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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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ANTHROPOLOGIE. — TYPE BLANC. 253

leur existence ne nous est revele'e aujourd’hui que par leurs depouilies conservees par le procedede 1 embaumement. Leurs momies ont presente un type essentiellement arabe ou semitique par laforme du cräne, du nez et de la plupart des autres traits de la face; le Systeme de coloration de leurpeau devait etre 1 olivätre assez fonce. Enfin une particularite remarquable qu’Us offraient, etaitd’avoir une chevelure tres-fine et tres-longue, souvent tirant sur le chätain clair ou mdme’sur leblond, mais pouvant parfois etre entierement noire..

Les Guanches avaient une grande analogie avec les babitants actuels de l’Atlas, les Tuaricks ouKabyles basanes; et les uns et les autres, comme semblentle montrer Blumenbach etLesson, paraissent6tre une colonie d’Egyptiens jaunes, voisins des Berberes, et principalement caracterises par desjoues assez rebondies, un men ton court, de grands yeux saillants et un embonpoint assez marque-,et beaucoup de particularites communes que l’on retrouve entre les tetes des momies guanches etegyptiennes. En outre, on doit ajouter que Tindustrie et les arts des Guanches des Canaries etaientä peu pres identiques avec ceux des anciens Egyptiens: ils avaient construit dans leurs iles depetites pyramides; ils portaient, comme les Egyptiens , des Colliers de corail : on a meme ete plusloin, et Marsden et Ilornemens ont trouve une complete analogie dans quelques mots de leur langueavec l’idiome des Tuariks. Aussi M. Martin reunit-il lesAtlantes ä sa famille des Mizza'imiques, quirenferme les Egyptiens, les Abyssiniens et les Berberes. Ces Guanches etaient des peuplades de tailleassez forte, que l’on nous represente comme braves, mais sur lesquelles nous n’avons pas cependantde donnees bien precises.

Les Cophtes , qui ont embrasse la religion chretienne sous un rit particulier, paraissent ä Lessonappartenir ä la famille Atlante. «Ilssont, dit l’auteur que nous venons de citer, les descendantsdes anciens-Egyptiens, qui formaient dans les derniers temps de leur histoire un peuple fort me-lange. Les vrais Egyptiens appaniennem h la race bruneetau rameau indien ouAryx. Ces Egyptiensprovenaient sans doute du melange de la race conquerante brune avec les Abyssins et les Soallahs.Leur physionomie, dans les anciennes peintures tirees des monuments de l’Egypte , les representecomme ayant une taille moyenne, des levres epaisses, un nez large et plat, des yeux saillantset une coloration olivätre ou jaune de miel. Ces Egyptiens croises formerent la masse de la nation,et du temps d’Herodote ils etaient moins nombreux que les Egyptiens noirs ä cheveux lainenx,leurs peres. Les Egyptiens, croises ou jaunes, ne se sont allies que partiellement avec les Romainsapres la conquete, et ils ne durent pas le faire avec les musulmans, par anlipathie religieuse; aussices peuples ont-ils conserve intacts leurs caracteres physiques. Yolney dit en propres termes qu’ilsressemblent beaucoup ä des mulätres; leur peau est jaune; et Pugnet et Larrey ajoutent: « Leurairade la majeste et de la puissance; leurs traits, bien que rüdes, inquiets et soucieux, s'epanouissentfacilement; ils ont le visage plein, des yeux allonges et coupes en amande, des joues saillantes, lesnarines dilatees, les levres epaisses et les cheveux noirs et crepus, mais nonlaineux. Or les Cophtesactuels ne different donc en rien des anciens hybrides Egyptiens. »

D’apres ce que nous venons de dire, les Egyptiens actuels, dont nous croyons devoir immediate-ment parier, se composent: 1° d’un type ethiopique voisin de celui desNegres; 2° d’un type cophte ,se rapproebant de celui des Guanches , s’il n’en est identique, et qui a persevere; et 3° d'un typebrun ou indien, ä traits allonges, ä yeux brides et releves aux tempes, ä peau d’un rouge brun, etqui forme le fond de la population, avec les musulmans qui ont domineje pays. Ce dernier type,ou les Egyptiens bruns, sont voisins des Ilindous par leur nez long et etroit, leurs paupieres minceset allongees, dont l’ouverture est legeremenl oblique, des oreilles baut placees, un tronc court etmince et de longues jambes.

Les races egyptiennes commencent ä devier des Varietes blanches et meme brunes, pour descendrevers les types africains ou noirs. Comme l’observe Pritchard, cette direction des caracteres physiquesco'incide avec les tendances intellectuelles et morales qui ont entraine les croyances et le culteegyptien vers l’adoration desanimaux et des plantes, fetichisme arrive ä son dernier terme chez lesNegres, tandis que les nations semitiques et indo-europeennes ont conserve, jusque dans leurs ega-rements religieux, le spiritualisme, ou tout au moins l’idealisme. On sait que les anciens Egyptiensavaient une langue bieroglyphique qu’ils transcrivaient sur leurs monuments et leurs sepulcres, etqu’ils savaient conserver sur le papyrus; on connait leurs superstitions religieuses, au milieu cepen-dant d’une civilisation assez avancee; enfin on a admire leur arcbitecture massive, ces pyramides