HISTOIRE NATURELLE.
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contrentaussien Chine , la premiere dans presque tout le pays, et la seconde vers le Nord. Quant auxlndo-Chinois, on Signale aussi plusieurs exceptions au type principal, et ies traits de ce type serencontrettt mßme assez rarement tous chez le meme individu : on signale dans ces peuples le peude developpement et surtout l’energie des muscles, en meme temps que leurs dispositions ä l'oisi-vete; une taille carree, des membres gros,une mainassez forte, quiles distinguentdesllindous leursvoisins; leur bassin est tres-large; les cheveux conservent la rudesse qu’ils offrent dans l’ensemblede la famille mongole, et l’on remarque dans tout ce groupe de nations plus d’adresse que de forceet une grande aptitude pour les ouvrages d’une execution delicate.
La premiere tribu de la race jaune, outre la grande division mongole-asiatique,que nous venonsd’etudier, renferme aussi le rameau hosgol-pelasgiem de Lesson, qui comprend principalement lesJaponais et les Carolins ou Tagais, qui forment deux familles distinctes et habitent les unes leJapon , et les autres, ainsi que quelques peuplades moins connues, celles des iles du grand Ocean,dontDumont d’Urville a fait la Micronesie . Ces peuples mongols pelasgiques derivent d’une ma-niere assez notable de la grande race mongolique, qui est en partie leur mere; mais cependant ilsont conserve, malgre tous les melanges, le cachet de leur premiere origine.
La premiere famille est la japonaise, que presque tous les auleurs, excepte Lesson, que nouscroyons devoir suivre, placent ä tort parmi les vrais Mongols asiatiques.
Les Japonais ont fonde un tres-vaste empire insulaire dont l’entree est soigneusement inlerditeaux Europeens, et peut-etre meme plus strictement encore que celle de la Chine. Outre le Japon ,ces peuples habitent des iles qui en dependent, telles que celles de Iki, Tsou-sima, lesu et les Kou-riles meridionales.
Chez les Japonais le nez est gros, epate, avec de larges aites; la bouche a des levres bien faites,mais grosses, quoique moins que celles des Chinois; leurs yeux sont grands, non brides, horizon-taux; le menton est rond, large; le nez est souvent petit, deprime ä sa racine, mais ä profil arque;les oreilles sont amples, decollees ou assez separees de la tete; leurs cheveux tirent au brun oumeme au brun-rougeätre, et ils ont, dit-on,quelque disposition ä devenir crepus. Leshabitants del’interieur des terres ont des nuances plus claires que ceux des rivages adonnes ä la peche et ä lanavigation : ces derniers sont petits, vigoureux, agiles, ä mächoires saillantes, tandis que les agricul-teurs sont grands, ä large ossature. Les femmes sont Manches, eton remarque meme une legere leinteincarnat sur les joues des jeunes filles, au contraire des Chinoises Manches, qui ne le presentent ja-mais. Les mmurs de ces peuples sont tres-remarquables: ils sont gouvernes par deux empereurs, undai'ri, chef spirituel, qui reside ä Myako, et un seongoun, chef temporel, le veritable maitre, quihabite Yedo, la capitale.
D’apres meme les auteurs les plus opposes ä la creation du rameau mongol-pelasgique, les Japo-nais auraient des caracteres mongoliques moins prononces que les Chinois; toutefois ils ont adopteen grande partie de ces derniers la civilisation et la croyance, et on trouve les memes mceurs chezles uns comme chez les autres. « Cependant, fait observer Lesson, le dai’ri ou empereur est regardecomme le descendant direct de Sionto, le plus puissant des genies, etun grand nombre d’habitantsont conserve ce culte primitif: les uns ont adopte le bouddhisme , les autres la croyance de Sionto,ou doctrine de Confucius. » La civilisation japonaise est la meme que celle de la Chine r station-naire et avancee. Ces peuples-sont experts dans les arts et en litlerature; ils imprimaient des livresavec des figures en bois longtemps avant l’immortelle invention deGuttenberg, et chez eux la navi-gation du cabotage est fort active. «Les Japonais enfin, dit Lesson, ne repoussent pas les lumieres del’Europe et montrent, au contraire, une grande avidite pour se les approprier; en s’isolant avecpersistance, ils pensent sans doute proteger efficacement pour l’avenir leur nationalite. G’est unepreuve de grand sens. Tout peuple asiatique en relations directes avec les Europeens doit finir paretre subjugue par eux.» Les Japonais semblent donc sinon aborigenes du Japon , du moins y avoirete amenes ä une epoque excessivement reculee, toutefois on ne peut nier qu’il y ait chez euxbeaucoup de sang chinois.
Une opinion hardie, et qui a trouve de nombreux contradicteurs, ferait descendre des Japonaisles Taitiens ou Sandwichiens et les habitants de plusieurs iles oceaniennes. En effet, le portraitd’un Japonais est parfaitement analogue ä la physionomie de diverses racesd’insulaires de l’Ocean,