les peuples voisins, de tels triomphes ne fu-rent pas ceux de la guerre, mais de l’amour; eile dut sa principale renommee ä d’antiques et res-pectables traditions. L’arche, abordant sur l’Ararat, designe peut-etre l’epoque oü quelque sauveurdes debris d’une autre race submergee, plus instruite, vint tirer la race caucasique de l’etat sauvage.C’est probablement ä eile que le reste des Hommes doit l’art de cultiver la vigne, ce que semble in-diquer l’histoire de Noe, qui aurait repandu cet art dans les piaines de la Mesopotamie . »
Chez ces peuples, la cuisse est amincie vers le genou, qui est petit, le mollet est fortement pro-nonce, la demarcbe assuree, les mamelles arrondies en demi-globe chez la femme, et dont les ma-melons, rarement brunätres et souvent roses, doivent repondre ä la hauteur des aisselles. Les deuxsexes y rougirent de bonne heure de leur nudite, et, autant par un senliment de pudeur que parnecessite, se couvrirent de vetements divers. Cette race, primitivement monogame,! est devenuepolygame dans beaucoup de regions; la nubilite y apparait de douze ä seize ans, selon les lieux,chez les femmes, qui cessent de produire de trente-cinq ä quarante-cinq ans, et la puberte, pour lesbommes, se developpe de quinze ä dix-sept ans, tandis que leur capaeite de reproduction se pro-longe jusqu’ä soixante ans et meme plus. Primitivement, ces peuples eurent le polytheisme pourreligion, avec des notions sur Limmortalite de l’äme.
Les anciennes peuplades de cette race habilaient la Colchide et l’Albanie , et se nommaient Legst;elles etaient repandues sur le pourtour de la mer Noire , comtne le sont encore diverses tribus de lamöme souche, qui se trouvent aussi eparses aux alentours du Caucase, dans le vaste empire de Perseet dans l’Asie Mineure, sous les divers noms d’Abases, de Georgiens , de Mingreliens, de Circassiens,de T scherkefs, d’ Armeniens , de Suanes, de Lazes, etc. Les Hommes de cette race ont embrasse lareligion chretienne, tout en adoptant, les uns le rit grec, les autres lc rit latin, ou le mahöme'-lismo de la secte d’Ali. Leur lahgue la plus repandue est l’armenien.
''Mp«-». ««PW. fvm