ANTHROPOLOGIE. — TYPE JAUNE.
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Le rameau mokgol-asiaizüue comprend surtout les familleshyperboreenne, mongolique et sinique;c’est ä 1 esl du Gange, au nord del’Himalaya et de l’iran , par consequent dans Ia plus grande partiede l’Asie que se trouve cette variele : par une supposition que rien ne justifie, G. Cuvier fait des-eendre ces races mongoles des hauteurs de la eliaine altaique , de mente qu’ä son avis les Hommesde la race blanche ou caucasique descendaient du Caucase.
Dans ces peuples, dit M. Holland,«1 ovale de la tete caucasienne s’altere et donne pour le contourde la face une sorte de losange. Ceci tient au'developpement et ä la direction des os malaires et detoute Tarcade zygomatique, qui donne beaucoup de saillie aux pommettes et releve les joues versles tempes. C’est lä le trait le plus caracteristique du type que nous etudions. La courbure de l’ar-cade est teile, que la partie de la tete qui domine celle-ci prend uneapparence pyramidale; en mömetemps Tangle externe des yeux est releve, et les paupieres sont comme bridees et demi-closes parl’etirement qu’elles eprouvent. Du reste, les dimensions du cräne varient: d’un ovale sensiblementxnoins long que celui de la variete caucasique, le contour vertical contraste sous ce rapport aveccelui du negre. Le front, l’espace interoculaire, sont aplatis; le nez est plus large, surtout inferieu-rement, que chez nous; la mächoire superieure offre souvent un prognathisme plus ou moins ma-nifeste, et, en general, le Systeme de la face presente un developpement proportionnel plus consi-derable chez les races mongoles que chez les races caucasiennes. Les teintes de la peau sontgeneralement jaunätres, plus ou moins claires ou rembrunies, selon les circonstances. Les poils, äquelques exceptions pres, sont peu abondants sur le corps; la barbe est rare; les ch-eveux, droits,grossiers, sont noirs, ainsi que l’iris. On rencontre plus raremenl ici qu’en Europe des yeux bleuset des cheveux blonds.»
La famille uyperboreenne a ete admise par tous les auteurs, et sous ce nom on a groupe cespeuplades qui, plus ou moins melangees ä la race scythique, vivent miserablement au milieu desneiges et des glaces qui enveloppent le cercle polaire arctique. Saucerotte en a fait son troisiemerameau hyperboreen; Desmoulins a etabli pour ces habitants septentrionaux la troisieme race del’espece mongolique, en en distinguant son espece kourilienne; enün Bory les distingue sous lenom d’espece hyperboreenne, et comntence par eux l’histoire des populations leiotriques communesä la fois ä l’ancien et au nouveau monde. Les anciens nommaient aussi hyperboreens certainespeuplades du Nord : mais il parait qu’ils voulaient designer sous cette de'nomination les Scandi-naves, car ils semblent n’avoir pas connu les Lapons et les autres tribus repandues en Europe , enAsie eten Amerique, sur ces terres glacees qui constituent la Laponie, la Siberie , la presqu’ile duKamtschatka et les lies Aleoutiennes , et plus au nord du nouveau continent, sur les rives de la baied’Hudson, ä Ia terre de Labrador, au Groenland, et sur le pourtour de la baie de Baffin . En outre,les rivages de la mer de Behring et les lacs de Mackensie, les iles de Nootka, etc., ou le pays desgrands Esquimaux, sont encore habites par les tribus miserables de ces peuplades erratiques. Enfinil y a une grande analogie entre ces races et ces hordes nomades qui errent dans les steppes de IaSiberie et sur les bords de la mer Glaciale, se nourrissant de leurpöche ou du lait de leurs Rennes .Une partie des peuples de ces races, ayant abandonne lTslande ä des descendants du type blanc, sesont, comme nous venons de le dire, etablis aux appToches du quatre-vingtieme degre, c’est-ä-diresous le climat le plus dur et sur le sol le plus ingrat qu’il soit possible d’imaginer: lieux oü nularbre ne saurait croitre, oü la verdure de quelques mousses, de lichens blanchätres, de quelquesplantes rabougries est la seule Vegetation qui rampecä et lä contre les rochers, lorsque la neige neles couvre pas, les protegeant, en quelque sorte, contre la fureur des vents et des vagues dont ilssont sans cesse battus, mSme pendant la moins froide saison de l’annee.
Les Hyperboreens sont de petite taille : leur grandeur moyenne est d’environ f m ,50 (4 pieds etdemi), et de rares individus de l m ,60 et quelques centimetres (5 pieds) y semblent ütre fort grands;ils sont trapus, quoique maigres; leurs jambes sont courteset assez droites, et surtout ires-grosses; latete est presque ronde et dune dimension demesuree par rapport ä Tensemble du corps; le visage,tres-large et court, est aplati prineipalement vers le front; le nez, sans ütre d’une tres-grande lar-geur, est ecrase; les pommettes sont tres-elevees; les yeux sont d’un jaune brun : les paupieres re-tirees vers les tempes : l’iris d’un jaune brun et jamais bleu ou cendre; la boucbe est grande; les