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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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280 HISTOIRE NATURELLE.

race caucasienne qu’avec la semitique, et l’on en a vu, ä la couleur pr£s, qu’on pouvait confondreavec des Europeens; mais leur teint general est d’un jaune fonce tirant sur le bistre ou sur la cou-leur du bronze, et mtSme jusqu’au noir veloute; les nuances varient assez notablement chez eux, ette qu’il y a de curieux, c’est que les plus meridionaux ne sont pas eependant toujours les plus rem-.'trunis, et que les plus septentrionaux, comme les habitants de Carnate, ont la peau bien plusfoncee. La peau, assez fine, laisse, par des modifications subites de päleur, deviuer le trouble despassions: eile ne repand aucune mauvaise odeur, surtout cliez les femmes, dont la proprete estgeneralement excessive. Le nez est saillant, le plus habituellement aquilin, sans etre jamais epate :les ailes n’en sont pas trop ouvertes; la bouche est petite, avec des dents blanches verticales, et älevres tres-minces, generalement colorees; le menton est rond, souvent marque d’une fossette; lesyeux sont ronds, assez grands, toujours un peu humides, avec la cornee tirant sur le jaunätre, etl’iris d’ufi brun fonce ou noir : ils sont voiles par d’epaisses paupieres tres-fendues et garnies delongs cils, ainsi que de sourcils minces et arques; les oreilles sont de grandeur moyenne et bienfaites, lorsqu’elles ne sont pas deformees par le poids d’ornements baroques; la jambe est tres-fine,et le pied bien fait; la paume des mains est ä peu pres blanche, un peu ridee, la base des ongles deces extremites Supporte en general une petite tache en croissant et plus foncee; les cheveux sontlongs, plats, toujours tres-noirs et luisants, souvent assez fins; la barbe, quoique longue, est assezpeu fournie, sauf ä la moustache, Les femmes ont les extremites petites et un torse bien dessine;leurs epaules sont communement bien conformees; la gorge, assez exactement hemispherique, unpeu basse, avec les mamelons noirs ou d’un brun fonce; leur corps est tres-court en proportion desmembres habituellement allonges, non qu’ils soient greles, ce qui est le contraire des Europeennes;olles passent pour tres-lascives, et font connaitre leur penchant ä la volupte par la variete de mou-vements et d’attitudes qu’elles savent prendre avec tant de souplesse dans ces danses qui les ontrendues des bavaderes celebres; elles sont nubiles de si bonne heure, qu’on en voit devenir meresdes neuf et dix ans, mais leur fecondite est epuisee avant trente ans. Dans les hommes la puberte estegalement precoce. On eite parmi ces peuples peu d’exemplesde longevite.

Les peuples hindous, chez lesquelsse sont le mieux conservesles traits de larace primitive, sontdoux, bons, simples, dociles, industrieux, ni paresseux ni aolifs, secontentant de peu,guere plus en-clins que ceuxdes Varietes arabes ä faire abus des liqueurs fermentees,dont ilsn’ignorent neanmoinspas l’usage, et que leur donne le riz, qui forme le fond de leur alimentation. Le poivre et les aro-mates semblent des excitants necessaires ä leur estomac. Agriculteurs et naturellement sedenlaires,et n’emigrant que quand ils y sont forces; ils laissent faire le commerce maritime de leur richepays par les Europeens, les Arabes , les Malais et m§me les Chinois. Soldats peu aguerris, quoiquebraves, ce n’est guere qu’une de leurs castes qui s’adonne ä la guerre, et dans laquelle les Anglais ,leurs dominateurs, recrutent ces troupes de Cipayes, au moyen desquelles ils tiennentle reste as-servi, malgre les formidables insurrections qui de temps en teraps viennent Iroubler leurs posses-sions, et qui, par la force meme de la civilisation, quelque lentement qu’elle puisse penetrer dansles masses, donnera un jour l’affranchissement aux colonies indiennes. Les Hindous seuls saventreduire l’elephant en domesticite et le dresser aux combals. Le coton compose pour eux les tissusles plus en usage; ils se drapent largement avec les etoffes formees avec ce vegetal, sans que nulbouton ou agrafe en retienne aucune partie : ce n’est qu’assez tard, et par le melange des tribus duNord que les toisons du petit Thibet se sont introduites chez eux par les pays de Cachemire et deCaboul . G’est avec une grande elegance que les femmes savent disposer les diverses pieces de leursvetements: elles y joignent des ornements particuliers, des echarpes, des Colliers, etc., qui leurdonnent une gracieuse apparence.

Divises en castes nombreuses, les unes tout ä fait soumises aux autres, et ne pouvant pas se md-langer, les Hindous auraient du, plus qu’aucun autre peuple, conserver leurs traits primitifs, mais,en depit de l’autorite de leurs usages les plus sacres, diverses invasions les ont contraints de livrerleurs filles aux conquerants, et aussi quelques-uns d’entre eux ont pris une partie des traits et desmeeurs de leurs voisins les Arabes et les Polynesiens repandus des la plus haute antiquitd le long deplusieurs de leurs rivages. « Des monuments considerables, dit Bory, et d’autres preuves certaines,ne permettent pas de douter que la civilisation indienne ne remonte au delä de toutes nos chro-niques. Stationnaires, mais moins oue chez l’espece sinique, la frequentation des Europeens n’y