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RISTOIRE NATURELLE.
Romaitchel , c’est-ä-dire fils de la femme, dont nous avons dejä parle ailleurs, parce qu’on lesränge souvent dans un autre type humain, constituent ces liordes erratiques, voyageuses, qui ontpenetre dans la plupart des Etats de l’Europe, et qui se sont fixees dans une partie de l'Allemagne .Ces peuplades, pense-t-on, sont originaires du Guzarate et furent chassees en d399 par Tamerlan ,et depuis lors elles s’infiltrerent de proche en proehe d’abord en Turquie, puis en Europe , et ontpenetre en France vers la fin du quatorzieme siede; elles ont conserve, chez toutes les nations oüelles ont passe, sinon dans celles oü elles se sont fixees, leurs moeurs et leurs croyances origi-naires, pratiquant un feticliisme grassier, sans moralite, vivant en promiscuite, adonnes älama-raude et au vol; elles semblent impropres ä se civiliser, et se soustraient le plus possible ä l’actiondeslois. Le metier presque exclusif que les Bohemiens exploilent consiste dans les jongleries : ilstirent la bonne aventure, dansent dans les carrefours, se jouent de la credulite publique, et viventau jour le jour. Chez eux la taille est moyenne, bien prise, les formes gracieuses et arrondies; leurteint est basane; leurs traits sont reguliere; leur nez aquilin; leurs yeux sont grands; les cbeveuxlongs, noirs et tres-soyeux; les jeunes Alles sont remarquablement bien faites, mais elles sont fle-tries de bonne heure. Leur langue tient par ses racines ä l’bindoustany.
La deuxieme grande division de la race bruneou bistree est, pour Lesson, le bamead africain,qui comprendrait les familles egyptienne , abyssinienne et cafre.
La fAmille egyptienne, dont nous avons cru devoir parier dans un autre passage de ce rcsume,comprendrait une partie des Egyptiens . En effet, chez ces peuples, avec un melange de sang cauca-sique, on distingue trois types: les Cophtcs, ä peau d’un jaune de miel, descendants desBerberes;des Egyptiens noirs, issus d’Ethiopiens, et d’autres, a peau brunätre, qui seraient d’origine hin-doue : d’apres Blumenbacb ce dernier fait semble ä peu pres certain, et il deduit cela de leurnez long et etroit, de leurs paupieres minces et allöngees, ä ouverture oblique, de leurs oreillesbaut placees, de leur trone mince et de leurs longues jambes. D’apres Lesson mßme, les Papousactuejs de la Nouvelle-Guinee sont evidemment des descendants de ces ancions Egyptiens , dont lesTroglodytes ne seraient qu’une tribu : ils auraient conserve de leurs peres, entre autres ehoses, l’o-reille en bois avec sphinx et l’usage des bracelets d’une seule piece, passes au bras, et en toutsem-blables ä ceux qu’on trouve dans les coffres des momies.
La seconde famille est 1’ abyssinienne, qui est plus distincte que la precedente. Les peuples for-mant cette division habitent l’Afrique septentrionale, et, d’apres leur aspect general et leurs tradi-tions, paraissent descendre du type brun, tout en etant intermediaires aux races ncgres proprementdites et arabes qui se sont, par leur voisinage meme, nielanges avec eux. Le caractere principal etde premiere valeur de cette famille, est d’offrir des Hommes ä peau brunätre assez claire et ä che-veux longs, noirs, frises, mais non laineux.
Les Nubiens, Nubcis ou Barabras, qui se trouvent surtout repandus dans la vallee du Nil , ontune peau d’un noir rougeätre ou aeajou fonce; ils sont sedentaires, et des lors cultivateurs: ce äquoi la fertilite du sol de leur patrie a dü les engager de bonne heure. Ces Nubas, les Kinous et lesDongolahs, places au midi du Sennaar, ont, d’apres Rueppell, le visage ovalaire allonge; le nezaquilin, un peu arrondi au bout, mais cependant d’une assez belle forme; leur bouche n’est pastres-grande, avec des levres grosses, sans etre proeminentes; leur peau est d’une couleur de bronze;leurs cheveux enfin sont tres-frises, jamais crepus. L’idiome est une langue particuliere ou Nuba.Les croyances religieuses sont peu connues, et se rapprochent chez quelques hordes des pratiquesmahomelanes. Les moeurs sont assez douees.
Les naturels du Darfour, dans le royaume de For, ä l’ouest du Sennaar et au sud du Soudan africain , sont presque noirs ou meme noirs, mais leurs traits fins et delicats rappellent ceux desEgyptiens , qui en different neanmoins assez notablement par leur peau de riuance moins foncee;leurs femmes sont, dit-on, tres-bellos et tres-celebres dans les harems des Orientaux.
Les peuplades voisines, comme les Habitants de Sonakia et de Samhar, les Chohous et les Ha-huls, etc., offrent une physionomie assez voisinc de celle des peuples que nous venons d’indiquer,