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H1ST01RE NATURELLE.
Ces vastes pays sont tous monarchiques et absolus. L’Angleterre seule est un royaume constitu-tionnel; et aujourd'hui, de concert avec la France , eRe marche ä la tete de la civilisation. Les reli-gions dominantes, chez !es descendants des Teutons, sont ie christianisme reforme, le protestan-tisme, mais avec une innombrable quantite de sectes. Quelques Etats professent le catholicisme puret gouvernenl des populations latines, des Indiens, des Musulmans et des idolätres.
Le hameau semitique forme la seconde grande division ou variete de la race blanche, et est indiqucpar Bory de Saint-Vincent , ainsi que par d’autres auteurs, sous le nom d ’espcce arabique. Ce ra-meau semitique ou cette race semite a pris sa denomination de l’idee de Mo'ise, qui supposaitquela race jaune ou arabe etail Lilie de Sem, et c’est une des populations du globe dont les carac-teressont les plus constants: un temperament bilieux et sanguin domine principalement, et leshommes sont communement de grande taille, tandis que les femmesy sont, au contraire, des pluspetites de toutes les races.
Chez presque tous le visage est ovale, mais tres-allonge aux deux extremites, de sorte que lementon y est assez pointu par en bas, et le front tres-vaste, prolonge vers un sommet considerable-ment eleve, et ce front parait d’autant plus grand chez les Arabes d’un certain äge que c’est par läqu’ils deviennent assez promptement chauves, et tres-rarement par l’endroit qu’en Europe onnomme vulgairement la tonsure. Le nez est prononce, un peu mince, generalement pointu etaquilin, avec une petite bosse vers son milieu. Les yeux, mediocres, sont noirs ou brun fonce.Les sourcils sont arques, assez epais; les levres minces et la bouche agreable. La tete, dans son en-semble, parait plus forte que dans les varietes precedentes. Le corps et les membres sont bien pro-portionnes et peu charges d’embonpoint; toutefois dans les femmes, qui sont naturellement svelteset delicates, la gorge et les fesses ont une tendance ä prendre un assez grand developpement. Leurscheveux noirs, presque toujours unis, ne bouclant que rarement et un peu gros, deviennent exces-sivement longs quand ils ne sont pas coupcs : les femmes particulierement les portent tresses ennattes, au moins dans quelques races. Ces femmes sont nubiles de tres-bonne heure, parfois desl’äge de neuf ans, et jamais plus tard que douze ou treize : aussi perdent-elles assez promptement lafaculte d’engendrer, tandis que les hommes la conservent jusque dans un äge avance. De ce con-traste et du nombre plus considerable de naissances de Lilles que de garcons, est nee la polygamie,si repandue dans ce type arabe.
C’est chez ces peuples que la croyance d’un Dieu unique a ete admise, et les hommes y subissentla coutume de la circoncision, aussi bien chez les Juifs que chez les Arabes mahometans. En eten-dant leur domination par des conquetes, en penetrant dans presque toutes les parties de l’ancienmonde pour y trafiquer, ce qui est le fond de leur genie primitif, en se faisant particulierementmarchands d’esclaves et melant, par le genre d’echange qui resulte d’un tel commerce, des hommesqui ne s’etaient jamais connus, et qu’ils allaient chercher aux lieux les plus eloignes de la terre,les Arabes , premiers courtiers de traite, qui reservaient quelquefois pour leur usage les plus bellesde leurs captives, sont cependant demeures jusqu’ä ce jour ce qu’ils etaient originairement. Leurpeau, generalement douce, fine, unie, est generalement restee basanee, mais plus ou moins foncec,suivant les lieux qu’ils habitent. Les Arabes ont l’esprit ouvert, de l’aptitude aux Sciences, de lafinesse, des vertus hospitalieres; mais ils sont essentiellement avares et cupides, meme dans la viepastorale : de lä ce penchant dominant qui leur est propre pour un genre de brigandage oü la du-plicite et l’adresse concourent avec la violence, quoique, mais entre eux seulement, la foi juree soitscrupuleusement suivie. Leur religion consacre cette antipathie native pour tout ce qui n’est paseux; et, soit qu’au temps des patriarches cette religion füt simple et degagee de Superstition , soitque, depuis Mahomet , eile ait ete fondee sur des croyances ridicules, le principe que tous leshommes non circoncis sont infideles semble etre le plus profondement inculque dans l’esprit de1’Arabe. Independant et vagabond, il se plie neanmoins ä la servitude et devient facilement seden-taire sous un despotisme absolu. Entreprenant et courageux, il est aussi tres-orgueilleux et tres-exalte dans ses idees; enfin il ne läit que rarement abus des liqueurs fortes.
Bory divisait ce type arabe en deux races principales : la race atlantique, comprenant surtoutles primitifs habitants des iles Canaries, les Numides, Maures ou Bedouins de l’Afrique , et la raceadamique, qui renfermait les Arabes proprement dits, les Ethiopiens, et surtout les Juifs. Pour
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