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HISTOIRE NATURELLE.
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en eloquence, en peinturo, en sculpture, en arcliitecture. La Grece , on l’a plusieurs fois rappele,patrie de l’heroisme et des mäles vertus, se corrompit plus lard par la puissance elle-meme et parles richesses; et apres avoir fonde des colonies sur les rives de la mer Mediterranee, de la mer Noire ,apres avoir conquis une partie de l'Asie et de l’Afrique , devint elle-meme la proie des Romains etdes autres peuples latins, des Slaves et des Scythes, et tomba enfin dans cet etat de decadence oünousla voyons maintenant, malgre ses efforts hero’iques et son affranehissement assez recents desmains barbares de la Turquie , qui l’a dominee pendant un espace de temps considerable.
Les Grecs sont de race ariane, mais, selon toute probabilite, de tribus diverses : aux Pelasgess’ajoutereut les Ilellenes et d’autres races encore originaires de la Thrace . Quelques auteurs font deces peuples un rameau commun de la branche indo-europeenne; ee qui est certain, c’est qu’ilsconstituent une nation ayant conserve ses caracteres physiques, malgre tous les malheurs d’unedecadence sociale tres-prolongee.
L’ancienne Grece avait cree le polytheisme que les Latins adopterent, puis eile recut de la Jude’ele christianisme qu’elle a conserve dans la forme du rit grec enseigne par un patriarche. Le grecancien, si riebe, si exact, si varie, si sonore, et qui fecondait merveilleusement la pensee, a faitplace au grec moderne, oü on le retrouve melange aux idiomes des peuples qui ont possede le pays,et il est aujourd’hui la langue nationale. Attaches au sol, les anciens Pelasges abhorraient l’eaii, oüils croyaient que leur äme se noyait avec leur corps; les moindres expeditions maritimes leur sem-blaient d’immenses travaux : on connait ä ce sujet les fables des voyages des Argonautes , d’llerculeet d’Ulysse. L’agriculture doit ä cette race qui, de tout temps s’est adonnee ä ses pratiques, l’intro-duction des cereales, evidemment perfectionnees depuis en Sicile et transporte'es au loin par Trip—toleme; eile lui doit egalement la cullure de l’olivier, dont le feuillage, ornant les autels de Minerve,nous serait une preuve que c’est de l’Attique que vient l’usage de 1’huile; (fest encore eile qui pa-rait avoir assoupli le naturel farouche du taureau pour en faire le boeuf, mais eile a recu le chevalet l’äne du Seythe et de l’Arabe; le ver ä soie et le mürier y ont ete cultives plus tard, mais ils ve-venaient de regions plus orientales.
Les Albanais, voues aux armes, appartiennent ä la famille liellenique par leur langue surtout,qui derive du grec; ils sont peu nombreux et concentres dans les montagnes de l’Albanie : les unsont embrasse le mahometisme, et les autres sont restes attachcs ä l’Eglise grecque. Desmoulins re-garde les Etrusques. d’ltalie, e’est-ä-dire les habitants speciaux de la Toscane eomme une coloniegrecque : il en fait sa race etrnsco-pelasge, qu’il place.dans l’espece semitique; ils sont, dit-il, plusgrands que les Arabes , moins velus que les Persans, et leurs cheveux sont uniformement noirs oubruns, ils ont, ä leur tour, forme plusieurs colonies sur les bords de la Mediterranee , depuis lescötes septemrionales jusqu'aux confins de la Gaule . Enfin les Latins, que ßory de Saint-Vincentreunit aux precedents dans sa race pelasge, en sont bien distincts, eomme nous allons le dire, et nes’en rapprochent reellement que par des affinites des langues.
La KACE latine, que G. Cuvier reunissait aussi ä la race grecque, renfermant les peuples Italiens,forme le troisieme rameau de la variete caucasique, et sa civilisa tion est posterieure ä celle des Perseset des Grecs. Cette race, presque eompletement formee d’elements ariens,a cependant ete considera-blement modifiee; dans la vaste ctendue de pays qu’elle habite, depuis le pied des Alpes jusqu’äi’extremite de la peninsule italique, par le contact des peuples qu’elle a vaincus, et en mente tempsa aussi profondement modifie ceux-ci; car, en effet, il s’agit ici d’un empire qui a domine presquetoute l’Europe, surtout l’Iberie et les Gaules, et une partie tres-notable de l’Asie et de l’Afrique , etqui, a son tour, a ete domine par de nombreuses et diverses hordes plus ou moins sauvages.
Les peuplades autoebthones de l’ltalie se trouvent surtout dans les environs de Rome , etr consti-luent ce peuple romain jadis dominateur du monde: c’est lä encore qu’on doit chercher aujour-d’hui, au milieu de tant de variatiöns, le type latin le plus pur. Par suite d'un diametre verticalconsiderable de la tete, le visage offre une largeur manifeste; le sommet du eräno est aplati, ce quiproduit un front peu eleve; la region temporale est en saillie; la face proportionnellement courte;la mächoire inferieure est large; le menlon saillant, et, de plusieurs de ces particularites, il resulteque le crane, dans son ensemble, a une coupe carree; enfin le sommet du menton est arrondi. Lenez, separe du front par une depression prononce'e, est aquilin, c’est-ä-dire courbe des son origine,