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IHSTOIRE NATURELLE.
meres, elles perdent toute leur fraiclieur de jeunesse, quoique quelques-unes, plus favorisees, con-servenl assez bien leurs traits gracieux, leurs longs cheveux noirs, leurs yeux pleins de feu et devivacite. Les Nouveaux-Zelandais, n’ayant plus ä leur disposition ni les cocoliers, ni les racines deaaro, ni l’arbre ä pain, si abondants et si utiles dans la Polynesio meridionale, ont du chercherdans la peche, dans la culture d’une sorte d’ignaine, dans les racines de fougeres sauvages, la basede leur alimentation. En (in leur langue esl devenue plus gutturale en etnblissant un dialecte moinssonore que celui de Ta'iti.
Fig. 143. — Habitant de la Nouvelle-Zdlande.
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SWS
Les Tongaiens ou habitants de Tarcbipel Tonga, ancienneraent les lies des Amis de Cook,places sur la limite habitee par les peuplades noires de la mer du Sud, sollt, par consequent, lesplus occidentaux des Oceaniens, et sc trouvent repandus sur une centaine d’iles ou d’ilots partagesen trois groupes: au sud, les iles Tonga proprement dites et surtout Tonga-Tabou; au centre, lesiles Hapai; et au nord, les iles Hafoulou-Hou. Les Tonga'iens sont grands, ä traits assez beaux, maisils ont une grande tendance ä prendre de l’embonpoint, comme les Ta'itiens; leur physionomie estagreable; leur maintien grave et decent; ils ont le nez souvent aquilin, les levres minces, les che-veux lisses, la taille haute et bien proportionnee; leur teint est peu fonce, surtout cliez les femnieset les chefs: quelques femmes ont meme des formes si helles et si pures qu’elles pourraient servirde modeles ä nos artistes (pl.XXIV, fig. 1). Comme les Ta'itiens, les Tongaiens adoraient les atouas,et avaient la croyance d’une autre vie; le tabou etait la loi sainte qu’on ne pouvait enfreindre; lekava etait offert dans des letes magnifiques accompagnees de danses et de chants; mais aujourd’huiils ont en grande partie embrasse le protestantisme et les usages europeens, surtout dans leurs vete-ments. Comme la plupart des Polynesiens , ils avaient dans leur Organisation sociale des nobles, en-tourant leur roi, et le peuple, qui se divisait en trois classes: les mataboules, conseillers des chefs,les mollas, descendants de ces derniers, et les touas ou serviteurs.
Au nord de l’archipel de Tonga se trouve celui de Samoa ou des Navigateurs. Les insulaires quil'habitent appartiennent ä la famille oceanique : ils ont de nombreux rapports avec les Tongaiens,mais ils en ont aussi, surtout dans leurs habitudes, avec les peuplades noires limitrophes. 11s sontbien faits et musculeux, mais leur teint est plus fonce.
« Enfin, dit Lesson, il est quelques insulaires qu’on ne peut rapporter ä aucune autre famillequ’ä l’uceanienne, et qui cependant s’eloignent notablement du type commun. Ce sont les naturelsde Tikopia et de l’ile de Päques. Les premiers semblent etre des hybrides des Polynesiens jaunes etdes Carolins, dont le sang est altere par le melange avec les Negres oceaniens, appeles Melanesiens ;les seconds sont relegues sur File Waihou, la terre la plus reculee dans la mer du Sud, et paraissentn’avoir conserve de leur origine premiere que des caracteres generaux. Leur race, sur cette ile peuproductive, est encore belle, et les femmes surtout sont remarquablement jolies. Des statues