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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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ANTHROPOLOGIE. — TYPE BRUN. 285

soient cependant assez timides. Ils vivent presque exclusivement du produit de leur peche; mais ilsse procurent aussi des aliments et des objets necessaires ä la vie en faisant le commerce des esclaveset aussi celui du sagou, qu’ils savent preparer, et des oiseaux de paradis qu’ils echangent avec lesEuropeens, principalement contre des piastres, dont ils savent se faire des bracelets. Du reste, ilssont excessivement sauvages, connaissent ä peine l’usage du feu, et vivent dans une.defiance mu-tuelle et permanente, ne marchant qu’arme's de leur arc avec deux ou trois carquois bien munis defleches. Les femmes sont soigneusemenl cacbees aux etrangers, et, lors d’un debarquement d’Eu-ropeens, eiles se refugient avec les enfants dans des cases, loin des cotes. Leur nom de Papous in-dique leur couleur noire par Opposition ä celle des Boughis et des habitants cuivres des iles ma-laises. A la Nouvelle-Guinee , ils ont rejete dans l’interieur des terres les Harfours, qui, quoiquebelliqueux et les aysnl plusieurs fois vaincus, leur payent, ä ce qu’il parait, un certain tribu.La langue des Papous n’est guere qu’un idiome parle depuis Waigiou jusqu’ä Dorei , le village.principal de la Nouvelle-Guinee , idiome qui differe autant du roalais que des dialectes des habitantsdu centre des iles; cette langue n’a rien de desagreable ni de dur dans la prononciation: eile neproduit pas de ces cris discordauts et rauques qui caraeterisent les tribus sauvages, et meme dans labouche des femmes eile semble douce et harmonieuse. Nous representons (pl. XXXI, fig. I) un ha-bitant du havre Borey, et (pl, XXIV, fig. I) nous donnons le portrait de Monbai, Tun des chefs dela Nouvelle-Guinee .

La famili.e des Alfourous, Harfodrs ou Arfackis, com me ils s’appellent a la Nouvelle-Guinee ,comprend les premiers et les plus anciens .habitants de toutes les iles de la Malaisie . Ces peuples,d’origine brune, ont ete chasses par les Malais des rivages de la Nouvelle-Guinee et des Moluques ,ou se sont allies ä leurs vainqueurs, et, dans les iles les plus avancees de TOceanie, ils se. sontcroises avec les insulaires de race jaune, d’oü il doit resulter d’assez grandes differences entre lesdiverses populations que l’on etudie. De lä aussi resultent les tableaux differents que nous en ontpresentes les navigateurs, qui sont loin d’etre completement fixes ä l’egard de ces sauvages.

Ces Alfourous ou Melanesiens, comme les nomme Dumont d’Urville , sont repandus dans unvaste espace dans l’Oceanie, ou plus specialement dans la partie qui porte la denomination de Me-lanesie. On les trouve, ainsi que nous l’avons dit, dans l’interieur des Moluques et de la Nouvelle-Guinee, et ils peuplent les iles de la Nouvelle-Bretagne , de la Nouvelle-lrlande, de Bouka, deBougainville, de la Louisiade, de TAmiraute, de Salomon, de Santa-Crux, de Saint-Esprit, de laNouvelle-Calddonie, Fidji , de Logalty, de Vanikoro, de Yiti et de plusieurs autres iles encore; on enrencontre encore en petit nombre sur quelques points de Formose, des Philippines, de la Cochin-chine, de la presqu’ile de Malaca, de Borneo, des Celebes, de Timor , etc.

Toutes ces peuplades, qui ont entre eiles une certaine ressemblance, sont mal connues. Lesson,qui a ete ä mdme de les eludier sur les lieux, en presente le portrait abrege qui suit: « Leur craneest long, etroit, voute; la face est verticale et nullement proclive; leur taille est mediocre, bienprise, parfois elevee, et ä membres robustes, les inferieurs excepte's, qui sont un peu greles; leurcoloration est brun-bistre; leur chevelure est fine, noire, epaisse et tres-flexueuse, car eile tombeen meches tres-bouchonnees; le visage est ovalaire; le nez petit et deprime, ä narines transversales;le menton est petit et bien fait; les pommettes sont mediocres; le front est eleve; la barbe est rare.Ces insulaires noiratres repoussent generalement toutes Communications avec les Blancs; ils pro-fessent un grossier fetichisme et vivent miserablement en guerre les uns avec les autres; leursbuttes sont recouvertes de cbaumes, leurs villages places dans les gorges interieures ou dansdes lieux proteges par des accidents de terrains; ils emploient l’arc et les fleches, construisentdes pirogues sans balancier, et sont d’habiles pecheurs; ils aiment se couvrir la chevelure et lecorps de poussiere d’ocre, et se passer des bätonnets dans la cloison du nez et dans les lobes desoreilles. »

En partie contradictoirement ä ce que nous avons dit d’apres Lesson, on rapporte que ces Mela-nesiens ont la peau plus noire encore que celle des Ethiopiens; que l’angle facial nest pas aussiaigu que celui des Negres; que leurs cheveux sont courts, laineux; que l’arcade sourciliere et lespommettes sont extrSmement saillantes; que l’oeil est petit, fendu en long; que le nez est tres-epate;que la bouche est grande, non saillante, ä levres öpaissies et fortement colorees d incarnatj quele