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IIISTOIRE NATURELLE.
une imitation de cette litterature. Adroits ä tous !es exercices, ils sont habiles imitateurs et lesmeilleurs cavaliers du monde, quoiqu’il semble demontre que ce soit la race scytbique qui, la pre-miere, ait dresse le Cheval ä recevoir un eavalier. Aussi soignent-ils leur Cheval avec un soinqui devrait etre enviee des Europeens, et le regardent-ils comme un membre de leur famille. Cesont eux aussi qui ont su appliquer ä leurs besoins le Chameau et le Dromadaire. Les tribusadonnees ä l’agriculture n’emigrent pas. Leurs connaissances en astronomie^ en alchimie (cettemere de la chimie), en medecine, dans les Sciences du calcul, etc., ont ete justement celebres. Lesanciens Arabes, c’est-ä-dire ces Chaldeens, Assyriens, etc., si souvent cites dans Thistoire, profes-saient le sabeisme ou adoraient les astres; ils adopterent avec ardeur le mahometisme; et, en matierede foi, ils sont de la plus grande intolerance : les massacres consommes par les Druses sur leurscompatriotes chretiens les Maronites, tant de fois repetes, et qui viennent encore aujourd’hui (1860)d’emouvoir l’Europe entiere, en sont malheureusement une preuve manifeste.
Actuellement les Arabes de la famille arameennesont repandus dans les ArabiesIIeureuse et Petree,dans la Syrie, sur les lisieres de l’Abyssinie, de l’Egypte, et dans le desert africain . Jadis ils regnaientsur des pays encore plus vastes, et, principalement ceux de Syrie , avaient fonde quelques puissantescolonies citees dans les temps les plus recules de l’histoire : c’est ainsi qu’ils sont evidemment lesancetres des Carthaginois ou Pheniciens , cliez Iesquelsla civilisation et les arts etaient si avances,et qui lutterent pendant si longtemps, et parfois avec succes, avec l’empire romain : qui put ä la finvaincre ces tribus civilisees et assises au sol, mais qui n’a pu toucher, malgre sa puissance, au typeprimordial nomadedes Arabes.
Les Hebreux, Israelitcs ou Juifs, se distinguent des Arabes par une peau plus velue ot plusblanche, bien que leur couleur varie beaucoup, suivant une foule de circonstances. C’est ainsi quel'on connait des Juifs blancs en Europe, basanes en Espagne, presque noirs en Asie . Leur chevelurediffere egalement depuis le noir intense jusqu’au rouge feu: en France et en Allemagne , la couleurrousse est des plus communes. Leur physionomie est allongec, et le nez est saillant, convexe, d’uneforme caracteristique. Les Juifs, aujourd’hui disperses parmi toutes les autres nations, ont conservesans doute beaucoup de chose de leur physionomie propre, mais, selon l’influence des circonstancesexterieures et du genre de vie, les traits, ainsi que les autres caracteres des peuples au milieu des-quels ils vivent depuis longtemps, ont du modifier davantage le type primitif que cela n’a eu lieudans la race arabe : un, autre cause de modification reside en ce qu’ils ont pris des femmes danstoutes les autres races, et, malgre cela, ils sont encore tous bien reconnaissables.
Les Juifs deeoulent des tribus arabes qui s’implanterent en Syrie en se melant aux popula-tions chaldeennes. Le pays qui donna primitivement naissance ä ce peuple est loin d’fitre bien posi-tivement indique: d’apres les livres sacres, ce serail en Mesopotamie que seraient’le jardin d’Eden et*e berceau d’Adam; des historiens le placent vers les sources du Nil . Quoi qu’il en soit, de lä, forcespar quelque famine, ils se rendirent en Egypte , y sejournerent pendant un temps assez long, enpartirent enfin, et vinrent se fixer dans le pays de Canaan, c’est-ä-dire en Palestine . Bory, dont nousne voulons en rien adopter l’opinion, explique ainsi qu’il suit ces diverses migrations : « Les He-breux, dit-il, tribu arabe des bords meridionaux de la mer Rouge , qui n’avaient pas depasse de sibonne heure que leurs freres Arabes les calaractes du Nil , pousses par quelques-unes de ces faminesdont leur terre aride devait souvent etre affligee, penetrerent plus tard vers le Delta, oü les attirasans doute un de leurs compatriotes, qui d’esclave etaitdevenu le puissant favori du Pharaon del’epoque. Mais ces Ilebreux multiplies, ayant par leur avarice inspire dans la suite de la haine auxanciens habitants du pays, furent persecutes: ils voulurent fuir et retourner dans leur patrie sousla conduite d’uu clief devenu legislateur; c’est vers le Midi consequemment qu’ils s’acheminerent;mais, obliges de se jeter sur la gauche potir eviter les poursuites du maitre auquel ils voulaieiitechapper, leur guide fut oblige de traverser un bras de cette mer au sud de laquelle il aspirait etqu’il avait pretendu cötoyer; les fuyards se trouverent alors egares dans un pays totalement inconnu :ils y errerent longtemps, toujours dans l’espoir de remonter vers l’Abyssinie, oü se voit encoreun peuple d’Hebreux provenant de ceux qui ne s’etaient point enfonces en Egypte au temps deJacob. Si la horde qui pretendait regagner le point de son depart füt originairement sortie de laterre de Canaan , comme eile l’a pretendu depuis pour le'gitimer ses usurpations, eile n’eüt pas duerrer quarante ans dans un coinde l’Arabie Betree poury revenir... Le chef des Ilebreux depayses