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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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ANTHROPOLOGIE. - TYPE JAUNE. 277

empressement la civilisation ainsi que la religion europeennes, et la monarchie qu’ils forment, celledes Tamea-Mea, a ete reconnue par toutes les puissances maritimes. Les Hawaiens, remarquables parIes helles formes des hommes et des femmes, ne different des Ta'itiens, ni par le regime, ni parl’organisation civile et religieuse. LTLrwaien est naturellement doux, bienveillant, hospitalier, ce-pendant, dans quelques occasions oü la jalousie, la haine, la vengeance, l’ambition les inspiraient,les naturels ont pu deroger ä leur honte native; moins legers, moins versatiles que les Ta'itiens, ilssont moins serieux et plus communicatifs que les Tougatabiens; avant de s’assouplir aux mceurseuropeennes, ils ne vivaient dejä pas entre eux en bonne intelligence, se livraient des combalsentre tribus, quoique semblantobeir a un roi unique et nbsolu; les hommes, en general polygames,faisaient peu attention aux femmes, qu’ils traitaient cependant avec douceur; l’affeciion pour lesenfants ne les empechait pas de detruire ceux qu’ils ne voulaient pas clever ou qui leur desobeis-saient; les bautes dignites civiles, militaires et sacerdotales etaient hereditaires, quoique soumisesau contröle supreme du roi; la discipline etait severe, et les peines encourues tcrribles; leur religionetait celle de toute l’Oceanie, ils avaient le tabou et faisaient des sacriflces sanglants; leur vie etaitsimple; souvent ils ne portaient que le maro, mais les femmes aimaient s’orner de bracelets, dejarretieres en fleurs, de coquillages, de dents de cochons, de couronnes, etc., et savaient parfaite—ment arranger leurs cheveux. Aujourd’hui on retrouve chez eux ce melange de demi-civilisationque nous avons Signale ä Taiti.

Les Nouveaux-Zelanclais, places sur deux grandes iles decbiquetees et battues par les tempetesaustrales, en dehors du (ropique (les iles Tawai-Pounamou et Ika-na-mawi), ont du modifier leurindustrie pour l’appliquer ä un climat rigoureux, et ont du eprouver quelques modifications phy-siques. Robustes, bien faits, vigoureux et endurcis, leur physionomie a acquis un caractere severe :d’un jaune cuivre, le corps, mais surtout la figure de ces sauvages, ont pris une couleur presquenoire due ä un tatouage compose de dessins symboliques et reguliers profondement graves dans lapeau. On ne trouve pas d’embonpoint cbez eux; mais leur töte baute, leurs epaules effacees, leurdemarcbe assuree et droite, respirent une fierte naturelle particuliere ä cette race d’Hommes; leursyeux sontgrands et bien fendus, leur nez est bien fait, quoiqu’un peu dilate, enfin ils ont peu depoils sur le corps. (Voy. pl. XXIII, fig. 1; XXXI, fig. 2, et pl. XXXVI). Les chefs se font remarquerpar d’elegantes nattes de phormium, qui leur couvrent presque eutierement le corps jusqu’ä mi-jambe et se rattachent devant la poitrine; un petit nombre porte en outre une seconde natte ratta-chee autour des reins; leurs cheveux sont releves et noues au sommet de la täte, et parfois sur-montes de plumes flottantes d’oiseaux de mer; les hommes du peuple et les esclaves n’ont que desnattes en jonc ou en tissu tres-grossier de phormium, avec un simple pagne autour des reins; leurscheveux en desordre, leur figure sans tatouage, leur Constitution maigre et chetive, tout montreunetat d’inferiorite et de misere. II semble y avoir deux races parmi les Nouveaux-Zelandais ; la pre-miere, conquerante, d’origine polynesienne, et la seconde qui semble appartenir a la race mela-nesienne melangee ä une population anciennement autochthone. Ces peuples sont honnetes, probes,bospitaliers, amis devoues et fideles, parents tendres et affectueux, mais, d’un autre cöte, irascibles,Hers, pointilleux et implacables dans leurs vengeances. Ils sont naturellement guerriers, anthropo-phages, et trop souvent ils se sont montres traitres et sanguinaires envers les navigateurs, qui, deleur cöte, les ont souvent trompes: ils sont souvent en guerre de tribu ä tribu, et, apres la victoire,ils savent momifier avec une grande perfection les tetes de leurs ennemis, et s en lont un tropheeglorieux. Ils ont la meme religion que les Polynesiens , ä quelques modifications pres, et les predi-cations des missionnaires ont peu reussi cbez eux. Ils obeissent ä un grand nombre de chefs. Al’ecole des Europeens , ces sauvages sont devenus de bons ouvriers dans les metiers qu’ils ont ap-pris: ils font d’habiles charpentiers, desmacons, des forgerons, des armuriers intelligents et aussid’excellents matelots, et naturellement savent se construire de heiles cases, desedilices et de tres-grandes pirogues habilement sculptees; en outre, leurs relations avec les Europeens leur ont donnequelques idees de negoce, et, en echange des productions de leurs iles, ils recherchent nos produitset surtout nos fusils et notre poudre. Aventureux et bardis, ils aiment les grands voyages; mais ilscherissent leur patrie et la revoient avec de grands transports de joie. Les femmes sont en generalbien inferieures aux hommes; leur visage manque d’expression et de delicatesse; leurs merobressont trop gros; leur sein trop fort; leur taille trop courto et trop ramassee : des qu’elles deviennent