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IIISTOIRE NATURELLE.
enormes, ces obelisques, ces villes et ces tombeaux immenses. La domination mahometane a achevece qu’avait commence la conquete romaine : la civilisation et les arts furent detruits en Egypte ;mais la nature perseverante de la nation, tout en adoptant l’islanisme, n’est pas tombee aussi basque ses dominateurs, et le pays, sous l’empire ä peu pres independant de ses vice-rois, est pret äseconder les tendances civilisatrices de l’Europe meridionale et moyenne.
Enfin le ramead scythiqüe constitue la troisieme et derniere grande division de la race blanche.,Les Scythes sont originaires des vastes pays situes entre la mer Baltique et la mer Noire , aussi bienen Europe qu’en Asie. Ils ont fonde de grands empires dans le nord de l’Europe en s’etendant jus-qu’aux regions sud-esl; et ils ont meme deborde tres-loin en Asie , oü ils ont subjugue des peuplesautocbthones et se sont meles ä eux. « Connue et confusement designee sous le nom de Turcomans,de Kirguises, de Cosaques, de Tartares kalmouks, mongols et mantchoax, l’espece scythiqüe , ditBory de Saint-Vincent, habile les Bucharies, la Songarie et la Daourie, sur toute la surface de cettevaste region asiatique, qui s’etend en longitude des rives orientales de la Caspienne jusqu’aux mersdu Japon et d'Ochokls, et en latitude du quaranlieme au soixantieme degre nord, espace immense,fort eleve au-dessus du niveau de l’Ocean, oü se ramifie l’enorme chaine de l’Altai ', dont les partiesmeridionales sont des deserls sales, non moins arides que ceux de l’Afrique centrale , et duquel leseaux fluviales s’ecoulent vers les mers glacees ä travers la Siberie . » Bory nous semble, commenous le dirons, avoir trop agrandi le domaine de cette race.
Les Scythes sont de taille moyenne; leur peau est olivatre, parfois assez foncee ou presque blan-chätre; le corps est robuste, muscle; les cuisses grosses, les jambes courtes, avec les genoux sensi-blement tournes en dehors et les pieds en dedans; le haut de la face est extremement large et aplati;les yeux tres-petits, enfonces et tellement eloignes l’un de l’autre, qu’il y a souvent entre les deuxplus que la largeur de la main : des paupieres epaisses surchargent des yeux brunätres, et de grossourcils rüdes les recouvrent en partie; le nez est tres-epate; les pommeltes sont tres-marquees; lesdents verticales, ecartees, un peu longues; la mächoire superieure est rentree; le menton s’aminciten pointe, et termine la flgure en avant par son allongement; la barbe est assez fournie, surtout ä lamoustache, brune ou tirant sur le roux; les cheveuxsont plats, ni gros ni fins, souvent noirs ou decouleur foncee, ou bien roux. Tel est l’ensemble peu agreable du type scythiqüe , chez lequel lapuberte, dans Bhomme comme dans la femme, vient ä la meine epoque ä peu pres que chez lesautres peupleseuropeens du Nord.
« Yagabonds, nomades, indomptables, chasseurs, pasteurs, jamais agriculteurs, peu attache's ausol, les Scythes, dit Bory, emigrent volontiers par Bandes innombrables, toutes les fois que l'appätdu pillage leur est offert. Violents, propres aux fatigues de la guerre, meprisant le danger et larnort, obeissant aveuglement ä des chefs despotes appeles kans, ce sont eux qui, de tout temps, serepandirent comme un debordement de barbares indifferemment au Nord, au Sud, au Couchant,sur toutes les nations paisibles. Sans religion qui leur soit propre, sans police, ils n’ont nulle partfonde d’empire qui se soit perpetue; aussi ont-ils embrasse la religion et bientot pris les mceurs deceux qu’ilsont conquis. Des l’antiquite la plus reculee, ils se rendirent redoutables non-seulementa leurs voisins, mais encore aux nations les plus eloignees de leurs repaires. Les annales de laGrece, de Finde et de la Chine sont remplies des preuves de leurs brigandages. Depuis l’ere chre-tienne, les nomsde Gengis et de Tamerlan ont rendu leurs armes celebres... Le Chameau, ne commeeux entre l’Aral et le Baikal, le Clieval, originaire des memes contrees, sont devenus les impetueuxauxiliaires de leurs migrations depredatriees ou lespatients compagnons de leurs lointains voyages;ces animaux leur ont fourni le lait dont ils se nourrissent, et dont ils obtiennent une iiqueur fer-rnentee avec laquelle on les voit s’enivrer jusqu’ä la fureur; ils leur fournissent, en outre, la chairqu'ils devorent demi-crueet putrefiee; avec les tissus et les peaux, ils font des lentes et de bizarresvetements... Nulle part ils n’ont bäti de villes; partout campes, ils vecurent et vivent sans fonderde proprietes territoriales qui les puissent amener au veritable etat social.»
Ce tableau une fois trace du rameau scythiqüe en general, nous devons parier des quatre prin-cipales familles qu’on peut y remarquer en Europe surtout, et qui sont nees de leur alliance avecles peuples qu’ils ont subjugues: ce sont les familles que Lesson nommc Slave, Finnoise,' Mail-