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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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ANTHROPOLOGIE. — TYPE BRUN. 279

eolossales etgrossieres sont les debris d’une civilisation antique, et rappellent les grandes statuesque Cook avait vues aux iles Sandwich. » Berchey nous donne de ce peuple le portrait suivant:u e’est une belle race, les femmes surtout, avec leur figure ovale, leurs traits reguliers, leur fronthaut et uni, leurs dents superbes, leur ceil noir, petit et quelque peu enfonce. La peau est un peuplus claire que celle des Malais. La forme generale du corps est correcte, les membres, peu muscu-leux, accusent pourtant de l’agilite et de la vigueur. Les cheveux sont d’un noir de jais. »

Bien d’autres peuplades insulaires existent encore dans la Polynesie , mais se rapportent presquecompletement aux principaux types que nous avons fait connaitre : quant ä quelques autres peu-ples oceaniens, nous aurons bientot occasion d’en parier en traitant de la race brune, et plus tarden etudiant la race noire. Enfinfaisons remarquer que nous parlerons ailleurs de la famille hotten-tote, issue du croisement d’Hommes de race jaune avec ceux de la race noire, que Lesson placait ala fin du type jaune sous le nom de ramcau mongol-afncain.

§ 3. — Type brun ou bistre, oü variete brune ou bistree.

Cette variete ou ce type, admis par Lesson comme division principale de l’espece humaine, doitetre considere comme ayant ete contemporain pour la civilisation des types blanc et jaune.

Dans ce type on peut indiquer comme caracteres principaux : une peau ayant un derme ä pig-mentum variant depuis le brun clair jusqu’au brun olivätre, et müme, dans des races croisees, jus-qu’au noir; des cheveux ordinairement plats et lisses, et parfois legerement frises ou ebouriffes,mais jamais franchement Iaineux; des traits intermediaires ä ceux des races blanche et jaune, etc.

La variete brune n’est pas admise par tous les auteurs, et la plupart d’entre eux la confondentdans les races jaunes et mente dans les races noires. Pour Bory de Saint-Yincent, eile appartient äson espece neptunienne, et ses principales peuplades entrent dans la race neptunienne occidentaleou oceanique, et dans la race neptunienne intermediaire ou papotte. Elle renferme des peuplesassezdifferents, leis que ceux constiluant les rameaux asiatique,hindou ou gitanos; africain, egyptien,abvssinien et cafre; oceanique, papoue et alfourous; australien negre; et americain californien.

Le rameau asiatiqüe sera donc la premiere division de ces races, et nous le subdiviserons en deuxgroupes secondaires.

La famille hindoue ou inbienne semble etre originale de l’espace qui separe la chaine de l’Hy-inalaya du lleuve Buram-Pouther et de I’Ocean ou Arwavecta. D’apres Bory, «les sources de l’Indus et du Gange, le long de la haute chaine de l’Hymalaya , sorlent des lieux oü fut le berceau desHindous, qui, descendus le long de leurs fleuves, peuplerent de proche en proche toute la presqu’ileoccidentale de l’Inde , oü l’on voit neanmoins diverses Varietes d’Hommes assez remarquables, etqui proviennent du melange de Maures et autres Arabes, de Tartares, Scythes et de Malais. Ils pe-netrerent ä Ceylan, dans les Lacdives et dans les Maldives oü l’espece neptunienne les avait peut-etredevances. Us descendirent aussi vers TOccident en suivant l’Helmend, et le long des cötes jusqu’al'extremite du golfe Persique : car les habitants de l’Olmus et des petites iles de cette nter interieuresont encore evidemment des Ilindous; mais, du cöle de l’Est, tout en penetrant dans la Polynesie jusqu’aux Moluques, et particulierement ä Timor , peut-etre meme sur quelques points de l’Ocea-nique, ils paraissent n’avoir pas franchi les montagnes de Mogs qui separent le Bengale du paysd’Aracan. » Cependant nous devons ajouter qu’ils peuplerent en partie l’Australie , que quelques-uns de leurs types croises ä d’autres races se retrouvent en Afrique et en Amerique , e.t que diversesde leurs hordes ont profondement penetre en Europe .

Les Hindous ou Indiens proprement dits, qui tirent leur nom du fleuve Indus ou plutöt Sindhus,denomination quichez les Persans signifie noir, portentdans leur patrie le nom d Aryx, ou, en letraduisant en francais , hommes respectables. Ces peuples sont de grandeur moyenne, car ils attei-gnent rarement plus de l m ,40 (5 pieds 2 pouc'es); leur taille est svelte, bien prise, le visage ova-laire; le front eleve; les pommettes deprimees. Ils ont les traits du visage plus en iapport avec la