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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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I-IISTOIRE NATURELLE.

travaux, principalement de ceux d’Al. de Humboldt, et nous prendrons'surtout pour guide dansl’indication.des races que nous allons donner un eourt resume presente par Lesson, et, en ce quiregarde les races meridionales, l’ouvrage d’Alcide d’Orbigny intitule YHomme americain.

Nous distinguerons d’abord dans le type entier deux grandes divisions : une septentrionale etune meridionale; mais nous ne cbercherons ä faire connaitre que les peuples americains primilifsau pays, laissant de cote les nombreuses peuplades civilisees qui, aujourd’hui, forment de richesrepubliques, des nations independantes ou des dependances des royautes europeennes, et qui ren-ferment des habitants dans lesquels se trouvent meles du sang americain avec du sang espagnol ,portugais, anglais, hollandais, francais , negre, malais, etc.

La division sEDTENTBioNAiE renferme les rameaux ou tribus variees et nombreuses qui, du Canada ä la Louisiane et des Alleghanys aux montagnes Rocheuses, sont repandues dans les contrees voi-sines des lacs, du Mississipi et de ses affluents, et qui, quoique parlant plusieurs langues et diffe-rant sous divers rapports, n’en presentent pas moins un certain air de möme famille. Leur tailleest souple, haute et robuste; la tete est legerement pyramidale: l’occipital est aplati au-dessous deIa saillie de cet os et renfle sur les cotes : l’arcade zygomatique est un peu ecarte'e lateralement,comme cbez les Mongols; les fosses nasales sont grandes; Tarcade maxillaire superieure est avancee,quoique les incisives ne soient passensiblement proclives: la mächoire inferieure est assez forte; lcfront est deprime; le nez, plus ou moins arque, aquilin, est grand, saillant; les yeux ne sont pasgrands, semblent plus longuement que largement ouverts, et sont horizontaux; leur teint est gene-ralement cuivre, variant entre le rouge tuile et l’olivätre, et pouvant meme blanchir beaucoupcbez les babitants des montagnes; les cheveux sont plats, noirs, quelquefois chatoyants, tres-longs,lisses: ces cheveux peuvent devenir chätains, ou meme d’un blond jaunätre cbez des montagnards,et, d’apres M. Calelin, chez les Mandans , beaucoup d’individus des deux sexes et de tous les ägesont des cheveux roides, grossiers et d’un gris argente; la barbe est peu fournie, etc.

Ces peuples, qui sont le plus generalement indiques sous les noms d’Indiens et de Peaux-Rouges,aiment ä se barioler le corps de vives couleurs et portent des decorations de plumes ou les ornementsles plus bizarres. 11s ont dompte le Cheval, qui a ete impprte dans le continent americain par lesEuropeens et y est redevenu sauvage, et savent s’en servir dans leurs courses vagabondes et dansleurs chasses. Leur caractere est fier, independant, et leurs hordes ont prefere Stre cbasseesde leurpatrie primitive par les Anglo-Americains, etre parfois meme exterminees, plutot que de se me-langer avec eux et qu’en adopter les moeurs. Aussi leur etat permanent d’hostilite entre eux etcontre les etrangers les ren.d-il feroces, et les chevelures enlevees aux tetes scalpees de leurs en-nemis sont des trophees recherches des guerriers: et aussi leur genre de vie reduit-il chaque annecleur nombre par la maladie, par Tintemperance, par des guerres acbarnees, etc. Tout, coinme lcfait remarquerM. Hollard, semble indiquer chez eux, d’accord avec leurs traditions et les nom-breux tombeaux trouves dans ces contrees, la decadence et comme le Souvenir d’une anciennoprosperite et d'une puissance qui s’irrite contre la defaite. Leurs demeures sont grossierement con-struites, facijes ä etablir: ce qui devait etre pour des peuplades essentiellement nomades. Lesfemmes y sont traitees comme des esclaves par les maris, etpresque tous les soins de la vie leursont confies; car les hommes ne se livrent guere qu’ä la guerre et ä la cliasse, qui leur fournit laplupart de leurs aliments, leurs vetements peu compliques et des objets d’echanges avec les Ameri-cains civilises. Ils obeissent ä des chefs qui portent differents noms, professent une grossiere religion,et n’ont que tres-exeeptionnellement adopte le catholicisme (Voy. pl. XXXYII, fig. 1).

Ces Peaux-Rouges se subdivisent eux-memes en deux grandes tribus qu’ils nomment tribu dularge ou des plaines , presentant des formes arrondies, et tribu des feuilles et des forets, ä formesrobustes et musculeuses, ä teintes d’un rouge cuivre, et comprenant surtout les Indiens peaux-rouges des voyageurs et des romanciers, principalement de Walter Scott . Les naturalistes ont par-tage ces peuples en plusieurs familles ou rameaux, dont nous allons enumerer les plus caracterisees;mais nous devons dire que ces divisions sont loin d’etre jusqu’ici rigoureusement determinees.

La famille des Cherokoes, Creeks ou Seminoles, plus connus sous les denominations de Natcheset de Chactas, rendues celebres par les immortels ecrits de Chateaubriand, peuple la Floride , et aseule embrasse le christianisme, sous l’influence duquel eile est entree dans une voie de progres