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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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ANTHROPOLOGIE. — TYPE JAUNE. 269

et l’etat avance de la navigaiion au Japon peut faire admettre de lointains voyages, mönie dans lestemps eloignes de nous.

La famille carolinoise ou tagale de Lesson, microhesienme de Dumont d’Urville, que DesmoulinsconfondaitdaDS les races oceanique et rnalaise, constitue la deuxieme et derniere division du rameaumongol-pelasgique, et est repandue dans la Micronesie , sur les bandelettes de petites lies semees aunord du grand Ocean, depuis les iles Philippines jusque par le cent quatre-vingtieme degre de lon-gitude, et eomprenant ces iles si nombreuses dont les amas principaux sont ceux qui portent lesnoms de Carolines, Mariannes et Marshall .

Les Carolins , ou insulaires de l’archipel des Carolines (Yoir notre Atlas, pl. XXX, fig. 1, lafigure d’une femme), tels que des iles Radake, Routousoff, etc., paraissent tous sortis d’un meinemoule, different sous tous les rapports des autres Oceaniens, et sont evidemment le resultat d'uncroisement de Japonais avec des Indo-Chinois de la presqu’ile. Ces peuplades, d’apres Lesson, quide tous les auteurs est celui qui les a le mieux etudiees, offrent une taille plus elevee que mediocre,bien prise, avec des membres arrondis, bien proportionnes et tres-souples; leur corps est generale-ment effile et a peu de tendance ä prendre de la graisse, eomme celui des Chinois. La coloration dela peau varie assez notablement en intensite; les hommes des classes riches et elevees dans la hie-rarchie sont d’un jaune clair, et les hommes qui forment la masse du peuple, souvent exposes äTaction du soleil, sont d’un jaune brunätre; les femmes sont d’un jaune tres-päle, leur peau estdouce et souple; leur chevelure epaisse, abondamment fournie, d’un noir luisant, et tout leur en—semble est tres-gracieux. La barbe des hommes est peu fournie; le front est etroit, legerementfuyant; les yeux sont petits, visiblement obliques ou brides; lenez est peu dilate, quoique bien fait;les traits du visage sont generalement lins et delies. Les habitants des Carolines parlent une languedont les divers dialectes ont ete corrompus dans les iles de leur archipel, mais qui ne parait pasavoir d’analogie avec l’oceanien. Leur religion est une sorte de deisme; le kava et le tabou, cessuperstitions si repandues en Oceanie, leur sont inconnus. Ils ne craignent pas les voyages lointainsotse guident par la position des etoiles, aussi sont-ils d’habiles navigateurs, et leurs embarcationsjoignent, dit-on, la gräce ä la perfection de Tarchitecture nautique, et possedent une marche ra-pide. Ils tissent avec des metiers qu’ils savent confectionner des fibres du bananier, et en font desetoffes qu’ils teignent de diverses couleurs. Leurs armes consistent simplement en javelines en bois;ils ignorent l’usage de l’arc et des fleches, du reste, ils sont peu belliqueux.

Les Tagais, ou habitants primitifs des grandes iles Philippines , ne devaient pas differer des Ca-rolins orientaux avant la conquete des Espagnols. II n’en est pas de mSme aujourd’hui, et la popu-lation tagale, surtout dans l’ile de Lucon ou de Manille , tout en conservant en partie son typephysionomiqueoriginaire (Voyez la pl. XII, fig. 1, et surtout les pl. XXV et XXVI, qui donnent desportraits de femmes avec leurs costumes indigenes), en embrassant le christianisme, est devenue ädemi espagnole. Ces Tagais ont pris de leurs vainqueurs la gravite, le sang-froid, Tapathie, l’intel-ligence, la sobriete, comme ils en avaient pris le culte, les croyances et les rits; le physique mömes’est ressenti de la eonqußte, soit par suite d’un melange de sang, soit meine par de simples modi-fications hygieniques. Quoique de taille rabougrie et nerveuse, avec le front bas, le nez epate, lespommettes saillantes, la bouche large, les cheveüx noirs, le teint cuivre, il a dans le port quelqucchose de noble et de hardi; dans la physionomie un air avenant qui tient le Tagal en dehors detoute assimilation. Actif, commercant, artisan, le Tagal vous accueille avec cordialite; mais Je jeu estsa passion dominante, et chez lui c’esl avec fureur qu’il assiste aux combats deCoqs, si communs dansl’Inde . Le tabac est trös-recherche par les deux sexes. Les femmes sont sveltes, vives, ä yeux noirs,aux cheveux coquettement masses, ä la figure gracieuse, avenante.

C’est avec plus de doute que Ton doit, meme d’apres Lesson, rapporter ä la mSme famille dopeuples les insulaires des iles Mariannes, les lganotas, les Pampangas, les Ykocos, les Bisayas,les lllanoum de Mindanao , ces derniers ayant embrasse l’islamisme, et probablement quelques au-tres hordesmoins connues.

La seconde tribu du type jaune renferme deux rameaüx : le mongolique hvciodr et le uoxgoliqueinsdlaire ou 1’ocEA.NiEN, Gelte grande division, avec un peu moins d’etendue cependant en ce qui