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HISTOIRE NATURELLE.
des bötes feroces. Tous les voyageurs s’accordent ä dire qu’avant d’etre corrompus par lenrs Com-munications avec les Europeens , qui les ont rendus querelleurs et cruels, les Cafres etaient unpeuple hospilalier, bon et affable, qui accueillait amicalement les malheureux jetes par le naufragesur les cötes de leur pays, et leur donnaient des guides pour les conduire ä plusieurs centaines demilles aux comptoirs des Blancs... 11s croient ä une intelligence supreme et indivisible : ils ne l’a-dorent pas, ne la representent point par des figures et ne la placent pas dans les corps celestes; ilsont des devins qui president ä des sortes deceremonies.»L’islamisme altere a ete adopte par quelquespeuplades; mais le christianisme n’a pu y penetrer. Leurs demeures ont eu general une forme cir-culaire, et eiles sont parfois reunies en villages assez grands. Les Cafres sont polygames, et le nombrede leurs femmes indique leur ricbesse, car ils doivent acheterces dernieres, qui sont chargees dela confection des maisons et de la garde de leurs troupeaux. Les enfants sont nombreux et recoiventune espece d’education.
Les Cafres du Cap, qui se subdivisent en plusieurs peuplades, telles que celles des Betjouanas,des Conssas, les Marontxes, les Makinis, les Amakoses, etc., sont les plus beaux hommes de cettefamille : ils ont la taille bien prise, elevee; la tete globuleuse, ä front haut; le nez arque et saillant;les denls implantees verticalement dans les alveoles; les levres mediocrement epaisses; une cheve-lure tres-fournie, noire; une coloration de peau d’un brun fonce (Voy. pl. VII, fig. 1, etpl. VIII,fig. 1); ceux de l’interieur sont feroces, belliqueux, et ont un grossier fetichisme; mais ceux voi-sins des colonies europeennes sont un peu plus civilises.
Les Noirs ou Cafres de la cöte de Mozambique, ou les Macouas (pl. VIII, fig. 2), et ceux de Zan-guebar, ou les Sowanli, comptent des Hommes remarquables par la regularite et la beaute de leursformes en general, et surtout de celle de leur tete, qui semble ne pas differer de celle des Circas-siens; leurs cheveux, en outre, sont assez longs, non laineux et lisses en nattes.
Enfin les Cafres qui habitent l’extremite meridionale de Madagascarsont tres-distincts des Negresproprement dits, intelligents, et aiment ä se livrer au negoce.
Le ramead oceaniex de la race brune de Lesson correspond aux Melanesiens ou Negro-Oceaniensdes ethnographes. 11 renferme de nombreuses peuplades n’ayant pas entre eiles de tres-grands rap-ports, et que Tisolement sur les grandes iles de l’ocean Pacifique, a maintenues dans une profondebarbarie, dont la civilisation europeenne, asiatique et americaine n’a pu les faire sortir. Elles sem-blent encoreavoir pour origine la race bistree, mais plus ou moins alteree par le sang de races d'au-tres types. Les familles que nous admettrons dans ce rameau sont cellesdes Papous et Alfourous.
La famille des Papous, Papouas ou Negres-Malais, parait etre une Variete hybride des Alfourouset des Malais, et habite seulement les rivages des grandes iles de la Malaisie , ä l’orient de celles dela Sonde, et surtout la partie septentrionale de la Nouvelle-Guinee , aussi appelee Papousie ou terredes Papous, Waigion, Sallwaty, Soulou, Gilolo , ete.
Les Papous, qui constituent la race neptunienne inlermediaire de Bory, ont en general une taillepetite et assez bien prise, quoique beaucoup d’entre eux soient faibles, ä membres greles, et äventre proeminent. Leur peau est d’un bistre clair, et comme formant une teinte intermediaire äcelles des races qui les ont produits; leurs cheveux, presentant le meme caractere, sont tres-noirs,ni lisses, ni crepus, mais laineux, assez lins, irisant beaucoup naturellement, ou parce qu’ilssont continuellement frises: ce qui donne ä la tete un volume enorme en apparence quand cescheveux ne sont pas releves et fixes en arriere. Leur barbe est peu fournie et noire ä la moustache.Leur physionomie n’est pas desagreable, et leurs traits sont meme assez fins et delicats; leur nez estbien fait; la bouche est petite, ä levres n’ayant pas beaucoup d’epaisseur; leurs poirtmettes sontlarges, peu saillantes; la prunelle de leurs yeux est noire. Enfin leur crane est deprime en avantet elargi sur les parietaux. Ils sont soumis ä des radjahs ou chefs de province malaise; professentgrossierement le mahometisme, bien qu’ils soient restes enclins au fetichisme et qu’ils construisentdes especes d’edifices pour des idoles particulieres. Leurs cabanes sont bäties en general sur des pieuxplaces dans des cours d’eau pour les habitants des cötes, et perchees au sommet de hauts poteauxfiches en terre pour ceux de l’interieur. Leur caractere est cauteleux, irresolu, perfide, quoiqu’ils