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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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11IST01RE NATURELLE.

dans leurs steppes, le sont encore aujourd’hui: ce sont les Kirghis, les Cosaques du Don , les Wo-gais de la Crimee, les Otisbeks, les Tartaros du Caucase, de Kasan et de la Siberie : peuples erra-tiques, peu civilisables, vivant sous la tente, et dont les liabitudes sont pillardes et guerriöres.

Les Turcomans propres menentegalementune vie nomade dans les steppes du Turkestan , delaPerse, de la Chaldarmenie et de l’Asie Mineure. La plupart de ces tribus sont independantes et pro-fessent le plus grand amour de la Iiberte : il en est cependantqui, places sur les confins d’Etats re-guliers, ont ete obliges de se soumettre, et les Russes, les Persans, les Oltomans et les kans de Khiva et de Boukbara en ont asservi un certain nombre.

Dans l’histoire ancienne, ces peuples paraissent avoir porte les denominations de Parthes , de Scy-thes, de Massagetes, de Saces, et avoir habite la Bactriane et l’Hircanie. Leur portrait est peu Bat-teur : ce sont des hommes laids, de moyenne taille, ayant des cheveux roussätres et des yeux grisverdälres; le corps tres-charnu et epais; le teint basane; la figure ä ossature presque carree, etc.

Mais la grande tribu des Osmanlis, en quittant ses moeurs nomades pour s’etabliren corps de na-tion en Europe et en Asie , montra le plus grand empressement ä s’allier aux peuples conquis. Lareligion musulmane qu’elle adopta, en autorisant la polygamie, lui fit choisir des femmes etrangeresh sa race, et les croisements avecles Persans, les Grecs, les Georgiens, les Circassiens, les Arabes , etc.,changerent bienlöt le type de la famille, l’embellirent considerablement, de Sorte qu’auiourd’bui larace turque est tres-melangee et offre des populations Manches ä cheveux et yeux noirs, ou despeuplades ä peau tres-jaune, resultant, chez les Turcs d’Asie, de leur association avec les vraisMongols.

La langue turque s’ecrit avec des caracteres arabes et est tres-repandue. Les populations musul-manes ont fait de grandes conquetes qu’elles n’ont pas su conserver; stationnaires, ou mSme retro-grades, elles fuient tout mouvement civilisateur; d’une inlolerance religieuse souvent sanguinaire,sans reconnaissance pour les Services rendus, elles ne veulent suivre les derniers conseils de nationsamies; le dogme du fatalisme et la pluralite des femmes ont enerve leur courage, et leur renova-tion, comme nation, n’aura peut-etre lieu qu’apres une servitude civiüsatrice.

§ 2. — Type jaune ou Variete jaune.

Le type jaune renfermeun grand nombre de peuples d’une tres-ancienne origine, et qui for-maient de puissants empires alors que l’Europe etait encore dans l’enfance de la civiüsation. On aquelquefois donne ä cette Variete le nom de mongolique; mais, comme pour nous, ä l’exemple deLesson, nous y comprendrons, non-seulement les peuples mongols asiatiques, mais encore plusieurspopulations oceaniennes, nous ne pouvons leur laisser cette denomination trop exclusive.

Chez les peuples de race jaune, un caractere distinctif est le defaut de coloration sanguine; dansla face, dont la couleur varie beaucoup d’intensite, on remarque un ton mat, sans nuance roseesur les pommettes; sous l’epiderme existe un pigmentum qui varie depuis le jaune-serin jusqu’aujaune citron-orange. Leurs os sont forts, mais neanmoins leur taille est variable, depuis la hautestature de certains Oceaniens jusqu’a la petite taille des Llyperboreens. Les cheveux sont epais,rüdes, lisses, habituellement noirs. Les traits de la face assez accentues et caracteristiques, et lesmodifica'tions les plus profondes apportees ä l’ensemble de l’organisme sont principalement dues äl’influence dela lemperature pour les racesrepandues dans les regions polaires du Nord.

Ces peuples sont les habitants primitifs du continent asiatique, surtout vers le centre; ils ont co-lonise des lies de la mer du Sud, en detruisant ou rejetantdans des regions inaccessibles les popula-tions aborigenes; enfin, suivant Lesson, ils se seraient- croises avec des peuples noirs pour donnernaissance ä plusieurs familles'de metis, parmi lesquelles se trouvent les Bochismans, que nous pre-fererons decrire en traitant des nations africaines qui nous semblent offrir avec elles une plusgrande ressemblance.

Le.type jaune separtage en deux grandes tribus, renfermant les Mongols, divises en asiatiqueset pelasgiens, et les Oceaniens, chez lesquels on distingue les rameaux Oceaniens propres et lesMalais.