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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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ANTHROPOLOGIE. - TYPE BLANC. 239

Le BAMEAU cadcasique, indique sous les nonis de race ou d espece japetique, de famille indo-euro-peetine et de race ariane , en s’etendant un peu plus que nous ne le faisons, eomprend des peuplesconnus des la plus haute antiquite, et qui paraissent avoir pris naissance dans la chaine des mon-tagnes du Caucase, enlre les mers Noire et Caspienne , ou peut-etre, comtue nous l’avons dit, sur lesbords de ces mers et de la Mediterranee. En s’eloignant de leur berceau, ces peuples se seraientrepandus en Europe, en Asie, aussi bien dans le continent que dans lesiles, et dans l’Afrique sep-tentrionale, oü ils auraient fonde de nombreux et puissants Etats. « Une afiiliation primitive aveoles races des plateaux de l’Asie , rapporte Lesson, est celle des einq principales langues parlees parles peuples de ce rameau avec l’ancien sanskrit des Indiens. De ces cinq langues radicales, le celte,le gree, le latin, le teuton ou allemand et le slave, sont derive's une foule de dialectes et d’idiomssparticuliers. Mais la filiation de ces peuples est des plus difficiles ä suivre, tant les croisements et lesmigrations ont altere leur physionomie premiere, et tant les conquetes et les revolutions ont ap-porte de changements dans leur etat social.» Toutefois ce rameau peut se partager en cinq racesou grandes familles que l’on indique sous les denominations de caucasique, pelasgique, latine,celtique et teutonne.

Les peuples qqe nous eludions, mais compris d’une maniere un peu differente de la nötre, c’est-ä-dire renfermant tous les types de la race ariane, y compris les Hindous, presentent des earactörescommuns qu’il est bon de signaler : ce que nous ferons en empruntant le passage suivant d’un re-sume anthropologique du ä M. Ilollard. « Quoique composee d’elements nombreux et aujourd’huitres-diversifies, la famille ariane est unie par les afunites plus ou moins procbaines de sesidiomes,par ses traditions hisloriques et mythologiques, comme par le caractere general des nations qui s’yrencontrent. Tandis que les langues semites (surtout parlees par les Arabes ), privees d’expressionspour les idees abstraites et metaphysiques, denotent des tendances et des habitudes intellectuellesmoins speculatives que pratiques, en religion plus de tradition et de foi que de philosopbie, et, engeneral, plus de verites recues que de verites conquises; les idiomes indo-europeens nous disentque les peuples qui les parlent ont, ä cöte de la tradition, specule de bonne heure sur la nature, surla Divinite, sur l’IIomme. Les Sciences ont eu cbez les Arabes un moment de culture et de progres;mais c’est dans la race ariane qu’elles ont grandi ä travers des pbases diverses, dans toutes les di-rections, et qu’elles ont atteint la precision, la methode, l’elevation et la portee philosophique quiles placent aujourd’hui si haut dans l’estime du penseur et de l’homme d’Etat. Quant ä l’etat social,il varie plus dans la race ariane qu’il n’a jamais varie dans la race syro-arabe. Ici, c’est la socidtehindoue divisee en castes infranchissables, et dont la civilisation, longtemps stationnaire, s’affaissedans ses immobiles institutions. Ailleurs, ce sont de grandes monarchies conquerantes, ailleurs desrepuhliques democratiques ou patriciennes assises sur l’esclavage, puis tout le developpement plas-tique de nos societes europeennes modernes, fixant au sol des bandes jusqu’alors nomades, les dis-ciplinant peu ä peu par l’Egiise et par la hierarchie feodale , emancipant ensuite Thomme del’homme, ja faiblesse de la force, pour ne les soumettre qu’ä la loi et ä la justice sociale dans tontela dignite de l’etre moral, libre et responsable. Pour accomplir cette marche ascendante, ä laquelleeile fera participer peu ä peu les autres races, la famille ariane a ete placee dans les condition? psy-chologiques, physiques et geographiques en rapport avec ce röle. Souple, active, intelligente, selancant volontiers dans l’infini de ses desirs et de l’espace ouvert devant eile, quand eile ne s’estpas abimee dans le vide et ensevelie sous les grandeurs ecrasantes de ses conceptions pantheistes,eile a marche de ses steppes improductives vers des terres plus fecondes, et lä, tantöt sous une im-pulsion, tantöt sous une autre, cherchant sa voieencore inconnue, passionnee par l’art, parle beau,sous le ciel de la Grece , par la patrie ä Rome, eile recut de la race semite un ferment nouveau etregenerateur qui, dedaigne par celle-ci, trop humain pour le genie juif , donna bientöt une impul-sion puissante aux races de l’Occident . Le christianisme, malgre bien des resistances et de gravesalterations, a peu ä peu penetre ces races de principes et de sentiments moraux inconnus du mondeancien, et qui ont contribue pour beaucoup ä leur superiorite.»

La race caucasiekue est surtout caraeterisee par une taille generalement moyenne, mais bien prisedans ses diverses proportions; parson visage legerement ovalaire, avec des yeux bien ouverts dansle sens transversal, et des traits purement dessines et accentues; par une chevelure abondante d’un