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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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262 HISTOIRE NATURELLE.

ment pecheurs, ils elevent aussi, ä quelque distance des cötes, des troupeaux de Rennes qu’ils ontdomestiques.

Les Aleoutes sont plus particulierement adonnes ä la chasse: c’est d’eux que les Busses tiennentces helles peaux de Renard et de Loutre qu’ils livrent ensuite au commerce de la pelleterie danstoute l'Europe. Les Aleoutes sont excessivement superstitieux, mais leur culte primitif a eie rem-place par la religion grecque. Ils sont, dit-on, adonnes aux plaisirs des sens, s’enivrent volontiereavec des liqueurs alcooliques qu’on echange avec eux contre les produits de leur chasse. En effet,ils sont tres-adroits ä cet exercice, et tuent le gibier avec des fleches. (Voy. pl. XIII, fig. 1.)

Apres avoir dit quelques mots de ces peuplades europeennes et asiatiques du rameau hyperbo-reen, nous devons parier de la portion, peut-etre la plus nombreuse de ces races, qui se trouve au-jourd’hui repandue dans la partie boreale du continent americain relie ä l’Asie par les chainesd’iles et par les glaces, et qui a du subir le melange, de ses voisins du möme type, les Lapons et lesSamoyedes, ainsi que desFinnois et des Islandais, qui, comme nousl’avons vu, sont les dernieresraces du type blanc.

Ces peuples sont les Esquimaux, dont le caraetere le plus saillant, quoiqu’ils vivent dans les re-gions boreales, est une teinte tres-foncee de la peau, passant au brün rougeätre sale et parfois aunoirätre. Suivant M. King, les Esquimaux, au moins la masse de cette population, pratiquent lesvertus sociales les plus douces, l’honnetete, l’amour paternel et filial, le respect pour les parentsäges, l’attachement pour les animaux; leur humeur serait egale et jamais querelleuse. Leur hospi—talite est reconnue par tous les voyageurs; mais si leur probite est grande entre eux, il n’en est plusde meme lorsqu’il s’agit d’etrangers; leur penchant au vol se manifeste alors irresistiblement.« M. King, dit Lesson, en resumant les observations faites par Cartwriglit, Parry, Lyans, Janer, Bee-chey, Ross, Graals et Back,$e livre avec un amour d’artiste ä relever toutes les bonnes qualites quiforment le fond de leur caraetere, et, en adoptant ses vues, il n’y a pas un peuple plus sensible ä lareconnaissance, plus porte ä la gaiete fine et moqueuse, meilleur observateur des productions de lanature, plus adroit ä manier un crayon, plus intelligent pour le trafic, et, en un mot, plus per-fectible ou plus apte ä se civiliser. A l’appui de ces diverses opinions, M. King eite des faits parti—culiers- et quant ä leur goüt pour le commerce, il le trouve dans ces sortes de foires periodiquesdans lesquelles les Esquimaux de la cöte occidentale du Groenland, de l ile Attuk et de la baied’FIudson se rendent pour vendre leurs fourrures, les cornes de Narwal , les fanons de Baleines, etc.Bien que traitant leurs femmes avec douceur, les Esquimaux ne les apprecient que par rapport äleurs qualites de menageres. Ils sont polygames et peu jaloux de la vertu conjugale, et cependantdans le mariage leurs epouses sont assez fideles. Mais ils entourent leurs enfants de la plus viveaffection.»

Ce tableau est certainement tres-embelli. En realile les Esquimaux sont des peuples bons et doux;on les represente vetus de peaux, traines par des Cliiens dans leurs rapides chariots; ils trouventdans l’liuile, qu’ils boivent avec avidite, un moyen de proteger leurs Organes de l’action du froid : ilss’en frottentle corps, ce qui lui donne une odeur repoussante; toute leur industrie consiste ä amasserdes provisions et ä se garantir du rüde et sterile climat qu’ils habitent; le produit de leurs chasseset de leurs peclies, qui n’est pas employe ä leurs usages personnels, leur sert de moyen d’echangepour obtenir des objets indispensables ä la vie. Ces peuples semblent avoir ete faconnes par Dieu pour vivre dans les regions les plus froides du globe : pendant les longs hivers du pole, ils habitentdans des buttes de terre recouvertes de glaces et de neiges, ou ils ont entasse pendant l’ete leursprovisions alimentaires; pendant l’ete, ils errent sur les rivages. Sans culte ostensible, ils croientcependant aux recompenses et aux chätiments dune autre vie, mais leurs idees religieuses pa-raissent seborner ä des superstitions, car les sorcieres jouent le principal röle dans les formes duculte : le catholicisme n’a pas encore penetre dans ces peuplades, qui, par leur douceur etleur apathie meme en fait de religion, l’adopteront sans doute. Les Esquimaux sont ä peu presindependants; et ce n’est guere que pour la forme que la Russie les ränge parmi les peuples de sonvaste empire.

La famillle hongole ou mongolique est la deuxieme grande division du rameau mongol-asiatique,et c’est dans cette race qu’on trouvera les caracteres les plus prononces du type jauney car la fa-