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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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MSTOIRE NATURELLE.

L’autre partie de ces peuples, les Toungouses proprement dits, sont bestes nomades, chasseurs etpecheurs, ont presque les meines moeurs que les llyperboreens; presque tous sont idolätres et ontadopte le chamanisme : quelques-uns toutefois ont einbrasse le ehristianisme; la langue qu’ils par-lent a tire de leur propre nom la denomination de toungouse. Ces Toungouses ont le visage encoreplus aplati et plus large que celui des Kalmouks, peu ou point de barbe, et ressemblent un peu auxSatnoyedes; ils sont de petite taille, avec des membres assez robustes et des traits deprimes; leurtete parait enfoncee sur leurs epaules. Les peuplades de ce type soumises ä la domination desRusses portent differents noms, suivant qu’elles s’adonnent ä l’education des Chiens detraineaux,des Chevaux ou des Rennes .

Lesson indique un rapprochement des plus singuliers enlre ces peuples et diverses hordes ameri-caines. Sans vouloir en rien ni infirmer ni approuver l’opinion de ce savant naturaliste, nouscroyons devoir l’indiquer. «Je trouve, dit-il, la plus grande analogie de forme avec les Toungousesdansles nombreuses tribus appelees Nootka-colombiennes repandues sur la cöte nord-oüest d’Ame-riqueet surlesrivages del’oceanPacifique, depuisla Nouvelle-Californie jusqu’au'territoire des Esqui-maux Tchugazi. Les Haidas, insulaires de Eile de la Reine-Charlotte, cultivateurs, appartiennentaux tribus du Nord, et sont les plus avancesenindustrie. Les Nootka-colombiens sont de petite taille;leur corps est charnu et gros; leur teint est clair, et leurs pommettes sont tres-saillantes. Ils ontcommunement l’babitude de deprimer le cräne de leurs enfants, ce qui leur a valu le nom de Utesplates. La description que Cook a donnee de ces peuplades est tres-complete, et prouve surabondam-ment qu’ils ne ressemblent en rien aux Indiens peaux-rouges du nord de TAmerique. Cook dit:Leur ne%, aplati ä la raeine, est gros au bout; les narines larges; leslevres grosses et formant bour-relet; le menton est peu fourni de barbe; les cheveux sont gros, durs, tres-plats et tres-noirs, tom-bantjusque sur les epaules; leur cou et leurs formes sont lourd.es . »

D’Omalius d’Halloy regarde les Jakoutes , qui parlent un dialecte lurc, comme de vrais Mongolsrepandus sur les confins des peuples hyperboreens, dont ils ont les habitudes et les moeurs, maistoutefois avec plus d’industrie, car ils elevent, malgre la rigueur duclimat, de nombreux troupeauxde Chevaux qui forment leur richesse.

Pritchard place les Mongols parmi les races nomades, et il en fait decouler les anciens Turcs, en-core nomades et sauvages, et ceux d’oii sont descendus les Osmanlis regeneres, soit par la civilisationetla fixationau sol, soit plutöt par le sang de leurs meres circassiennes. Nous n’avons pas adopte cetteopinion, et, ä l’exemplede G. Cuvier et d’autres ethnographes, nous avons fait descendre les Turcsdu rameau scythique appartenant au type blanc; toutefois nous devons ajouter que, principalementdans les nombreuses hordes nomades des Turcs, il y a beaucoup de melange avec le sang mongol,ainsi qu’avec celui d’autres peuplades, et qu’au reste, les uns et les autre's semblent avoir une memeorigine dans la baute Asie , et paraissent sortir d’un peuple puissant tres-ancien, celui des Hiong-nu, bien connu des historiens chinois. Les tribus nomades des Turcs sur lesquelles nous croyons de-voir revenir sont celles des Tartares, qu’il ne faut pas confondre avec les Tatars du rameau mongolique,les Yakouts , les Turcs siberiens, les Kirghis, les Turcomans et les Usbecks: les Kirghis, hordesbarbares qui errent dans les plaines salees et la region ouralienne au nord du Turkestan , ressem-blenl assez aux Mongols; leur front est saillant, leurs yeux sont allonges et ouverts, leur nez tres-aplati ä la racine, leurs joues renflees, leur barbe rare, souvent frisee; leur taille petite, et lesformes peu musculeuses; les Usbecks, qui parlent la meme langue et sont allies aux precedents, ha-bitent un climat plus tempere, et sont plus grands et mieux faits. Quant aux tribus civilisees etfixees, les Osmanlis qui possedent l’empire de Turquie , les Tartares de Casan, etc., nous n’avonspas ä en parier de nouveau, et nous repeterons seulement que ce sont ceux qui se sont le plusmodifies.

La derniere division du rameau mongol-asiatique est la famille chinoise, aussi appelee sinique,que Desmoulins nommait race indo-sinique, et qui formait t’espece de YHomo sinicus pour ßoryde Saint-Vincent.,

Les divers peuples que l’on doit reunir sous ces noms ont la peau variant de nuances depuis lejaune clair ou transparent jusqu’ä une teinte mordoree; leur taille est habituellement mediocre,mais leur tissu cellulaire, ä enveloppe douce, a une grande tendanee ä se charger de graisse; leur